Tarzan et tarzanides dans les pulps

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Gradatio
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Re: Tarzan et tarzanides dans les pulps

Message par Gradatio »

Les héros préhistoriques partie 16 : Toka (introduction)


Une approche légèrement différente par rapport à d’habitude mais vous comprendrez pourquoi au fur et à mesure.

Nous avons vu à travers son portrait que Ray Palmer était un grand amateur d’Edgar Rice Burroughs. La multiplication de récits d’hommes des cavernes et autres récits SF ont parsemés les deux revues de Ziff-Davies durant une décennie. On raconte qu’il avait tendance à remanier de nombreux textes mais considérant surement que l’on n’est jamais mieux servi que par soi-même, il a réalisé ses propres histoires souvent sous pseudo. C’est le cas du personnage que nous allons aborder à partir d’aujourd’hui pour quelques temps. Toka a été réalisé sous le nom de J. W. Pelkie. Pour pousser encore plus loin la mystification, Palmer édita même au sein de la revue une biographie du personnage avec photo à l’appui comme on peut le constater ci-dessous. Un beau gosse dont l’inspiration venait de sa mère.
toka2.jpg
Alors qu’en est-il de ce héros créé par le rédacteur en chef de Ziff-Davis ? Pour tout vous dire, j’ai entamé la lecture de la première histoire en août l’année dernière pendant mes vacances. On ne peut pas dire que c’est un super souvenir et si le livre n’avait pas été mon dernier support physique de lecture à disposition, j’aurai rapidement lâché l’affaire. Je n’arrivai pas à entrer dedans et surtout je ne comprenais rien à l’histoire (ou j’avais peur de bien comprendre). J’ai finalement usé de patience pour parvenir à déjà en premier comprendre la trame et ensuite pour arriver à finir le livre. Cette histoire est peut-être le pire récit qu’il m’ait été donné de lire. Je vous en parlerai en détail quand nous l’aborderons. Disons qu’en gros, ce récit aurait été idéal pour une aventure des Pierrafeu pour adulte. Ce qui est incroyable est que Palmer va réussir à en écrire trois autres.

Le deuxième que j’ai attaqué à mon retour de vacances a été très vite mis de côté de nombreux mois. Le récit partait dans la même direction. C’est l’envie d’alimenter le topic qui m’a fait revenir dessus. Le dernier tiers de cette histoire tient un peu plus la route.

Le troisième est le meilleur. Une vraie histoire de tarzanide qui lorgne fortement vers Tarzan dans la cité d’Opar.

Le quatrième, j’ai faillit le louper (pas grave en soi mais j’aime être complet). D’une part parce le nom Toka n’apparait pas sur le titre, beaucoup de sites de pulps ne le compte pas dans la chronologie et d’autre part, cette histoire aux accents très fantastique n’a pas été publiée chez Ziff-Davis mais chez Fiction House dans la revue Planet Stories. Pourquoi Palmer a vendu son récit à la concurrence ? On sait qu’à l’époque (1948), il avait déjà envisagé de quitter son employeur pour se mettre à son compte.

Je vais donc vous présenter les récits un à un avec la bio de l’auteur de la couverture du magazine dans lequel ils ont été publiés et celle des illustrateurs (qui peut être le même) quand j’aurais des renseignements sur eux.

Je vous donne rendez-vous dans la semaine pour le premier récit vraiment indigeste (vous êtes prévenus)...
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Gradatio
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Re: Tarzan et tarzanides dans les pulps

Message par Gradatio »

Les héros préhistoriques partie 17 : Toka (récit 1)


Pour ce premier récit de Toka, je vais faire vite. La couverture de la revue est signée John Allen St. John que je vous déjà présenté et les illustrations intérieures sont d'un certain Seward. Autant dire qu'avec si peu de renseignements, je n'ai rien trouvé de valable.

Pour le résumé aussi, je n'ai pas mis tout les détails de ce récit qui fut un calvaire à la lecture comme à l'écriture. Il s'agit bien sur là de mes gouts. je vous laisse seul juge après ce qui suit.


