Tarzan et tarzanides dans les pulps

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Gradatio
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Re: Tarzan et tarzanides dans les pulps

Message par Gradatio »

Merci Doc :jap:

Oui, la première mouture est bonne. Il s'agit d'une coquille de l'éditeur sur la seconde, je pense. De toute façon une fois de plus, le titre n'a rien à voir avec le contenu :lol:
Le sage est celui qui connait ses limites. :jap:
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Re: Tarzan et tarzanides dans les pulps

Message par Gradatio »

Tour d'horizon des récits secondaires de Jungle stories partie 5 :

Au moment de préparer ce qui aurait dû être la dernière partie consacrée aux histoires secondaires de Jungle Stories, je me suis trouvé devant un imprévu. Deux des dix récits sélectionnés possédaient deux illustrations. J’ai pensé à plusieurs solutions : faire l’impasse sur les dessins supplémentaires mais c’est tout de même le but premier de ce topic, ne garder que huit histoires ou alors diviser en deux comme je le faisais sur les chapitres de Ki-Gor.
J’ai finalement opté pour une quatrième solution : Celle de proposer en deux fois dix illustrations. Je vous propose aujourd’hui huit des dix récits que j’avais sélectionnés. Les deux autres vous seront proposés dans quelques jours avec au maximum huit autres dès que je les aurais préparés.

The Witch Maiden
Vol.3.9a.jpg
Civilisation perdue avec jolie prêtresse à la clé. Un classique qui marche toujours.

Kraal of the Golden Claws
Vol.3.9b.jpg
Vol.3.9c.jpg
Un homme blanc et ses deux alliés pygmées au secours de la fille d'un docteur kidnappée par les hommes-babouins.

Dark Land
Vol.3.10.jpg
Vol.3.10b.jpg
Un contre-maître blanc tyrannique ne s'attend pas à ce que ses dociles ouvriers fomentent une vengeance.

Silver Kraal
Vol.3.11a.jpg
Bwana Two-Sleep
Vol.3.11b.jpg
Ces deux récits publiés dans le même numéro ont des thèmes assez semblables. Celle d'une tribu adorant le dieu-crocodile. La première se passe dans une cité perdue et la seconde chez les Pygmées.

Thoth the Terrible
Vol.3.12.jpg
Un babouin, cobaye d'un laboratoire développe une intelligence humaine. Il prend la fuite et le commandement d'un groupe de primates qui va semer la terreur d'autant plus que l'animal sait se servir d'un arc. Très bon récit.

The Last Trek of Bwana Long-Eyes
Vol.5.4.jpg
Dernière mission pour un soldat bien délicate pusiqu'il doit en plus en découdre avec le nouveau commissaire du district peu respecteux envers les peuplades de la région.

Return of a Warrior
Vol.5.9.jpg
Le retour au village d'un natif ayant étudié en Angleterre lui permettra d'organiser la résistance face à un groupe d'esclavagistes qui débarque au même moment.

A suivre...
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Re: Tarzan et tarzanides dans les pulps

Message par Gradatio »

Tour d'horizon des récits secondaires de Jungle stories partie 6 :

Voici la dernière salve d'illustrations des récits secondaires annoncée avec un peu de retard sur mon planning.

Amazon Queen of Ophir
Vol.2.7.jpg
Le classique mélange cité perdue + Jolie prêtresse.

Murderer Moon
Vol.2.9.jpg
Les nazis sévissent dans la jungle en se servant de la secte des hommes-léopards.

Lair of the Devil Beast
Vol.3.3.jpg
Un safari a la mauvaise idée de traverser le territoire d'une tribu de gorilles.

King Wembi’s Death-Trade
Vol.3.4.jpg
Affrontement de deux groupes de blancs pour la possession d'un totem rempli de rubis.

Whispering Shadows
Vol.3.5.jpg
Un aventurier à la recherche d'un couple disparu se retrouve accusé de meurtre.

Phantasma
Vol.3.7.jpg
Un récit aux accents fantastiques qui met en parallèle une jolie femme et un python.

Safari for Satan’s Diamond
Vol.3.9.jpg
Une nouvelle histoire de safari à la recherche d'un homme disparu.

Serpent's Fetish
Vol.4.5.jpg
Un autre récit fantastique dans lequel le héros a un serpent comme animal de compagnie et défend une vallée remplie de dinosaures de blancs trop curieux.

