Tarzan et tarzanides dans les pulps

Le roman populaire sous toutes ses formes : Science-Fiction, Fantastique, Heroïc Fantasy, Horreur, Polars, Livres dont vous êtes le héros, Bibliothèque Rose & Verte, etc.
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Gradatio
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Re: Tarzan et tarzanides dans les pulps

Message par Gradatio »

Nul n'est prophète en son pays. Ça se vérifie. :wink:

Voici pour alimenter, un extrait de sa bio très longue que j'ai trouvé mais que je ne pensais pas poster.

Entouré dans ses dernières années par les trophées de son ambition, des dollars par millions, des journaux qui prospéraient et des journaux faits à mort de sa propre main, Munsey était un célibataire vivant pour lui-même et fier du fait qu'il était un self-made man. Il s'était élevé par sa propre énergie de garçon de ferme, commis d'épicerie, télégraphiste, éditeur de magazines, propriétaire d'une chaîne d'épiceries, d'un hôtel, d'une banque, de gratte-ciel, de domaines et de propriétés. Il était chevalier de la Légion d'honneur française, philanthrope, docteur honoris causa en droit et en lettres. Il a été consulté par des présidents et des hommes d'affaires, un éminent américain. C'était aussi un habitant de la Nouvelle-Angleterre frigide, circonspect et droit avec une poignée de main de poisson qui ne donnait rien, un homme de peu d'éducation au-delà de ce qu'il avait acquis en s'associant à son travail et aux hommes, un homme incroyablement ambitieux, un homme étrange, un envié dans son domaine de magazine et universellement détesté dans son domaine de journal, un homme qui a profité de ses propres erreurs et a travaillé uniquement pour ses propres intérêts. Il avait été seul par tempérament et par choix, un étranger regardant à l'intérieur. Munsey était un homme solitaire, sans personne à qui léguer sa richesse.
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Re: Tarzan et tarzanides dans les pulps

Message par Gradatio »

Jan of the Jungle partie 2 : Les récits 1/9

Nous voici partis pendant six jours (plus si je manque de temps) pour suivre les aventures de notre tarzanide aux cheveux roux car c’est là l’une des caractéristiques du personnage.

En l’absence d’illustrations, je proposerai les différentes couvertures du roman complet lors de ses différentes éditions bien qu’ elles ne soit pas très jolies. Il est à noter que le récit fut renommé « Call of the Savage » lors de sa première édition complète.

Jan of the Jungle (chapitres 1 à 5)

L’histoire démarre en Floride. Le Dr. Bracken est un médecin respecté mais qui cache dans l’aile de son institut une série d’animaux ramenés d’Afrique en cage. Parmi cette ménagerie, un jeune adolescent de 16 ans qu’il appelle Jan.

Vingt ans auparavant, le docteur était tombé amoureux de Georgia Adams, jolie brin de fille à qui il proposa le mariage. Un voyage en Afrique où il devait aller pour chasser (l’une de ses passions) mit en parenthèse ce projet et à son retour, cette dernière avait épousé Harry Trevor. L’amour s’était alors transformé en haine et des plans de vengeance ont pris place dans l’esprit du médecin. Ce dernier parvint à cacher sa rage en devenant le docteur personnel de la famille. Lorsque Georgia accoucha d’un garçon, il s’arrangea pour le kidnapper. Sa première intention étant de défigurer le môme et de le renvoyer ainsi à ses parents. Il changea d’idée à son retour dans son laboratoire. Il y possédait un couple de chimpanzé qui venait d’avoir un petit. Tichuk, le mâle avait dans un accès de rage passé ses nerfs sur son rejeton et l’avait tué. Bracken endormit les deux singes et les sépara. Il prit alors le cadavre du petit et l’écorcha pour enfiler la peau sur le bébé puis le replaça dans les bras de la guenon Chicma, qui à son réveil malgré un moment d’hésitation, adopta le nouveau venu.

Pendant toutes ces années, Bracken a élevé celui que ses parents avait appelé Jan comme un animal dans un seul but, celui de tuer Georgia.il avait mis tout son talent à sortir la femme d’une grave maladie pour ne pas se voir priver de sa vengeance. Tous les jours, il sortait Jan et Chicma dans une arrière-cour aménagée dans laquelle il pouvait faire de l’exercice mais le clou de la sortie était l’attaque d’un mannequin à la chevelure rousse (couleur dont a hérité l’enfant) à un ordre donné par le médecin : Mère ! Tue ! Cette fois-ci, à l’insu de son geôlier, Jan a ouvert la cage du vieux lion. Parfaitement capable d’imiter les gestes, il avait observé longuement comment s’ouvrait la cage. A la fin de l’exercice, le félin surgit dans la cour. Bracken, armé de son fouet repousse le fauve jusque dans sa cage mais quand il revient à l’extérieur, c’est pour constater que ses deux prisonniers ont disparus.

Chicma , effrayée par le lion a utilisé les installations de la cour pour se hisser en haut de la palissade, imité par son fils et tous deux ont pris la fuite à travers la végétation Peu habitué à être en liberté, Jan souffre de blessures multiples dues au feuillage et aux pierres sur le sol. Bracken a très vite relevé leurs traces et est parti demandé ses chiens au shérif du secteur prétextant l’évasion de l’un de ses animaux. La traque est juste interrompue par un natif du coin qui intercepte le docteur en indiquant qu’il est étrange qu il ait apperçu un garçon roux tout comme le bébé disparu il y a des années. Le chantage ne va pas au bout car le pauvre est abattu de sang-froid et le corps jeté à l’eau. Jan et Chicma arrive tout de même à semer les chiens en passant par les arbres et profitant de la diversion que leur procure un ours qui lui aussi s’était hissé en hauteur et s’en prenne à Jan. Le corps à corps faisant chuter les deux adversaires sur les canidés qui s’était empressés de combattre le géant permettant à l’humain de s’enfuir. Errant au hasard dans le bayou, Chicma est soudain attrapée par un alligator qui souhaite en faire son repas. Jan se jette sur le reptile mais ni ses griffes, ni ses dents ne peuvent rien faire. Il a alors l’idée d’arracher les yeux qui semblent le seul point faible de son adversaire. Le saurien lâche la guenon blessée au bras. Tous les deux continue jusqu’à ce qu’ils déboulent sur une plage face à la mer. Un orage menace et ils se réfugient dans les fourrés pour essayer de se mettre à l’abri.

Leur présence n’est pourtant pas passé inaperçue. Une goélette vénézuélienne qui s’est rapproché des côtes pour échapper aussi à la tempête. A son bord, le capitaine Fanscesco Santos et son second Jake Grubb les voient grâce à leurs jumelles. Les deux hommes voient le profit qu’ils peuvent tirer en exhibant un chimpanzé. Le lendemain, alors que la tempête s’est calmée, ils débarquent et attaquent le duo tout juste réveillé. Chicma est prise dans un filet pendant que Jan qui avait commencé à prendre la fuite ne fasse demi-tour pour aider sa mère. Il saute sur le dos de Grubb mais son inexpérience des combats rapprochés sera fatale au jeune homme. D’un coup de poing bien placé dans le ventre, Grubb lui coupe le souffle et un second à la mâchoire le met out pour de bon. A son réveil à bord de l’embarcation, il est enchaîné. Chicma est elle aussi dans la cale mais hors de portée de son petit. Il reçoit la visite du capitaine et de son second qui essaie d’établir le contact. Quand les deux hommes constatent que ce dernier ne les comprend pas et qu’il passe son temps à grogner, l’idée de faire fortune les séduit. Il faut tout de même essayer de lui mettre un pagne et Grubb se charge de la besogne. Entre temps, Bracken a retrouvé les traces des disparus mais constate que ceux-ci ont été emmenés en mer. Sa vengeance s’envole.