Toka King of the Dinosaurs

Une tribu d’hommes des cavernes vit le long d’une falaise qui a été baptisé Sandcliff (écrit sur la falaise en grandes lettres) .Composé de 25 niveaux appelés terrasses bordées de balustrades par lesquelles on passe de l’une à l’autre par ascenseur mécanique. On trouve sur ces terrasses des appartements, des bureaux et pleins d‘autres pièces utilitaires. A l’intérieur de ceux-ci, des passages secrets, des coffres forts qui s’ouvre à partir de manipulation de pierres. La classe sociale des habitants dépend de l’étage à laquelle ils habitent (le niveau 25 étant réservé à l’élite). Le niveau 1 s’élève assez haut pour éviter que les voisins de la tribu, des dinosaures qui vivent en communauté ne puissent s’y hisser. Le trésor du clan est une baie qu’ils doivent cueillir tout en évitant leurs dangereux voisins dans la vallée. Cette dernière, une fois mangée, décuple la force de celui qui l’a ingurgitée et restaure les blessures. Le chef de la tribu, Tokay a été renversé et assassiné par un coup d’état orchestré par la brute Kola. Tyrannique à souhait qui mène la vie difficile à ses propres lieutenants qu’il frappe régulièrement. Une résistance orchestrée par Toka, le fils du défunt chef prend alors forme mais il leur faut rester discret car Kola a la main mise sur le stock de baies.

Bon déjà là, c’est bien tiré par les cheveux. La technologie est d’un côté très avancée mais d’un autre, ils ne connaissent pas l’usage de l’arc puisque la plupart des combats se feront au couteau ou à la hache. Voici un survol de cette histoire.

L’histoire débute quand Toka, son meilleur ami Rok et quelques rebelles récoltent des baies pour leur compte. Un dinosaure (pas de race ici, ils sont simplement appelés grands serpents) surgit. C’est la débandade. Toka et Rok monopolisent l’attention de l’animal pendant que les autres prennent la fuite. L’affrontement se termine par la victoire de Toka qui tue l’animal, créant ainsi une première dans l’histoire de son clan. Un second dino apparait et Toka, cette fois-ci ne peut empêcher la capture de Rok qui est emmené. Le retour de Toka à Sandcliff crée des remous à cause de la mort d’un dinosaure. Ces derniers vont surement vouloir se venger. Il faut dire que leur passe-temps favori est de jouer au base-ball en utilisant les humains comme balle.

Toujours là ? Parce qu’après cette introduction, j’ai eu envie de mettre mon livre à la poubelle. La suite va être aussi ubuesque. Rok sert donc de balle dans une partie entre les dino dont leur queue sert de batte. Il est envoyé hors des limites du terrain et déclaré faute par l’arbitre. Ça m’a achevé.

La suite de ce ragout est une série de conversations et de passages à tabac entre Kola qui martyrise son second un certain Kagi qui lui-même tabasse la sœur de Rok, bien aimée de Toka appelé Roya. Kola a une sœur, Rissa qui lorgne, elle sur Toka. Le frère et la sœur venant du niveau 1 à la base, on comprend leur motivation du pouvoir. Les dinosaures finissent par se masser au bas de la falaise et commence à construire un échafaudage afin d’accéder à la première terrasse. Kola envisage une loterie pour offrir un sacrifice aux dinos en truquant le jeu pour que Toka soit désigné. Ce sont des incessants va et vient entre les étages. Toka disparait même de l’histoire un long moment planqué dans un passage secret. Kola est sans conteste la vedette de ce récit. Il donne des ordres, fout des beignes à la pelle. C’est pénible et répétitif. Un orage finit par éclater qui met les dinos en déroute, permet à Toka de sortir enfin de sa planque et de réunir sa faction de rebelles pour un assaut final où Kola tuera sa propre sœur en la projetant hors de la balustrade du 25ème et finira par être tué par Toka qui récupère la jolie Roya au passage. Miracle, le père de Toka refait surface en même temps que Rok qui s’en est sorti. Le vieux chef et le grand-père de Roya jouent alors d’un instrument qui calme les reptiles qui avait commencé à escalader Sandcliff et les renvoie chez eux.

fantastic_adventures_194510.jpg
Fantastic Adventures d'octobre 1945
toka3.jpg
toka4.jpg
toka5.jpg
toka6.jpg
toka7.jpg
Les illustrations qui permettent de visualiser le récit.


Ouf ! j'en ai terminé avec celui-ci que je ne suis pas près de relire. Le second récit que nous verrons dans quelques jours souffle le chaud et le froid. Je verrai si je le présente en une ou deux fois car là, pour le coup, j'ai les informations sur l'illustrateur.
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reedff
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Re: Tarzan et tarzanides dans les pulps

Message par reedff »

Quelle patience et quel courage pour lire ce livre,je ne pourrais pas tenir plus d'un chapitre.Tes résumés resteront pour les générations futures.
Giovannangeli
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Re: Tarzan et tarzanides dans les pulps

Message par Giovannangeli »

Je suppose que les Pierrafeu sont inspirés de ce récit "Toka roi des dinosaures" .