Amazon queen of Ophir (2)
Vol.5.7.jpg
Le titre vous dit quelque chose ? Normal puisqu'il est nommé sur le premier récit juste au dessus. Il s'agit ici d'une histoire différente venant des revues jumelles dont j'ai parlé à plusieurs reprises. Le titre n'a rien à voir avec l'histoire. Celle d'un blanc à la recherche de sa femme capturée par une tribu.
La couverture est à elle seule une arnaque en annoncent "Big Complete Novelet". L'histoire en question fait...8 pages !

Ghost gold of M’Bwala
Vol.5.11.jpg
Une chasse au trésor. Ce récit est proposé dans le dernier numéro de Jungle Stories.

Et voila. Je crois que l'essentiel a été dit sur les récits secondaires (comme sur la revue en général). Il en reste bien d'autres à présenter mais dans cette selection, j'ai essayé de marier les illustrations les plus interressantes aux récits qui m'ont le plus marqués.
Cette fois-ci, la prochaine fois, ce sera bien le résumé des quatre derniers récits de Ki-Gor.

A suivre...
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Re: Tarzan et tarzanides dans les pulps

Message par Gradatio »

Ki-Gor Partie 31 : Récits 56 à 59 (Jungle Stories Vol.5 N° 8 à 11)

On y est ! Voici le résumé des quatre derniers récits de Ki-Gor publiés dans Jungle Stories.

Avant de commencer quelques explications :

Quatre récits mais seulement trois résumés. Vous aurez compris de quoi il s’agit pour le quatrième mais je vous laisse découvrir ci-dessous.

Quatre récits mais seulement deux illustrations. Cela vient du fait que deux d’entre eux sont sous forme numérique trouvés chez Radio Archives dépourvue, je le rappelle, d’images.

Il est étonnant de constater que les derniers numéros sont aussi compliqués à trouver que les premiers. Je pense que cela vient du fait qu’ils devaient être tirés à moins d’exemplaires (pure supposition de ma part).
Le dernier est quand même plus courant mais est l’un des plus chers (une centaine de dollars en moyenne pour un état moyen). Cela vient du fait qu’il contient une aventure de Sheena qui est d’ailleurs l’histoire la plus longue de la revue. Je reviendrai sur ce récit et le personnage qui n’aura pas connue une grande carrière sous forme de pulps prochainement.

Bon, tout est dit, je vous laisse avec les résumés.

56) The Silver Witch (2) : (printemps 1953)
Je dois vous avouer que quand j’ai découvert ce récit, j’étais extrêmement agacé. Il ne s’agit pas uniquement du dernier des sept titres repris par l’éditeur qui fera l’effort de proposer des titres inédits dans les trois derniers numéros mais simplement de la réédition de la même aventure, couverture comprise (qui est une fois de plus une arnaque en annonçant « A new great novel ») venant du récit N°26 (VOL.3 N°2). Il s’agit même d’une version allégée puisqu’il manque carrément la conclusion ! Mon agacement venait du fait qu’une fois encore, on ne trouve pas ce renseignement sur les sites que j’ai consultés à l’époque (j’en ai trouvé un depuis où c’est enfin mentionné). Je ne sais pas si l’illustration est originale puisque mon exemplaire numérique vient du site Radio Archives et en est dépourvue.
JungleStories56.jpg
Couverture originale
Jungle Stories _56 Spring 1953.png
Couverture Radio Archives