Dans le bateau, Jan et Chicma sont alimentés par un marin noir nommé Borno, haïtien d’origine. Ce géant débonnaire parvient à amadouer les captifs qui acceptent de le laisser approcher. Un jour, Borno descend avec Grubb. Ce dernier veut passer un pagne au garçon. Il le saisit brusquement mais Jan le mord. Furieux, il sort un fouet et commence à lacérer le corps nu. Jan est de plus en plus énervé au fur et à mesure des coups. Borno est dégouté et préfère remonter sur le pont. Jan s’arc boute sur la cloison. La chaîne lâche lui permettant de se déplacer librement. Cela amuse Krubb qui continue à fouetter. La capacité d’imitation de Jan lui permet à son tour d’utiliser sa chaîne comme arme et le second du bateau se voit tout à coup en difficulté. Il décide de passer au corps à corps afin de maitriser le gamin. Mal lui en prend car Jan utilise la technique apprise face à l’alligator et enfonce ses doigts dans les yeux de Krubb. Totalement aveugle, le marin bat en retraite et regagne le pont. Jan le poursuit. Le commandant et Borno voit passer leur compagnon qui se jette au hasard, percute une rambarde et passe par-dessus bord. Le temps de réagir et Krubb sert de repas aux requins. Secoués par le drame, Borno retrouve Jan sur le pont en train de se vider de son sang. Il obtient l'autorisation du commandant de le soigner et de fabriquer une cage sur le pont pour leurs deux passagers.

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Argosy du 18 avril 1931
Jan1937.jpg
Première publication sous forme de roman (1937)

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Gradatio
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Re: Tarzan et tarzanides dans les pulps

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Jan of the Jungle partie 3 : Les récits 2/9

Jan of the Jungle (chapitres 6 à 10)

Borno s’occupe de Jan jusqu’à sa guérison puis lui fabrique une cage sur le pont dans laquelle est placée Chicma. Il est désormais le seul à pouvoir les approcher. Il les nourrit et commence à enseigner au jeune garçon quelques rudiments d’anglais (la langue utilisée sur le bateau par les marins venant de différents pays). Il parvient finalement à faire endosser à son jeune protégé un pagne en peau de jaguar. Chicma ayant la sienne et Borno se voit dans l’obligation d’en porter une si il veut qu’il la garde. Le mimétisme étant très important pour les deux « primates ». Le commandant commence à faire des plans sur la comète lorsqu’éclate une énorme tempête. La frêle embarcation finit par prendre l’eau de toute part. La chaloupe est mise à la mer et l’évacuation commence mais Borno ne veut pas laisser les captifs voués à une mort certaine. Il repart sur le pont dans l’intention d’ouvrir la cage quand une vague le submerge. Projeté à l’eau, il parvient tout de même à maintenir la cage en surface permettant à Jan et Chicma d’éviter la noyade. Le flot finit par les rejeter sur une côte d' Amérique du Sud. Une fois la cage enfin ouverte, Borno s’écroule épuisé, Chicma s’allonge sur le sable pour récupérer mais Jan a faim, il décide d’aller explorer les environs. A peine entré dans la jungle, il est saisi par une paire de bras robuste qui l’étranglent.

A moitié suffocant, Jan découvre son assaillant. Un guerrier à la peau brunâtre qui sous estime sa proie dont il a ligoté les poignets. Ce n’est pas ce qui empêche jan de prendre la fuite. Des cris retentissent un peu partout et malgré une tentative pour se cacher, Jan est finalement capturé par un groupe d’hommes bruns. Il est amené au camp où les hommes s’amusent des ses grognements même si l’un d’entre eux y laisse un doigt quand il essaie de taquiner le prisonnier. Jan se rend compte qu’il est inutile de résister. Le lendemain, il est conduit dans un village où les enfants s’amusent à le tourmenter. Il est attaché solidement à un arbre quand les quelques imprudents qui se sont approchés trop près ont été mordus. Quelques temps plus tard, un second prisonnier est amené et ligoté à ses côtés. La nuit venu, les habitants se réunissent autour d’eux et commence une danse sauvage. Les hommes ayant chacun une torche enflammé qu’il laisse trainer sur le corps des prisonnier. Si Jan grogne son impuissance, le guerrier à ses côtés reste stoïque. Au plus fort de la cérémonie, les torches sont lancées aux pieds des captifs où a été amoncelée une grande quantité de bois.

En parallèle, Borno et Chicma se sont réveillés et lancés sur les traces de Jan. Borno fait confiance à la guenon pour trouver de la nourriture. Quand à lui, il relève la piste des guerriers et tous deux la remonte. Ils parviennent au village au moment où le feu vient d’être mis au pied de l’arbre. Borno s’arme d’un énorme gourdin et se lance dans la mêlée fracassant quelques têtes au passage. C’est la panique d’autant plus que Chicma qui a glissé du toit de la hutte où elle se tenait rend la scène surréaliste. Un singe avec un pagne a de quoi déconcerter la peuplade primitive. Borno délivre les prisonniers. Le natif libre demande à ses nouveaux compagnons de le suivre. Ils se rendent au bord du cours d’eau où il s’empare d’une embarcation tout en envoyant les autres dérivées au gré du courant. Borno et le natif se mettent alors à pagayer vigoureusement. Lors d’une halte pour se restaurer, Jan et Chicma apprécie moyennement la viande fumée que leur propose l’indien. Ils se mettent en quête de nourriture plus adaptée à leur besoin. Chicma a repéré des fruits mais le repas n’a pas le temps de commencer qu’un jaguar surgit. Jan lui fait face. Il a dans les mains une machette récupéré dans le village sur un ennemi mort. Il a pu constater que c’était une arme redoutable. Il peut mettre en pratique ses observations. Le premier assaut du félin se termine par un coup bien placé qui lui brise une patte, le deuxième une autre patte et enfin le dernier assaut lui tranche le cou. Jan est émerveillé et se sent tout puissant mais Chicma terrorisée s’est enfuie dans la jungle. Jan essaie de la raisonner et de la faire revenir car ils s’éloignent considérablement de la berge. Au détour d’un sentier, Jan ressent une vive douleur. Du sang jailli. Il n’a pas le temps de réagir qu’il s’écroule étourdi. Un indien armé d’une machette sort des fourrés et s’apprête à l’achever. Chicma a assisté à la scène et que l’on s’en prenne à son bébé est la goutte d’eau. Oubliant sa frayeur initiale, elle tombe sur le dos de l’agresseur qui en perd son arc. La machette vole vers la tête de la guenon qui est légèrement blessé. Jan se reprend, arrache le projectile qu’il a pris dans le bras et fonce sur l’indien avec sa propre machette. Le combat est bref. Après sa victoire, il récupère les armes de son ennemi et suit Chicma qui l’emmène dans un endroit luxuriant remplis de fruits aux abords d’une chute d’eau.