Malgré tout les héros d'Hannah Barbera sont plus réalistes et plus crédibles que l'histoire irrationnelle de Toka et de son HLM sociétal et ses joueurs (Les Dinosaures yankees) de base - ball . :zzzz:
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Re: Tarzan et tarzanides dans les pulps

Message par Tovenaar »

Ce serait plutôt Alley Oop la source d'inspiration...
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Gradatio
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Re: Tarzan et tarzanides dans les pulps

Message par Gradatio »

Alley oop est bien anterieur à Toka (1932) et c'est bien dans la veine des Pierrafeu.

Je ne sais pas ce qui est passé par la tête de Palmer pour pondre une énormité comme ça. Ce qui est étonnant, c'est que le deuxième récit démarre de la même façon avant de se transformer vers la fin en quelque chose de potable. Au moins, le coup des dinosaures joueurs de base-ball va disparaitre. Les bestioles vont simplement devenir des montures pour les habitants de Sandcliff.
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Re: Tarzan et tarzanides dans les pulps

Message par Tovenaar »

Gradatio a écrit : mer. 25 janv. 2023, 16:58 Image
Fantastic Adventures d'octobre 1945
A comparer avec Alley Oop de V. T. Hamlin :

AlleyOop.jpg
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Gradatio
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Re: Tarzan et tarzanides dans les pulps

Message par Gradatio »

Les héros préhistoriques partie 18 : Toka (récit 2)


Finalement, ce sera en une seule fois que je vous présente ce deuxième récit de Toka qui bien que supérieur dans sa dernière partie au premier (il n’a pas de mal) n’en reste pas moins bien moyen dans son ensemble. La trame est à peu de chose près identique et les situations calquées sur le précédent.

Au niveau illustrateurs, je ne pourrai pas vous parler de l’auteur de la couverture malgré la présence d’un nom : Charles Parke. La seule info que j’ai trouvée avec ce nom qui revient sur quelques couvertures de l’éditeur en 1946 est un peintre (1904-1994). Pour avoir vu ses peintures sur un site de ventes, je ne suis pas certain que ce soit le même.

L’illustrateur intérieur par contre attirera l’attention des puristes de Tarzan. William Juhre est connu pour avoir officié sur les bandes quotidiennes de l’homme-singe entre 1936 et 1938 assurant l’intérim de Rex Maxon. J’ai lu il y a quelques années que Maxon avait claqué la porte du syndicate pour une histoire de gros sous rappelant en cela Burne Hogarh qui le fera quelques années plus tard sur la planche du dimanche pour revenir 18 mois après. Les deux situations quasi-identiques me semblaient assez étranges. Autant je pouvais comprendre que l’on aille rechercher Hogarth, il me semblait curieux que Maxon effectue son retour avec une augmentation. Finalement, la raison semble être tout autre si l’on en croit (et il n’y a pas trop de raison d’en douter) le site officiel de Burroughs sur lequel j’ai glané les renseignements qui suivent. Une bio qui se concentre exclusivement sur le temps passé sur Tarzan.
juhre.jpg
Lors d'une rencontre avec Monte Bourjaily dans les bureaux de l'UFS en février 1936, Joe Neebe exprima son mécontentement face à la bande de Tarzan de Rex Maxon. Il a recommandé l'embauche d'un artiste qui travaillait à Palenske-Young où Hal Foster pourrait superviser son travail. L'UFS a apparemment été surpris par cette recommandation. Bourjaily a admis qu'il ne s'était jamais personnellement soucié du travail de Maxon, mais a déclaré: "Je me rends pleinement compte qu'il a évidemment été parfaitement satisfaisant pour les journaux et le public de ce type de lecture, que mon opinion personnelle compte pour peu. Après avoir passé en revue les artistes disponibles, Neebe a finalement choisi William Juhre . Le premier strip de Juhre devait être Tarzan et la déesse verte.