57) Slave-Caverns of Molundu : (automne 1953)
Ki-Gor a accepté un défi de la part de ses deux tribus amies : celui de leur ramener de la nourriture qui semble se faire rare dans la région. Ses recherches le conduiront à faire une découverte : Un crocodile taillé en pièces. Il n’a pas le temps de réfléchir à la cause car il tombe sur un buffle qu’il lui donne du fil à retordre avant qu’il ne parvienne à le terrasser et à gagner son pari. La veillé au coin du feu où l’ensemble des deux tribus attendent qu’il raconte sa chasse est soudain interrompue par le cri d’Hélène qui, fatiguée était allé se reposer loin des voix. Ki-Gor est le premier sur les lieux quand il tombe sur des fourmis géantes ! Ces dernières se tiennent sur deux pattes et se lance sur l’homme et ses alliés qui sont pétrifiés. Ki-Gor se défend vaillamment et constate qu’il n’a pas affaire à des insectes mais des hommes vêtus de telle façon qu’ils en ont l’apparence. Il prévient tout le monde et l’espoir change de camp. Massaïs et pygmées sont redoutables au combat et c’est vite la débandade chez l’ennemi. La poursuite continue dans la jungle. Quand tout le monde rentre au camp, le bilan est dressé. Hélène a surement été kidnappée par ces étranges hommes-fourmis et on déplore six morts parmi les Massaïs. Les espèces de haches dont se servaient leurs adversaires semblent être enduites de poisons. Pourtant, le soir, alors que le groupe s’organise pour retrouver la jolie rousse, les guerriers prétendus mort reviennent à eux. Une énigme de plus à résoudre pour nos héros. La piste les mène le lendemain aux abords d’une caverne où se trouve un groupe de Wasulis qui s’échine à boucher l’ouverture. Ki-Gor est alors persuadé qu’ils essaient d’enterrer sa femme et leur bondit dessus. Il s’empare du chef pour arrêter les guerriers pendant que pygmées et Massaïs sont prêt à l’affrontement. Le chef Wasuli ne comprend pas ce que lui veut l’homme de la jungle. Ils ont bouché cette issue pour couper la route des hommes-fourmis : une tribu qui vit sous terre et sort régulièrement faire des razzias dans leur tribu. Il propose de les emmener à leur village où le conseil pourra attester de sa bonne foi. Une fois sur que les Wasulis lui ont dit la vérité, Ki-Gor propose une alliance mais le chef est plutôt frileux. Après moult discussions, il confie tout de même dix hommes à ces insensés qui parlent de prendre d’assaut les hommes insectes dans leur antre. Un Wasuli non prévu se joint à eux en toute discrétion Il s’agit de M’Tiba qui ne supporte pas la lâcheté de son chef et qui leur annonce pouvoir les guider efficacement jusqu’à leurs ennemis. C’est sous une pluie battante que la petite armée arrive aux alentours de plusieurs entrées de cavernes qui d’après le guide Wasuli ne sont pas gardé. Ki-Gor part en éclaireur dans l’une des plus grandes et revient chercher le groupe en indiquant qu’il y a quand même des gardes. En deux files Indiennes, les hommes progressent dans les profondeurs de la terre dont les murs sont recouverts d’une substance phosphorescente permettant d’y voir. A une intersection, Ki-Gor et M’Tiba partent chacun d’un côté reconnaitre le terrain. Au retour des deux hommes, il est décidé de partir du côté qu’a indiqué le Wasuli qui semble plus sûr. Mais au bout du tunnel, une désagréable surprise les attend : Il s’agit d’un cul de sac. Tout de suite à l’arrière résonnent des cris et les