Pendant les deux ans qui suivent, Jan arpente la région apprenant à chasser et découvre de nouvelles armes qu’il subtilise aux cadavres des indiens qui ont le tort d’approcher de sa retraite. Il s’est construit une habitation fruit de ses nombreuses observations dans laquelle Chicma et lui peuvent se mettre à l’abri. Sa soif de découvertes le conduit à plusieurs jours de marche de sa retraite. Il s’approche d’un point d’eau et remarque un être humain adossé à un arbre. Il prépare son arc comme à l’accoutumée mais il reste bouche bé devant la vision qui s’offre à lui. La première jeune fille qu’il aperçoit le met dans un étrange état. Il sort vite de sa rêverie car un puma qui s’apprête à attaquer. Pas le temps d’armer son arc, il déboule machette en main et intercepte le félin au moment où il se détend. Un corps à corps sauvage s’engage et malgré les nombreuses blessures reçues, le puma parvient à refermer ses mâchoires sur l’épaule du jeune homme. Foudroyé par la douleur, Jan perd à moitié conscience. C’est là qu’entre en scène la jeune fille. Après la première surprise passée, elle veut aider son sauveur mais l’arc est trop tendu pour elle et la flèche décochée n’a pas grand effet. En désespoir de cause, elle attrape le grand félin par la queue et commence à tirer. Les blessures reçues finissent par avoir effet sur la bête qui s’écroule morte. Jan reprend peu à peu connaissance et constate que la jeune femme nettoie ses blessures. Avec son anglais rudimentaire, il établit tout de même le contact. Ramona Suarez est une jeune fille de 16 ans, fille de Don Fernando, propriétaire d’une plantation de caoutchouc et de Dona Isabella. Un peu casse cou, elle s’était éloignée de la demeure familiale pour flâner dans la jungle. Sa gouvernante en ne la trouvant pas s’est mise à sa recherche. Quand elle entend son nom crié, Ramona prend congé et laisse Jan un peu sonné. Il décide de rentrer à la cascade. Soledade, la gouvernante se sent mal lorsqu’elle aperçoit sa protégée couverte de sang. Don Fernando, inquiet obtient des explications de sa fille. A la description de l’homme qui a sauvé sa fille, il est encore plus inquiet. Ce sauvage à la chevelure rousse accompagné souvent d’un singe est très connu dans la région pour avoir tué bon nombre de natifs. Il demande à Ramona de ne plus s’éloigner de la maison.

Jan est parvenu à rentrer au bercail. Il passe plusieurs semaines à panser ses blessures. Comme l‘eau l’apaise, il passe beaucoup de temps dans la cuve que forme les chutes. Toujours fin observateur, il finit par apprendre à nager. Un jour qu’il s’amuse à se lancer du haut d’un arbre, il traverse la cascade et découvre une caverne. Un passage gardé par deux statues s’offre à lui. Après avoir tâtonné dans le noir tout en grimpant, il parvient à un endroit dans lequel il lui faut nager pour continuer. La lueur qu’il aperçoit le pousse à y aller et il débouche sur un endroit qu’il ne connait pas. Devant lui, les ruines d’un antique temple dont les murs sont couvertes de bas relief. Il n’a pas trop de le temps de continuer son exploration que deux hommes trapus très poilus armés de massues se précipitent sur lui avec l’intention de lui défoncer le crâne. Jan bat en retraite mais un troisième se dresse sur sa route. Il évite le gourdin et plonge sa machette dans le corps de son adversaire. Il replonge dans l’eau, remonte la passe vite fait et revient à la cascade avec une furieuse envie de vengeance.

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Argosy du 25 avril 1931
Jan66.jpg
L'édition du récit sortie en 1966

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Re: Tarzan et tarzanides dans les pulps

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Jan of the Jungle partie 4 : Les récits 3/9

Jan of the Jungle (chapitres 11 à 15)

Jan n’a pas oublié la jeune fille et maintenant que ses blessures sont guéries, il a bien envie de la revoir. Chicma, vieillissante ne joue plus avec lui et passe beaucoup de temps à dormir. Il repart donc à l’endroit où il a rencontré Ramona. Le puma n’est plus qu’un tas d’os. Il remonte la piste jusqu’à la plantation et passe sans difficulté la palissade. Ramona est en train de lire à l’écart sous un arbre. Il parvient discrètement jusqu’à elle. Ramona est ravie de revoir son sauveur mais doit lui apprendre la discrétion et le discernement car quand il aperçoit la gouvernante endormie et plus tard le père de la jeune femme, son premier réflexe est de sortir son arc. Tous les jours à la même heure, les deux jeunes gens se retrouvent et Ramona fait l’éducation de Jan lui apprenant à lire, écrire et dessiner. Elle lui indique qu’il est impossible que Chicma soit sa mère. La jeune fille a au creux de la main un tatouage représentant une fleur de lotus. Jan trouvera le moyen de se faire le même tatouage. Hélas, toute bonne chose a une fin et Ramona annonce un jour qu’elle quitte la plantation pour un long voyage au-delà des mers. Le cœur gros, Jan lui promet de l’attendre. Il rentre ainsi à la cascade retrouver Chicma qui est en train de manger au bord de l’eau. Soudain, Jan aperçoit derrière elle un anaconda qui se glisse dans l’eau. Il n’a pas le temps de faire un geste que le reptile se détend. Il se lance du haut de l’arbre d’où il se trouvait et atterrit à côté du serpent qu’il commence à taillader. Ce dernier lâche sa prise pour se concentrer sur sa nouvelle proie mais d'un coup adroitement porté a vite la tête détachée. Chicma est à nouveau terrifiée et s’est réfugié sous la cascade ne voulant plus retourner de l’autre côté. Jan récupère son stock d’armes et décide de l’emmener dans la vallée qu’il a découverte qu’il avait bien de toute façon bien l’intention d’explorer.

Pendant tout ce temps, le Dr. Bracken n’a pas perdu espoir de retrouver l’instrument de sa vengeance. Il a aperçu le bateau qui s’éloignait qui arborait le drapeau vénézuélien. Il décide dans un premier temps de publier des annonces dans les journaux de ce pays promettant une récompense pour tous renseignements. Comme il n’obtient aucune nouvelle, il utilise ses dernières économies pour faire le voyage et se renseigner dans tous les ports. Hélas, c’est aussi un échec et il revient dépité chez lui où l’attend une lettre. Il s’agit du capitane Santos qui a découvert l’une de ses annonces. Il lui fait part du naufrage du bateau et de la disparition de l’un de ses matelots et de ses deux prisonniers. Il a entendu des rumeurs sur Jan qui terroriserait les indiens de la région mais n’a pas les ressources nécessaires pour organiser une expédition. Il demande alors à Bracken de le financer. Ce dernier n’a plus le moindre sou mais jamais à cours d’idées, il rend visite au couple Trevor où il est reçu naturellement comme un ami. Il évoque la possibilité que leur fils soit toujours en vie en évoquant la lettre reçue de Santos en prenant comme prétexte qu’il recherche sa guenon disparue et qu’un enfant roux embarqué à bord en même temps semble assez troublant. Georgia est sur qu’il s’agit de son fils et demande à son mari de lever l'ancre pour le l’Amérique du Sud. Bracken étant bien sur convié en tant que médecin et ami.