William Juhre est né le 2 février 1903 à Williamsburg, près de Milwaukee, Wisconsin. Son père est mort un an et demi plus tard. Juhre était obsédé par l'art et ses croquis et caricatures l'ont rendu très populaire tout au long de ses années scolaires. L'Amérique est entrée dans la Grande Guerre quand il avait 14 ans, lui et un copain se sont enfuis pour rejoindre l'armée. Bill a vu l'action avec Pershing's Regulars en France, mais au moment de son 15e anniversaire, il a été hospitalisé à la suite d'une attaque au chlore gazeux. Pendant son séjour à l'hôpital, il a contracté une pneumonie et a passé de nombreuses heures à dessiner des croquis du personnel médical.

Après l'armistice, il a été démis de ses fonctions le jour de son 16e anniversaire. Après une longue crise de tuberculose, le gouvernement l'a envoyé à l'école des beaux-arts dans le cadre d'un programme de réhabilitation. Il a suivi sa première formation artistique à Milwaukee, mais a rapidement déménagé à Chicago où il s'est inscrit à la Audubon Tyler School, suivi de trois ans au Chicago Art Institute.

Un cours de trois mois sur l'art du journal sous la direction de Dominic Lavin à l'American Academy of Art de Chicago s'est avéré inestimable. Lavin avait illustré The Oakdale Affair ("The Blue Book" - mars 1918) d'ERB et avait dessiné une caricature d'Ed pour le livre du White Paper Club of Chicago Program de 1919 à l'occasion du déménagement de la famille Burroughs en Californie.

Juhre a ensuite travaillé pour le Milwaukee Journal pendant six ans en tant qu'artiste du personnel. Pendant ce temps, il a enseigné des cours d'art au lycée et a même investi dans un avion. Malheureusement, son avion s'est écrasé, entraînant des blessures au visage et des cicatrices permanentes. Il était ravi de recevoir le travail de faire la bande dessinée quotidienne de Tarzan qui lui permettait de dessiner une action constante et des animaux sur fond de paysages exotiques. Cet emploi du temps lui a permis d'être indépendant et de donner des cours du soir à l'American Academy of Art. Il était également libre de poursuivre ses passe-temps de photographie, de radio amateur, de tir à l'arc et de pêche.

Au fur et à mesure que les bandes dessinées de Juhre progressaient, un certain nombre de grands journaux – Chicago Daily News, Detroit News, Los Angeles Times, et de plus en plus – ont abandonné la série ou l'ont reléguée à une position moindre sur leurs pages de bandes dessinées. En septembre 1937, Ed craignait qu'une grande partie de l'intérêt décroissant pour les bandes de Tarzan ne soit due à l'utilisation excessive par Juhre de «têtes parlantes» proéminentes plutôt qu'à l'action dans les panneaux. Dans une lettre à Carlin (le scénariste du strip), Ed a suggéré que les responsables de la bande pourraient bénéficier de regarder la première bande de Hal Foster : Tarzan des singes . Il a déclaré : "... J'ai écrit des instructions à l'intention de l'artiste pour accompagner les bandes dessinées quotidiennes que je prépare personnellement. Je cite un paragraphe qui est à propos :

"Quel que soit le texte, une bande échouera sans illustrations intéressantes bien dessinées. Chaque image doit illustrer sa légende. Une série de gros plans et de demi-gros plans est extrêmement ennuyeuse. N'utilisez les gros plans qu'occasionnellement et lorsqu'il n'y a pas d’action.

"Dans la continuité que j'écris, je viole sans aucun doute nombre de vos précédents établis; mais je crois que je donne suffisamment d'action et de suspense dans chaque bande pour justifier pleinement mon traitement du sujet, et j'essaie également de donner à l'artiste quelque chose à illustrer.

"Je fais ce travail moi-même parce que je reconnais l'importance pour nous deux de la bande quotidienne. Il ne suffit pas que la page du dimanche soit exceptionnelle, la bande quotidienne devrait l'être aussi."
Carlin a contacté Neebe et a relayé l'insatisfaction d'ERB - et la sienne - à l'égard du travail de Juhre. "Juhre n'est pas un Foster ni un Hogarth, mais il pourrait faire un bien meilleur travail que ce qu'il fait.

A l'issue de Tarzan Under Fire , William Juhre a été remplacé par Rex Maxon qui a été ramené pour dessiner la série Tarzan l'Intrépide .


Juhre a dessiné quatre aventures pendant son passage sur Tarzan dont trois ont été traduit en France à deux reprises. La première dans Hurrah ! puis la seconde dans la première série Récits Complets chez Del Duca.
Pour se rendre compte du dessin de Jurhe, je vous montre ici deux bandes de la seule histoire jamais traduite.
t012.gif
T0101224.gif
Nul doute que la case de gauche aurait disparue si il y avait eu une VF.