Massaïs annoncent l’arrivée d’un groupe d’homme fourmis. Le combat qui s’engage est âpre. Après avoir résisté quelques temps, les grands guerriers redoutés dans toute la jungle commencent à tomber. Les Wasulis paniquent et s’empêtrent dans ceux qu’ils sont censés aider. De plus en plus esseulé, Ki-Gor parvient à remonter jusqu’à une intersection et tombe sur M’Tiba en fuite aussi. Au moment où il se croit débarrasser d’affaire, le seigneur de la jungle reçoit un coup sur le crane et tombe inanimé. Hélène a repris conscience et peu à peu, les souvenirs reviennent. Les hommes fourmis, un effleurement d’une hache et la paralysie (ce qui explique pourquoi les Massaïs étaient revenus à eux). Elle ne tarde pas à faire connaissance de ses geôliers et en apprend plus sur sa capture. Mebo est un capitaine ambitieux qui est au service du prince Ruk, un albinos. La tribu est gouvernée depuis toujours par une reine blanche et c’est la mère de ce dernier, Amra qui est en ce moment sur le trône. Ruk la déteste et veut le pouvoir mais les mâles ne peuvent gouverner. En se débarrassant de sa mère et en présentant Hélène comme son épouse, il pourra prendre les rênes du pouvoir et nommer Mebo capitaine de la garde royale en remerciement. Ki-Gor reprend conscience dans une prison d’où on vient très vite le chercher pour le présenter à la reine Amra du peuple des Molundus. Il n’y comparait pas seul. Il y retrouve N’Gesso, George et les quelques rescapés de l’embuscade. Ses amis sont dans un triste état ayant vraisemblablement été torturés. La rencontre a lieu dans une caverne géante. La reine est une albinos plutôt imposante entourée d’une cour dont les membres ont la même particularité. Amra demande des explications sur la présence de ses intrus qui ont décimé une partie de son armée. Celui qui répond aux questions n’est autre que M’Tiba. On apprend que ce traitre capturé par la tribu leur a proposé son aide et depuis espionne les Wasulis et fournit même des esclaves aux Molundus. Lorsqu’il évoque la cause de la venue de Ki-Gor, à savoir récupérer Hélène, Mebo grimace. Cet espion est en train de saboter son plan. La reine Amra n’est pas dupe du complot et en profite pour faire venir Hélène et de neutraliser son fils félon. M’Tiba n’est pas mieux considéré puisqu’il est emprisonné pour avoir fait perdre la vie à beaucoup de guerriers. Quand la reine veut s’en prendre à Mebo, celui-ci n’a plus le choix et dévoile ses cartes. Une partie des gardes lui est dévoué et c’est le moment de la révolte. Dans la confusion qui s’en suit, Mebo tue Ruk devenu inutile à ses plans et veut en finir avec Hélène car la reine s’est mise hors de portée. Ki-Gor et ses amis profite que les gardes s’entretuent pour essayer de s’échapper. Le seigneur de la jungle arrive à temps pour s’occuper du renégat qui finit par succomber et le quatuor reconstitué se charge de libérer les esclaves Wasulis qu’ils finissent par gagner à leur cause. Le village dans la grande caverne est incendié. Amra handicapée par les flammes qui l’aveugle ne peut éviter la foule qui la projette dans le brasier. Sur le chemin de la sortie, Ki-Gor repère la forme sans vie de M’Tiba lynché par ses compatriotes parmi lesquels se trouve la femme et les deux filles du chef Wasuli que le traitre avaient prises comme servantes. Tout ce petit monde rejoint le village et il semble bien que la menace des hommes-fourmis ait pris fin.