Jan et Chicma ont émergé dans la vallée. Ils déambulent dans le temple en ruine et ressortent de l’autre côté dans un jardin dans lequel Jan voit une énorme forme se mouvoir. Il s’écarte de sa mère et se rapproche. Il n’en croit pas ses yeux. D’après une image d’un des livres de Ramona, il s’agit d’un smilodon ou tigre à dents de sabre mais elle lui a indiqué que cette espèce n’existe plus sur terre. Quoi qu’il en soit, c’est un être réel qui se lance sur Chicma qui se réfugie dans un arbre. Jan que le tigre n’a pas aperçu, a sorti sa sarbacane et lance des dards empoisonnées. Il en faut trois avant que le félin ne finisse par s’effondrer mort. Chicma s’est enfuie à l’intérieur de la vallée. Il faut la retrouver. Quand enfin il l'aperçoit, elle est de nouveau en fâcheuse posture. Des êtres humains recouverts d’une armure chevauchant ce que Jan reconnait comme des Triceratops. La pauvre guenon n’a pas possibilité de fuite. Jan décoche une flèche qui ricoche sur une armure attirant l’attention sur lui. Il est très vite encerclé. Sur un ordre du leader, les assaillants rengainent leur épées et se précipite pour le ceinturer. La machette n’est pas très efficace et Jan est vite maitriser et les poignets liés. Les prisonniers sont emmenés. Ils traversent une jungle épaisse. Jan en profite pour bousculer son garde du corps et ils chutent de leur monture. Il se remet vite sur ses pieds et s’élance dans une course éperdue à travers les fourrés. Tout d’un coup, la jungle fait place à une berge sur laquelle un homme vêtue de noir manœuvre une embarcation. Il soulève sa rame, Jan glisse et ne peut éviter le choc. Il perd conscience.

A son réveil, il se trouve au fond de la barque mains et désormais pieds liés. L’homme en noir rame et l’emmène jusqu’à un endroit qui ressemble à une cité. Il est trainé devant ce qui semble être le roi puis jeté dans un enclos dans lequel se trouve une centaine de prisonniers. Il y a beaucoup d’Indiens mais à la peau plus pale mais surtout des êtres à la peau jaune.

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Argosy du 2 mai 1931
Jan2009.jpg
L'édition du récit sortie en 2009

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Re: Tarzan et tarzanides dans les pulps

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Jan of the Jungle partie 5 : Les récits 4/9

Jan of the Jungle (chapitres 16 à 20)

Pendant le premier repas distribué, jan se fait voler son morceau de viande. Un jeune homme jaune, à peu près de son âge lui offre une partie de la sienne. A partir de ce moment là, les deux deviennent inséparables. Jan apprend au fur et à mesure des semaines le langage de Koh Kan prince de son peuple qui adore le dieu serpent et fait prisonnier par la secte de Set, l’une des quatre régies par les hommes blancs vivants dans la région. D’après la description de chacune d’entre elle, jan en déduit que Chicma était captive de celle de Rê. Il apprend bientôt grâce à de nouveaux arrivants que celle-ci est un objet de curiosité prise en main par la famille royale. L’arrivée de nouveaux esclaves permettant de masquer les départs journaliers, le prince explique que chaque jour, deux individus sont sacrifiés à Sebek, un montre vivant dans l’eau. Un jour, ce sera à leur tour.

Don Fernando et Dona Isabella attendent fébrilement sur le bord du fleuve le retour de Ramona qui rentre des Etats-Unis. Pourtant, ce sont d’autres embarcations qui s’approchent. Les nouveaux venus se présentent. Ce sont bien sur Bracken, les époux Trevor et le capitaine Santos récupéré entre temps pour leur servir de guide. Les présentations ont à peine commencées qu’un autre groupe de canots arrivent à son tour. Cette fois-ci, c’est bien Ramona de retour au bercail après une année d’études. Les retrouvailles sont chaleureuses. La jeune fille est devenue magnifique et elle tape dans l’œil de Santos. A la vue de Georgia, Ramona a un mouvement de surprise et évoque à la femme qu’elle lui rappelle un garçon rencontré du nom de Jan. Des émotions diverses traversent le groupe. Les explications de part et d’autre mettent les choses à plat. Bracken, qui a l’œil, rejoint Santos dans sa chambre. Il a une proposition à lui faire. S’il l’aide à capturer Jan, il l’aidera à son tour à s’emparer de la jeune fille.

Jan et Koh sont trainés au bord d’un plan d’eau fermé dans lequel se trouve Sebek, un Ichtyosaure (un reptile marin qui a avait grosso modo la forme d’un dauphin). Le monstre possède des attaches en forme d’anneaux sur ses côtés. Koh avait expliqué à jan que ça permettait au prêtre de pouvoir le contrôler. Le grand prêtre Samru organise le rituel sacrificiel. Les deux garçons sont sur une plate-forme qui se rétractera au troisième coup de gong. Jan n’a pas l’intention d’attendre. Il a analysé la situation et annonce à Koh de plonger au premier coup et de se faufiler sur l’une des issues qui existent dans le bassin et qui est trop étroite pour que Sebek puisse passer. Au premier coup de gong, les deux amis plongent déconcertant le reptile puisque chacun d’eux prend une direction différente. Jan plonge sous le ventre de la bête et saisit l’un des anneaux qui lui permet de se hisser sur son dos. Sebek veut se débarrasser de cet insecte et plonge. Les spectateurs voient l’eau se colorer de rouge. Jan a utilisé sa méthode favorite : l’arrachage des yeux. Il nage ensuite vers la sortie et refait surface bien loin du bassin. Il parvient jusqu’à la rive où l’attend Koh. Alors que le jeune prince lui propose de rentrer avec lui chez les siens, Jan refuse. Il veut aller à Satmu, la ville de l’empereur au milieu d’une île dans laquelle est retenue Chicma. Voyant qu’il ne pourra pas infléchir la décision et malgré la folie de l’entreprise, Koh se propose de l’accompagner. En chemin, Jan chasse un petit équidé que Koh, bien de dégouté, doit manger cru. Ils longent la rivière où ils aperçoivent des embarcations que le prince identifie comme les oiseleurs de l’empereur. Ils décident de suivre discrètement mais lors d’un passage aux abords d’une grotte, un grognement se faite entendre.

Alors que l’expédition pour retrouver Jan se prépare, Ramona commet une erreur en se confiant à Bracken. Elle lui indique l’endroit où Jan a établi son campement. Le médecin fourbe organise les recherches en quatre équipes envoyant Don Fernando et Trevor dans des directions opposées. Il envoie Santos dans une troisième direction avec pour but de faire une boucle pour le rejoindre afin de capturer le gamin. Les deux félons se retrouvent et découvrent la cabane qui semble abandonnée depuis quelques temps. Ils établissent un campement à proximité avec des sentinelles en embuscade armé de flèches hypodermiques afin de mettre hors d’état de nuire Jan s’il revient dans le secteur. Alors que Bracken n’a aucune intention d’aider Santos à kidnapper Ramona et pense même à se débarrasser de lui, il n'imagine pas un seul instant que le capitaine a aussi l’intention de le doubler. Il établit son propre camp un peu plus loin et charge un indien de porter un mot à Ramona. Ayant trouvé quelques papiers avec l’écriture débutante de jan, il lui est facile d’en faire un faux.

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Argosy du 9 mai 1931
Janebook2009.jpg
Ebook du récit sorti en 2009. Le visuel plutôt en mauvais état vous rappelle quelque chose ? Normal, il s'agit simplement de la couverture de Jungle Stories de l'été 1940 retravaillée pour l'occasion.