Toka and the Man Bats

Roya est kidnappée pendant l’absence de Toka. Ce dernier remarque que d’étranges hommes chauve-souris arpentent les environs de Sandcliffs. Il les suit à dos de dino jusqu’à leur antre et découvre les auteurs du rapt. Encore un frère et une sœur. Molak et Tanda. Ils ont été bannis avec leurs adeptes d’une cité où ils avaient essayés de prendre le pouvoir. La rencontre des hommes chauve-souris qu’ils ont facilement acquis à leur cause leur permet d’envisager de prendre le contrôle sur Sandcliff. Ici, il est aussi question de passages secret dans lesquels va déambuler Toka découvrant une maquette de Sandcliff avec tous les détails de la falaise. Pas de baies qui décuplent les forces et guérissent les blessures mais du lait d’hommes chauve-souris aux différentes vertus qui y ressemble étrangement. Molak va d’ailleurs se servir de cette substance pour essayer de séduire Roya dont il pense faire sa reine. Cette dernière ayant été défigurée et rendue aveugle lors de l’enlèvement mouvementée. Il utilise le lait pour lui rendre la vue et sa beauté première. Tanda quand à elle a jeté son dévolu sur Toka. Il y a un jeu de dupe croisé. Roya se proposant de d’aller à Sandcliff pour espionner alors qu’elle va donner l’alerte d’un côté et Toka qui persuade Tanda de monter une machination dans lequel le lieutenant de Molak a abusé sexuellement d’une femelle chauve-souris déclenchant ainsi la révolte de la communauté. Toka s’échappe à temps et rentre à Sandcliff pendant que Roya est de nouveau kidnappée par Molak qui a eu vent de sa trahison.

A ce moment-là, l’auteur va enfin accélérer l’action dans le dernier tiers du livre. Toka réunit ses guerriers et une armée à dos de dinosaures qui semblent désormais domestiques se met en marche. Molak , rentré au bercail parvient à mater la révolte qui a causé beaucoup de pertes (dont surement Tanda dont on n’aura plus de nouvelles) . Au moment où il s’apprête à violer Roya, il est averti de l’arrivée de l’armée adverse. Avec sa prisonnière ligotée à ses côté, il prend la tête de sa propre armée. Les soldats étant montés sur les hommes chauve-souris. La bataille qui s’ensuit est impossible à résumer tellement elle est violente et qu’il s’y passe trop de détails. En gros, on a les hommes de Toka gavés de baies contre ceux de Molak gavés de lait. La technique de Toka pour prendre le dessus consiste à faire organiser les dinosaures qui se mettent à effectuer des cercles qui soulèvent tellement de poussières que les adversaires sont aveuglés et qu’ils vont s’écraser au sol ou sur les reptiles. Toka tance régulièrement les hommes chauve-souris pour qu’ils changent de camp et c’est finalement ce qui se passe. Molak qui voit la partie perdue, se sauve avec sa monture restée fidèle en ayant toujours Roya en otage. Un homme chauve-souris propose à Toka de lui servir de monture et c’est une poursuite puis un combat acharné qui clôture l’histoire. Les deux créatures finissent décapités et le combat se poursuit au sol. On prend des baies d’un côté, du lait de l’autre et ça bastonne jusqu’à ce que Molak prenne le dessus mais au moment où il va porter le coup de grâce (après avoir notamment poignardé Roya en représailles) , l’homme chauve –souris décapité mais toujours en vie utilise ses dernières ressources pour étrangler la brute. Toka et Roya à bout de forces et de baies sont à la limite de la mort quand ils entendent le bruit de dinosaures. L’armée a retrouvé leurs traces et vont pouvoir les soigner à base de baies et les ramener à Sandcliff.

Un final assez gore et l’obsession de l’auteur de brutalités et viols (ou tentatives) à tout va gâchent vraiment la lecture.
fantastic_adventures_194602.jpg
Fantastic Adventure de février 1946
toka9.jpg
toka10.jpg
toka11.jpg
Les illustrations intérieures.

Le prochain récit sera proposé en deux fois. Un première partie pour l'illustrateur qui signe aussi la couverture et la seconde pour le résumé de l'histoire complet. Enfin Palmer allait pondre un récit qui tient la route dans la catégorie qui nous interresse.
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