Enfin, un récit inédit après deux rééditions ! Il s’agit de l’un des plus longs (une soixantaine de pages) concentré principalement sur les scènes d’actions. Pas un des meilleurs mais agréable tout de même.
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Une illustration non signée mais qui semble être de Vestal

58) Fane of the Python Prieistess : (hiver 1953-54)
Ki-Gor revient d’une inspection en pays Azele. Les rumeurs signalent la désertion de plusieurs villages. Le seigneur de la jungle tombe à deux reprises sur des safaris. Le premier est conduit par Tanner, une ancienne connaissance, trafiquant d’ivoire qui n’a jamais été condamné faute de preuve. Il demande la permission à Ki-Gor de traverser le territoire pygmée pour se rendre en pays Ugala pour y rechercher des plantes rares. Le refus est catégorique et Ki-Gor échappe à un coup de feu tiré « par accident » par un Askari. Le second safari est déjà, lui, sur ses terres. Il est mené par Simcoe, un guide là encore connu de notre héros. Il lui amène le docteur Parva qui lui demande de lui servir de guide à travers les marais Ugala afin d’y trouver une cité perdue qu’à apparemment découvert une précédente expédition mené par le professeur Wallace, le seul à avoir été retrouvé et qui avant de mourir a eu le temps d’en parler. La cité aurait en son sein un trésor inestimable mais la principale motivation du docteur est de retrouver son fils qui faisait partie de l’expédition. Pour Ki-Gor, seul N’Geeso ou un membre de sa tribu peuvent les aider puisque même lui ne connait pas bien ces marais. L’arrivée chez les pygmées réserve une mauvaise surprise au groupe. Ce dernier a été ravagé et de nombreux corps parsèment le village désert. Hélène, qui était censée l’attendre là a disparue elle aussi. Des survivants finissent par apparaitre et raconte comment ils ont été berné par un blanc (Tanner) qui s’est servi d’Hélène comme otage afin de pénétrer dans le village. Beaucoup ont été fait prisonniers et emmenés. N’Geeso était absent et à son retour, a lancé un appel aux Massaïs avant de se lancer avec quelques guerriers à la poursuite des agresseurs. Guidé à son tour par un des rescapés, le safari affronte les marais putrides parsemés d’obstacles mais remonte rapidement la piste lorsque des coups de feu éclatent. Ki-Gor part en éclaireur et tombe sur une bataille entre une partie des Askaris et les pygmées qui ont réussi à les encercler. Il retrouve le vieux chef et ensemble élabore une stratégie. Ils mettent le feu aux herbes environnantes afin de faire fuir les animaux et créer la pagaille au cœur de l’ennemi. Mais si la première partie fonctionne, la seconde connait quelques ratés. Ki-Gor reçoit une balle qui le fait choir de l’arbre dans lequel il était et ne doit la vie sauve qu’à son ami qui le sort de cette sale situation. Après l’incendie, le bilan est tiré. Tanner a réussi à passer entre les mailles du filet avec quelques Askaris et Hélène. Ki-Gor, dont la blessure n’était pas grave est bientôt rejoint par les membres du safari et voit aussi débarquer George et ses Massaïs. Ils étaient déjà en route au moment du message de N’Geeso, ce qui leur a permis d’être vite sur place. Comme à l’accoutumée, Ki-Gor décide de partir en éclaireur. Il parvient au bord d’un cours d’eau où il repère un indigène. Au moment où il se lance pour le capturer, un crocodile surgit et s’en prend à l’homme. Ki-Gor intervient et tue le saurien. L’homme reconnaissant s’appelle Valchas et est considéré comme un renégat dans sa tribu. Il vient d’être agressé par un homme blanc qui s’est emparé de sa pirogue et s’est engagé dans le cours d’eau. Devant la mine déconfite du lord de la jungle qui imagine que la poursuite va se corser, il le rassure en indiquant qu’il existe de nombreuses embarcations sur les berges. Le chemin emmène à la citadelle de V’lor dans laquelle vit un peuple retiré qui ne supporte pas les étranger et qui vénère le dieu serpent. La pirogue trouvée, la poursuite peut commencer. Grace à l’agilité des deux hommes, le terrain perdu est vite rattrapé. Ils arrivent aux abords de la cité auquel on ne peut accéder que par le cours d’eau, Tanner repère ses poursuivants et ouvre le feu. Du haut des remparts sont soudain lancés des étranges objets. L’avertissement de Valchas arrive trop tard. Une fumée s’échappe et enveloppe les pirogues et tout le monde se trouve plongé dans l’inconscience. A son réveil, Ki-Gor découvre à ses côté un blanc. Il s’agit de David Parva, le fils du docteur, seul survivant de l’expédition Wallace. Il raconte que les habitants de ce lieu ont une technologie très avancée par certains côtés, notamment en matière de nourriture synthétique et l’utilisation de plantes pour produire du gaz. Les deux hommes sont interrompus par la venue d’un visiteur. Il s’agit de Valchas qui a réussi à échapper au gaz en sautant dans l’eau. Il a la possibilité de les faire sortir mais il faut se dépêcher. Ki-Gor ne veut pas partir sans Hélène. Il apprend que par la couleur de ses cheveux, sa femme est considérée comme une prêtresse du dieu serpent et qu’elle doit se trouver dans le temple des sacrifices. Des gardes apparaissent alors et malgré une belle résistance, notre héros est emmené jusqu’au temple où il est attaché sur un autel. La cérémonie commence et il est surpris de voir parmi les prêtres Hélène qui chante et danse. Indiscutablement, elle semble droguée. En face de lui, des portes closes. Quand la danse atteint son paroxysme et que les prêtres se retirent, Hélène comme un zombie s’approche de son mari armée d’un couteau. Une des portes s’ouvre et de là sort le plus grand serpent que le seigneur de la jungle ait vu dans sa vie. Il parvient à sortir un peu sa femme de sa torpeur et celle-ci dans un moment de lucidité lui coupe les liens. Il s’empare du couteau et affronte la créature géante qu’il parvient à toucher au niveau de la tête. Trainant sa femme qui ressemble à un zombie, il sort du temple et a repéré une passerelle qui lui permet de se rapprocher de la sortie. Sur le pont, surgit Tanner qui semble lui aussi sur le point de s’évader mais le trafiquant s’en prend à Hélène et finit sa carrière tristement lorsque Ki-Gor en a terminé avec lui. Valchas et David ne sont pas loin quand ils entendent l’alerte. Sur le fleuve apparaissent des pirogues contenant les membres du safari ainsi que les Massaïs et les pygmées. Il s’agit d’empêcher les V’lor de projeter leur gaz sur eux. C’est à l’assaut de la tour que se lance les trois hommes et Hélène sortie de son hébétement. Même si leurs ennemis sont plus nombreux, le feu qu’ils enclenchent permet aux pirogues d’accoster et aux guerriers de mener un assaut rapide puis avant que les membres de la cité ait eu le temps de s’organiser, tout le monde est remonté en pirogue et reprennent la route du retour en laissant leurs adversaires panser leurs plaies. Les Parva projettent de revenir pour découvrir les merveilles de V’lor.