A suivre...
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Re: Tarzan et tarzanides dans les pulps

Message par Gradatio »

Jan of the Jungle partie 6 : Les récits 5/9

Jan of the Jungle (chapitres 21 à 25)

Jan et Koh se trouve face à un ours des cavernes. Sans armes, ils ont peu de chance et commence à courir. Pour distraire la bête, Jan lui envoie la carcasse restante de sa proie. L’ours arrête la poursuite pour la dévorer. La route reprend et la chance leur sourit. Une barque sur la berge qu’ils ont vite fait de mettre à l’eau alors qu’un vieil homme furieux les invective mais arrive trop tard. Un pêcheur d’après Koh. L’homme envoie sa lance rattrapée au vol par Jan qui possède ainsi une arme. Il y a des sagaies pour la pêche dans le canot. Les voilà parés. Koh est expert dans le maniement de la pagaie. De nuit, ils traversent un marais, parviennent aux abords de l’île, passent la ceinture d’arbres et débouchent sur un enclos dans lequel se trouve des Tricératops. Ils contournent le pâturage, les écuries et parviennent aux pieds des remparts. La vigne qui pousse le long des murs est une aubaine pour les deux amis qui entrent sans difficulté dans la cité. La question désormais est comment arriver jusqu’à Chicma ? Jan a soudain une idée en conversant avec Koh. Ils se mettent à déambuler dans les rues sans se cacher. Evidemment, un duo de gardes les repère vite. Devant l’attitude désinvolte des intrus, les gardes décident de les conduire aux palais. Parfait ! Seulement à l’entrée, l’un des gardes a la mauvaise idée de planter sa lance dans le dos de Jan provoquant immédiatement une réaction primitive. Il s’empare de la lance et la plante dans l’œil de son agresseur. Koh réagit vite et sort un couteau dissimulé avec lequel il tranche la gorge du second garde. Ils cachent les corps et s’introduisent dans le palais. Grace à son odorat, Jan repère vite la trace de Chicma. Quand ils la découvrent dans une pièce spacieuse, cette dernière refuse de les suivre. Elle est heureuse dans cet endroit sans prédateur où on la chouchoute. Jan se rend compte qu’il n’arrivera pas à la faire changer d’avis. Mais au moment d’évacuer les lieux, la gouvernante qui avait été ceinturée par Koh parvient à hurler donnant ainsi l’alerte. Le balcon le plus proche est la seule issue. Le bond que fait Jan pour rejoindre l’arbre le plus proche est une réussite mais la branche ne supporte pas son poids et ce dernier chute lourdement perdant connaissance.

Deux mois après les premières recherches, Jan n’a toujours pas été retrouvé. Bracken a réussi à obtenir que Trevor et Don Fernando établissent un camp de leur côté lui laissant le champ libre. Dona Isabella et Georgia discutent entre elles dans la demeure de la plantation. De fil en aiguille, Isabella confie à son invitée que Ramona n’est pas leur fille mais un bébé trouvé dans un panier qui descendait le fleuve. Le panier en question possèdent des inscriptions étonnante et dont personne pendant longtemps n’a su déchiffrer jusqu’au passage d’un archéologue, Sir Henry Wesgate, qui recherchait la trace d’une ancienne civilisation pouvant venir du légendaire continent de Mu. Il déchiffra les inscriptions énigmatiques où l’on peut comprendre qu’un prêtre nommé Samru a offert en sacrifice à son dieu ce bébé de naissance royal. Wesgate a monté rapidement une expédition pour remonter le cours du fleuve afin de découvrir cette mystérieuse civilisation mais il a disparu sans laisser de traces. Ces explications ont été entendues par Ramona qui est légèrement désemparée. Aussi, dès qu’un indien lui apporte un papier venant de Jan, elle considère que ce n’est pas désobéir puisque son père n’est pas le sien. Elle décide de suivre le natif. Au fur et à mesure de la progression dans la jungle, elle est de plus en plus inquiète. Son inquiétude se transforme en terreur lorsqu’un second indien surgit et qu’elle est maîtrisée et ligotée pour être emmenée dans un camp dans lequel l’attend Santos. Malgré sa résistance, elle est entrainée dans la tente de l’affreux personnage.

Jan reprend conscience dans une prison. Il remarque que plusieurs autres cages sont tout autour, chacune ayant une issue qui donne sur une arène. Les prisonniers sont hétéroclites. Des animaux de toutes sortes, des hommes primitifs comme il en a déjà rencontrés, des hommes jaunes. Dans la cage d’à côté, il y a un étrange homme blanc aux cheveux grisonnants qui ne s’exprime que par grognements. Lors de la distribution de la nourriture, Il apprend quel va être son sort. Il a été condamné pour trois délits et doit prouver sa vaillance au combat. Tout d’abord contre un homme. S’il est vainqueur, le vaincu deviendra son esclave. Un deuxième combat contre un oiseau. La victoire lui permettra de demander une faveur à l’empereur et enfin un combat contre un fauve et là encore en cas de victoire (ce qui ne s’est jamais vu), il sera gracié. Lorsqu’il apparait dans l’arène bondée, il aperçoit tout de suite le grand prêtre Samru qui espère bien que cet étranger va payer pour avoir mutilé Sebek. Lors de l’entrée en de l’empereur Mena et de l’impératrice Nefertre, Jan ne peut s’empêcher de penser à Ramona à la vue de la jolie femme qui se dresse devant lui et qui semble bienveillante de même que son époux. Les trois sentences sont de nouveaux annoncées. Coupable d’avoir mutilé Sebek, d’avoir tué un garde et être entré de force dans le palais.