Si il faut trouver à la série un mauvais récit, le voici sans aucun doute possible. On arrive, on casse tout, on repart. Pas de méchant un peu intéressant, le récit qui se concentre sur plus de la moitié sur le voyage à travers les marais où il ne se passe pas grand-chose et ne développe même pas un peu cette civilisation perdue. La fin n’est pas loin.
Junglestories58.jpg
Couverture originale venant du récit 21 (Vol.2 N° 9)
Jungle Stories _58 Winter 1953.png
Couverture Radio Archives

59) White Cannibal (printemps 1954)
Ki-Gor, Hélène et les deux chefs prennent du bon temps quand ils sont dérangés par M’Mari, chef cannibale des Lakatulas qui annoncent que le grand chasseur blanc réputé dans toute la jungle et allié de leur tribu, Kurtz Kreel, a décidé que le seigneur de la jungle serait sa prochaine proie lors de la chasse qu’il organise. Ki-Gor décide de relever le défi seul contre l’avis de ses trois proches et suit en cachette la trace du cannibale qui l’entraine jusqu’au camp du chasseur. Trop sûr de lui, il descend pour s’emparer du blanc imprudent quand son pied se prend dans un piège. Coincé comme un débutant, il ne peut rien faire lorsque les quelques guerriers Lakatulas le mettent dans une cage sous les ordres de Keel qui pavoise. Ce dernier propose alors ses conditions à notre héros. Il lui annonce la capture de sa femme et des deux chefs par les Wandarobos, autre tribu cannibale qui détient le trio près d'une chute d’eau. Keel propose à Ki-Gor de le libérer et lui donne comme point d’arrivée l’endroit où sont retenus les siens. Une fois la cage ouverte, le grand blond ne perd pas de temps et prend tout le monde de vitesse, récupère des armes et retrouve l’endroit où il se trouvait pour constater qu’en effet, une bataille a eu lieu. Le jeu du chat et de la souris commence alors et il évite une première fois une salve de balles de son adversaire. Il se rend compte que les latakulas ne sont aux côtés du chasseur qu’en rabatteurs et ne s’en prennent pas à lui directement. Cela va lui servir. Une lionne lui barre la route et finit empalée sur sa lance. Il la laisse bien en évidence pour impressionner ses poursuivants. Il finit par échapper aux recherches et à son tour se met en embuscade. Lorsque l’occasion se présente, il surgit de derrière un fourré et fait voltiger le fusil de Kreel qui dégaine son pistolet qui finit aussi dans les herbes. Autour des guerriers en cercle, le duel peut commencer et Kreel sort son couteau. L’expérience du chasseur lui permet de mettre son adversaire en difficulté mais quand Ki-Gor le désarme en lui cassant le poignet au passage, il se rend compte qu’il n’est pas de taille au corps à corps. Trop tard, Ki-Gor le termine et il tombe mort. Les Latakulas lèvent leur lance à leur tour pour en finir lorsqu’ils s’écroulent les uns derrière les autres. Ki-Gor doit la vie à M’Mee, l’un des plus jeunes guerriers de la tribu d’N’Geeso venu avec du renfort. La troupe débarque dans le camp Wandarobos connu pour leur lâcheté et ceux-ci ne tardent pas à s’éparpiller dans tous les sens permettant la libération des prisonniers. Les retrouvailles sont heureuses et le petit groupe va pouvoir reprendre sa petite vie.

La dernière aventure de notre héros est aussi la plus courte (moins de 20 pages). Sympathique récit pour finir.
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L'ultime illustration signée Chet Rizio Sur lequel je n'ai trouvé aucun renseignement.