Deux cavaliers en armures parcourent l’arène et laisse tomber deux massues. Une des portes des cages s’ouvre et Jan est étonné de se retrouver face au sauvage blanc. Ce dernier ramasse et l’arme et lui fonce dessus en grognant. Avec facilité, Jan évite l’assaut ramasse la sienne et à la seconde attaque assomme son agresseur d’un coup bien placé sur la tête. Une formalité en somme. Le vieil homme est évacué par les deux cavaliers dont l’un d’eux lui laisse une lance. Une nouvelle porte s’ouvre et devant lui sort un oiseau d’une taille gigantesque. Un Brontornis d’après ce qu’il a retenu des livres de Ramona. Très agressif, le volatile le charge tout de suite. Jan met sa lance devant lui afin de le recevoir mais la surprise est totale quand d’un coup de bec, le Brontornis se saisit de l’arme et l’envoie valdinguer à quelques mètres, la hampe se cassant au passage. Jan n’a pas le temps de réagir qu’une des énormes pattes le cloue au sol. Les griffes pénétrant dans son épaule. Au moment où la tête s’abaisse pour le coup de grâce, Jan a le réflexe d’enfoncer le reste de sa lance dans le bec. L’oiseau géant essaie de se débarrasser de cette chose plantée au fond de sa gorge libérant ainsi l’homme qui court jusqu’à sa massue, la ramasse et s’en sert pour casser les pattes de son adversaire. Une fois cela fait quelques coups dans la tête pour terminer le travail devant la foule enchantée du spectacle. L’empereur lui adresse la parole. Il a le droit de formuler une requête. Jan demande la libération du prince Koh. D’abord hésitant, Mena accepte conseillé par son épouse. Une nouvelle fois, les cavaliers déboulent pour emmener le cadavre de l’oiseau et lui ramènent des armes pour la dernière épreuve. Une petite épée et un arc et des flèches. Le troisième adversaire, et Jan voit tout de suite que ce ne sera pas facile est un tigre à dents de sabres. Il sait très bien qu’à moins de toucher un organe vital, ses flèches ne serviront qu’exciter la fureur du monstre. Il arme son arc en attendant le bon moment car de son côté, le félin ne sembla pas presser d’attaquer. Un duo de gardes possède des flèches fabriquées pour que la pointe ne pénètre que ce qu’il faut dans la chair de l’animal. En voyant sa nonchalance, l’un d’eux en décoche une. Mal lui en prend car le tigre se retourne contre lui. Pas le temps de réagir qu’il a la tête broyée entre les mâchoires. Jan a entre-temps décoché deux flèches mais sans grand effet. Fou de rage désormais, le tigre se fraie un passage à coups de pattes et de griffes et s’élance dans les tribunes en direction de la loge royale. Le gardes sont balayés les uns derrière les autres et seul reste la capitaine Telapu, le propre fils du grand prêtre. Ce dernier ne demande pas son reste et abandonne son poste laissant le champ libre au félin. Jan, que l’impératrice a ému, a lâché son arc, s’est hissé à son tour dans les tribunes avec sa courte épée. Au moment où le fauve va s’élancer, il lui tombe sur le dos et enfonce profondément son arme. Dans son agonie, le tigre se cabre et tous les deux rebasculent dans l’arène. Jan étant en dessous. Très vite, sur ordre de l’empereur, on dégage la bête morte. Le jeune garçon est en vie mais blessé. Au moment de le mettre sur une civière, les époux impériaux remarquent le tatouage sur la main de leur sauveur. Le lotus quasi identique à celui qu’ils ont eux-mêmes preuve à une appartenance royale.

A son réveil, il se trouve dans une chambre pansé et entouré de domestique qui l’appelle altesse. Il finit par recevoir la visite de Koh venu le remercier et qui lui annonce son départ pour un retour chez lui. Quelques jours plus tard, quand les blessures vont mieux, il est convié à une audience dans la salle du trône. On l’habille de vêtements somptueux pour l’occasion. Mena lui fait part de leur reconnaissance mais Samsu requiert qu’il lui soit livré afin d’expier son crime contre Sebek. Mena rétorque que les combats dans l’arène ont réglé le différent et devant le prêtre fou furieux l’humilie de surcroit en destituant le lâche Telapu et en nommant à sa place Jan de la Jungle (ainsi que le jeune homme s’était présenté quand on lui avait demandé son titre).

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Argosy du 16 mai 1931
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Représentation d'un Brontornis
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L'édition du récit parue chez Altus Press en 2017

A suivre...
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Gradatio
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Re: Tarzan et tarzanides dans les pulps

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Jan of the Jungle partie 7 : Les récits 6/9

Voici la dernière partie du premier récit consacré à Jan. N'ayant plus de couvertures à vous proposer, je vous ai rajouté un petit bonus sur le personnage afin d'être le plus complet possible.

Jan of the Jungle (chapitres 26 à 31)

Jan de retour dans son appartement doit recevoir maintenant son esclave. L’homme sauvage qu’il a battu dans l’arène. C’est un être totalement différent qui se présente devant lui. Les yeux pleins d’intelligence, il explique être Sir Henry Wesgate et c’est en anglais que la discussion peut se poursuivre. Sir Henry raconte que son expédition a subi beaucoup de perte avant de trouver l’accès de la vallée et qu’en essayant de descendre les parois pour y parvenir, il a été attaqué par des hommes bêtes. C’est la dernière chose dont il se souvient avant de reprendre conscience dans la prison suite au coup qu’il a pris sur la tête. Le jeune homme l’affranchit mais le savant n’a pas envie de quitter la cité maintenant que le but de ses recherches est atteint. Les semaines et les mois passent. Jan est instruit dans toutes les coutumes de la cour, au maniement des armes et la chevauchée des Tricératops. Il finit par s’ennuyer et a envie de revoir Ramona mais il ignore comment retrouver le passage. Lors d’une chasse organisée, il repère un Mylodon (sorte de paresseux géant). IL s’éloigne des autres pour se mettre en chasse et finit après une belle poursuite par le rattraper. Il toucha l’animal avec sa lance. Le mylodon, agonisant, lui balance un coup de patte qui le fait choir de sa monture. Le Tricératops s’échappe avant qu’il soit sur ses pieds. Après s’être rassasié de sa proie, Jan se met en quête d’un chemin pour rentrer. Il erre au hasard lorsqu’il aperçoit le temple par lequel il est venu. Il a envie de revoir le monde extérieur. Il se construit une embarcation afin d’y entreposer ses vêtements (dont une armure) et ses armes. Il reprend le cours d’eau et le passage souterrain et rejoint le passage sous la cascade. Il se rhabille et fonce à la cabane. Au moment où il l’atteint, deux détonations résonnent et il s’écroule.

Les deux indiens se précipitent pour récupérer le corps mais une surprise les attend. Les fléchettes hypodermiques n’ont pas pénétré l’armure de Jan et c’est devant un guerrier qui a sorti son épée qu’ils se retrouvent. Le combat ne dure pas longtemps et deux cadavres gisent au sol. Il se débarrasse de ses vêtements, pratiques mais très encombrants pour se déplacer à travers les arbres puis se dirige vers la plantation. En chemin, un cri attire son attention. Il reconnait la voix de Ramona et se rend à l’endroit d’où il a été poussé pour voir Santos tant détesté pousser la jeune femme dans la tente. Il s’y rend aussitôt. Dans la pénombre, à son grognement de combat, un coup de feu répond et lui laboure le flanc. Santos n’a pas le temps de tirer une deuxième fois que Jan est sur lui. Le corps à corps les entraîne hors de la tente. Par une clé de bras, le capitaine parvient à bloquer son ennemi. Mais la prise est précaire. Il voit le couteau que Jan porte à son côté et décide d’en finir. Il relâche sa prise, dégaine la lame mais le peu de temps que Jan est libre lui permet de s’emparer d’une pierre au sol et de lui envoyer à la tête. Santos s’écroule. Jan repart dans la tente où Ramona a perdu connaissance. Il la réveille en douceur. Les deux jeunes gens s’avouent alors leur amour et dans un premier élan, la jeune fille est prêt à le suivre mais elle se souvient de ses obligations et demande à Jan de la raccompagner à la plantation.

Bracken voit soudain débarquer deux indiens qui lui expliquent de Santos est mort tué par le démon de la forêt. Le docteur est mis au courant du double jeu de son soi-disant allié mais l’important soit que Jan soit à portée de main. Il réunit ses hommes pour le capturer. Jan les entend arriver et entraîne Ramona dans une course folle afin de les semer. Ils parviennent jusqu’à la plantation où Jan la laisse sans lui donner le temps de lui expliquer que ses parents le recherchent et sont là. Pour l’homme de la jungle, l’important est d’entrainer ses poursuivants loin de Ramona. Il fait assez de bruits pour les attirer et pense ensuite les semer quand il se rend compte qui est à la tête de la troupe. Le détesté homme blanc qui l’a tant martyrisé. Il prend son arc et décoche une flèche qui touche sa cible. Bracken s’effondre. Quelques indiens font la frais d’une volée de flèches mais avec leur chef au sol, ils se dispersent rapidement. Jan satisfait flane dans la jungle, se restaure et au petit matin repart pour la plantation. Hélas, il voit que Ramona est dans une embarcation sur le fleuve en route pour retourner aux Etats Unis. Le cœur gros, il n’a plus aucune raison de rester là. Le mieux est de retourner à Satmu. Il retrouve ses vêtements à la cabane et les met sur le radeau afin de reprendre le passage sous la cascade. A sa sortie, il est accueilli par une pluie de projectiles lancés par un groupe d’hommes primitifs. La fragile embarcation coule emportant armes et vêtements. Il sort rapidement de l’eau et fonce vers le temple. Lors de son passage avec Chicma, il avait laissé des armes, notamment sa sarbacane. Un fois l’arme récupéré, il remarque que ses poursuivants rechignent à le poursuivre. Surement un lieu tabou. Il en profite pour faire un carton avec les fléchettes empoisonnées. Surpris que certains d’entre eux tombent comme des mouches, les primitifs décident tout de même de passer à l’attaque. C’est à ce moment que débarquent des guerriers de Satmu dirigés par l’empereur en personne qui ont tôt fait de réduire les attaquants à néant. Mena était parti à sa recherche. On lui confie de nouveau vêtements et ils retournent à la cité. La vie reprend son cours pour Jan malgré son chagrin.

Quand Ramona fut déposée devant la plantation, elle rejoignit rapidement l’intérieur retrouver ses parents et leurs invités. Les deux hommes avait levé une expédition pour partir à sa recherche. Une fois mis au courant de l’histoire de la jeune fille, le groupe se lançe à la recherche de Jan. Il découvrit Bracken percé d’une flèche mais en vie. De retour au domicile, le médecin fut demandé. Ce dernier, un érudit, extrait la flèche qui était ornée de symboles identiques au panier dans lequel avait été trouvé Ramona. Don Fernando, tout étonné, rassembla une nouvelle fois ses hommes afin de trouver Jan et de comprendre quelque chose à cette histoire. Trevor étant lui aussi pressé de rencontrer celui qui semble être son fils.

Les mois passent et Jan ignore que l’on est à sa recherche. Chicma arrivée au bout de sa vie s’éteint paisiblement et l’impératrice attachée à ce drôle d’animal lui offre des funérailles dignes d’une reine. Jan de son côté, échappe régulièrement à des tentatives d’assassinat ; Une pierre qui se détache d’un bloc, un repas empoisonné. Les soupçons se portent sur Samru et son fils Telapu mais les preuves manquent. Un soir qu’il rentre dans ses quartiers. Jan, ses sens toujours en éveil, repère un intrus. Discrètement, il met à jour l’individu. Un prêtre soutane noire armé d’un couteau. Une bouteille d’eau en pierre à sa portée sert efficacement de projectile. Le prêtre touché s’effondre. Le mourant demande à voir l’empereur, ce qui est fait immédiatement. La vue de l’homme sur le sol, bras droit du grand prêtre est une preuve pour Mena qui peut désormais accuser Samru. Avant de mourir, il avoue que ce sont eux qui se sont emparé du bébé royal il y a des années et l’ont sacrifié à la rivière. Sir Wesgate qui est présent résout les pièces du puzzle en indiquant que la princesse est bien vivante dans le monde extérieur. Jan, à qui la vérité est révélée maintenant, promet à Mena de lui ramener sa fille.

Alors que Trevor et Don Fernando ont fouillé la jungle pour trouver ce monde perdu qui ne semble pas être un mythe mais sans grands résultats, Bracken a récupéré de sa blessure et a repris son poste auprès des chutes car il est persuadé que le passage est quelque part par là. Sa surprise est grande quand il voit débarqué Santos en vie. Ce dernier expliquant qu’il a été gravement blessé et abandonné par les indiens de son camp qui le croyait mort. Les deux coquins mettent un nouveau plan en branle. Une fosse est creusée recouverte de feuillage. En cas de chute, un système déclanche des gaz. Au début, il n’attrape que des animaux, ce qui sape un peu le moral du docteur mais une nuit, l’un des indiens vient le chercher car le piège a de nouveau été enclenché. Une grande Joie pour le médecin toujours ivre de vengeance quand il se rend compte qu’il tient enfin sa proie. Inconscient, Jan est mis dans une cage et pendant des semaines, Brackens le drogue afin de saper sa volonté et de refaire réapparaitre son côté primitif. Il envoie un messager à la plantation pour annoncer que Jan a été aperçu. Bracken attend patiemment que Don Fernando et Trevor se mettent en route et peut rejoindre le pavillon de Georgia sans soucis. L’accueil amical de la femme se change en incompréhension puis en terreur quand Bracken lui présente son fils que Santos vient de sortir de la cage avec ces mots : Mère ! Tue ! Tout en grognant sauvagement, jan s’avance pour le massacre. Une forme se dresse soudain entre le chasseur et sa proie. Ramona, rentrée il y a quelques temps et venue rendre visite afin de discuter avec Georgia. Jan est troublé et s’arrête. Bracken saisit la jeune fille et la projette dans la pièce. Grave erreur ! C’est vers lui désormais que son tueur se tourne. Un bruit d’os cassés et de grognements suivi du silence. Ramona est prise dans les bras de Jan qui quitte la plantation.

Deux semaines plus tard, Harry Trevor et sa femme escorte une civière dans laquelle se trouve le docteur Bracken. Bras et jambes cassés, nez et une oreille disparus, ce n’est plus qu’une épave qui est acheminée vers la ville la plus proche pour y être soigné si c’est possible. Bracken, mis dans une pirogue voit arrivé une autre embarcation de laquelle descend un homme richement vêtu et d’allure noble. Il se dirige vers les Trevor et les enlace. Jan retrouve ses parents. Il est venus les chercher ainsi que Don Fernando et sa femme afin de les conduire auprès de Ramona, devenue princesse de Satmu qui a retrouvé ses vrais parents et qu’il s’apprête à épouser.

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Argosy du 23 mai 1931


Le personnage de Kline très fortement inspiré de celui de Burroughs a eu droit aussi à son adaptation cinématographique. Un sérial de 12 chapitres est sorti en 1935 sous le nom de "Call of the Savage". C'est surement pour cela que la première édition du récit en version roman sortie en 1937 porte ce nom. Une version courte de 70 minutes est, elle, sortie en 1956 sous le nom de" Savage Fury". Voici un synopsis. Ce que l'on peut constater, c'est qu'il ne reste pas rien chose du roman original.

Les parents du jeune Jan sont assassinés dans la jungle par un rival pour la formule secrète de ses parents et Jan est toujours recherché par ses assassins longtemps après. Il rencontre Mona, qui a des liens avec une ville perdue, et Borno, qui la protège. Les deux ont des secrets et dans la seconde moitié de la série, le casting découvre la mystérieuse ville cachée et l'action s'accélère, les pièges mortels et l'intrigue dans le château prennent le relais.

Quelques visuels
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Affiches du serial d'origine
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Affiche de Savage Fury
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Quelques images Jan (Noah Beery Jr.) , Mona (Dorothy Short), Borno (Harry Woods)
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Blu-Ray du sérial restauré chez Serial Squadron

On se retrouve normalement à la fin de la semaine pour le second récit.
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Re: Tarzan et tarzanides dans les pulps

Message par Gradatio »

Jan of the Jungle partie 8 : Les récits 7/9

Un peu plus trois ans et demi plus tard, Kline donnait à Jan une seconde aventure. Cette dernière, plus courte fut éditée dans Argosy en trois parties. Elle aurait d’ailleurs pu faire une bonne adaptation en film dans les années 40 ou 50 car elle est dépourvue des éléments fantastiques qui parsèment la première histoire.

Je vous la propose aussi sur trois jours pour occuper ce week-end qui s’annonce frisquet. Il y a cette fois-ci les illustrations mais je n'ai pas trouvé qui les avait réalisées.

Une dernière chose. Kline n'a pas du relire sa première aventure car ici, le père adoptif de Ramona est nommé Don Francesco alors que dans la précédente, c'est Don Fernando. J'ai laissé le nom d'origine pour plus de cohérence.

Jan in India (chapitres 1 à 6)

Au large des côtes indiennes navigue Le yacht de la famille Trevor. A son bord, outre les deux époux, Don Fernando et dona Isabella ainsi que Jan et Ramona. Les parents respectifs ayant demandé à nos deux tourtereaux de leur offrir un tour du monde avant leur mariage. Deux indiens s’y trouvent aussi. Le babuji Chandra Kumar, être grassouillet et Kupta, plutôt mince. Tout deux confiés par le maharaja de Varuda chez lequel ils ont séjourné pour leur servir de guide. La vue de la jungle rend jan nostalgique sans qu’il puisse exprimer son sentiment. Ramona pensant que la mine triste de son futur époux vient qu’il s’est lassé d’elle fait une scène et se retire dans sa cabine. Jan reste seul et désemparé à regarder l’étendue d’arbres devant lui appuyé sur la rampe. C’est à ce moment que Chandra Kumar va discuter avec Trevor à la barre pendant que Kupta, sur un signal de son compatriote sort une fronde et lance son projectile à la tête du jeune homme qui bascule par-dessus bord.

Chandra Kumar, satisfait d’avoir distrait le pilote reprend sa place et attend d’apercevoir une embarcation pas très loin d’eux. C’est alors qu’il donne l’alerte. Le jeune sahib a sauté à l’eau. C’est la panique à bord mais il n’y a aucune trace de Jan. Ramona pense que l’appel de la jungle a été plus fort et que suite à la dispute, il s’y soit rendu. Chandra Kumar fait remarquer que le bateau pas très loin est celui de son maître, le maharaja. Des signaux sont envoyés. Bien entendu, en attendant le récit, l’indien offre son aide pour rechercher le disparu. Un camp provisoire est établi sur la côte et le maharadja donne des ordres pour fouiller la plage afin de trouver des traces de débarquement. A l’insu de tous pourtant, le monarque reçoit Chandra Kumar qui annonce que la première partie du plan a réussi et que Jan est mort. Pour la suite, il demande à Kupta de laisser ses propres empreintes sur le sable et à Chandra Kumar, de faire semblant de retrouver un mouchoir en lambeaux appartenant au disparu (que le Babu a récupéré en douce). Cette phase réussit au-delà des espérances du traître qui avec les preuves fabriqués en déduit que Jan se dirige vers son territoire et propose à ses invités de l’accompagner jusqu’à son palais afin de pouvoir mieux s’organiser.

Lorsqu’il touche l’eau, Jan reprend instantanément ses réflexes. Le temps de remonter à la surface, le yacht est hors d’atteinte. Il décide donc de nager vers la plage. Un requin marteau qui a décidé d’en faire son repas le prend en chasse. Jan se débarrasse de ses vêtements afin de gagner en vitesse et récupère le couteau de poche qu’il a sur lui car il est évident qu’il ne pourra pas semer son adversaire. Il décide alors de lui faire face. Au moment de l’attaque, il s’empare des deux côtés de la tête du requin afin de pouvoir le chevaucher. Un fois sur son dos, il utilise le couteau pour lui faire sauter les deux yeux puisqu’il ne peut pas percer la peau. Malgré son infirmité, le squale ne renonce pas et Jan aperçoit deux autres créatures qui foncent vers lui mais à son grand étonnement, c’est le blessé qui subit l’attaque lui permettant de foncer jusqu’à la plage. Ayant repris son souffle, il ne lui reste plus qu’à explorer la jungle devant lui. L’odeur d’un félin lui parvient. Il s’agit d’un tigre. Jan se réfugie dans un arbre mais un deuxième rugissement se fait entendre au dessus de lui. Une panthère noire prête à bondir. Jan parvient à s’agripper à une branche au moment où la panthère se jette sur lui. L’élan l’envoie tomber sur le tigre en dessous. Jan ne perd pas de temps et en profite pour s’éloigner à travers les arbres. Après s’être rassasié de la viande de paon, il est obligé d’attendre pour boire qu’un tigre ait déguerpi. Une fois au sol, il se constitue une hache de pierre rudimentaire mais solide et reprend sa progression. L’odeur d’un feu l’attire. Un homme et un enfant se prépare un repas. Jan sent aussi la présence de deux tigres. Un couple prêt à attaquer. La tigresse va se jeter sur l’enfant qui s’est éloigné pour couper du bois quand Jan se laisse tomber au sol et affronte le félin. Il parvient à frapper la bête à la tête. Cette dernière est désorientée mais n’est pas vaincue. Le mâle entre temps s’en est pris à l’homme. L’enfant apporte à Jan la lance de son père, ce qui permet à l’homme de la jungle d’en finir. Le mâle a emmené sa proie et l’enfant demande à Jan de le poursuivre car même si il a peu d’espoir, il doit rendre à son père le rituel sacré en brulant son corps. Même si le concept lui échappe, Jan accepte et la traque commence. Pour traverser une rivière infestée de crocodile, Jan prend l’enfant sur ses épaules et saute de branche en branche. Il découvre très vite les restes du pauvre homme. Jan veut en finir avec le tigre et propose de continuer la poursuite. Ils le repèrent vite mais au moment où jan réfléchit à une attaque, il est soudain emprisonné dans les anneaux d’un python.

Chandra Kumar et Kupta font mine de partir sur la piste de Jan mais rapidement, ils empruntent une autre route. Le babu a rendez-vous avec Zafarulla Khan, un rebelle engagé par le maharaja pour kidnapper Ramona (on ne sait pas encore dans quel but). Le babu amène l’argent ainsi que des déguisements (de longues barbes notamment) afin de faire accuser une autre ethnie. Les deux hommes du maharaja retournent par la suite vers le campement mais restent bien à l’écart en attendant l’attaque. Pour éloigner les hommes du camp, le maharaja leur propose une chasse à dos d’éléphants. Tout se passe comme prévu. Le traitre ayant laissé une toute petite faction de ses hommes au camp assurant que les femmes ne risquent rien. L’attaque survient au moment du repas et comme prévu, les gardes en place sont vite mis en déroute. Georgia et Dona Isabella tentent bien de résister en ouvrant le feu mais leurs armes ont été chargées à blanc. Ramona, qui se trouvait un peu à l’écart sent bien que c’est après elle que les assaillants en ont. Un des hommes du camp, un vieil homme préposé à la cuisine lui demande de le suivre afin de la mettre à l’abri.

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Argosy du 12 janvier 1935

Les illustrations de cette première partie
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A suivre...
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