Et voilà, nous arrivons au bout de l’étude du Tarzanide de pulps le plus prolifique. Je remercie les Pimpfeurs et les lecteurs qui m’auront suivi jusqu’au bout. Je consacrerai un dernier chapitre au personnage car ce dernier est revenu il y a une petite dizaine d’année pour quelques aventures sous la plume de différents auteurs dont je parlerai à ce moment-là.

A suivre donc...
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Gradatio
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Re: Tarzan et tarzanides dans les pulps

Message par Gradatio »

Ki-Gor , les nouvelles aventures : prologue

Entre 2007 et 2014, Ki-Gor fut sorti des limbes où il vivait depuis 1954 pour une nouvelle série d'histoires écrites par différents auteurs.

Au final, il y eu quatre livres pour treize récits. J'avais écrit une présentation générale de ceux-ci mais je n'étais pas satisfait pour la simple raison que je n'avais pas encore lu les histoires.

Il y avait deux raisons à cela.

Tout d'abord, j'ai la manie de lire une série qu' à partir du moment où j'ai toutes les histoires en mains et là, il y a toujours un livre qui m'échappe ( introuvable est le mot).

La seconde raison est l'appréhension d'être déçu car j'ai adoré les histoires de ce personnage. Elles correspondent à une certaine époque et même si des auteurs modernes se débrouillent bien pour rendre l'atmosphère des récits d'antan, il y manque tout de même un petit quelque chose. J'en veux pour preuve les récits de Will Murray sur Tarzan ou Doc Savage.

Finalement, je profite de quelques jours de vacances pour me plonger enfin dans les récits que je possède et pouvoir vous en parler en connaissance de cause.

J'en ai lu quatre jusqu'à présent et en gros, la déception est bien là mais moins importante tout de même à ce que je croyais.

Rendez-vous pour une présentation prochainement.
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Re: Tarzan et tarzanides dans les pulps

Message par PifouPocheAddict »

Très intéressant ! :pouce:
Pour un mec qui est en vacances, tu bosses comme un fou ! :ane:
Glop Glop la "Glopglopitude" ! :criswel: ... Pas Glop la "Pasglopitude" !!!
Ici ►>>>Ma liste de recherches ! <<< ◄ iↄI
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reedff
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Re: Tarzan et tarzanides dans les pulps

Message par reedff »

On ne peut que t'encourager c'est un travail monstrueux. On est aussi gâté au niveau de la qualité des couvertures.
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Gradatio
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Re: Tarzan et tarzanides dans les pulps

Message par Gradatio »

Merci les amis :jap:

C'est du plaisir avant tout et si vous appréciez que je vous en fasse profiter, c'est tout bénef.

Au niveau couverture, je ne peux malheureusement pas promettre la même qualité que celles déjà publiées. Fiction House étant certainement l'éditeur qui a produites les meilleures.

En tout cas, en attendant, j'ai réussi à réunir quasiment l'intégralité des séries dont je vous parle en page 1.

Il ne reste plus qu'à les lire et à vous en faire un compte rendu.

Il y en a encore pour quelques mois. :fonsde: :lol:
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drou
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Re: Tarzan et tarzanides dans les pulps

Message par drou »

En tout cas, excellent tout ces résumer. :chapeau:
Un jour je vais relire tout ces résumer, je vais y passer un bon moment. :good:
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Re: Tarzan et tarzanides dans les pulps

Message par Gradatio »

Merci Drou :jap:

Il faut dire que ces résumés ont été fait "en Live" il y a entre un et deux ans. A chaque fin de lecture, j'écrivais le résumé de ce que je venais de lire. J'ai remanié un peu le texte pour la publication et ai supprimé quelques passages sans intêret pour l'histoire générale mais en gros, à part les premiers résumés que j'ai condensé, le reste est assez proche du déroulé de l'histoire.

Je vais avoir plus de mal pour les personnages suivants car j'ai moins de temps avec le Wiki. J'essaierai de faire au mieux mais les posts seront plus espacés d'autant que je dois déjà lire la plupart des récits.

Allez, on continue..
Le sage est celui qui connait ses limites. :jap:
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Re: Tarzan et tarzanides dans les pulps

Message par Gradatio »

Ki-Gor , les nouvelles aventures partie 1 : Ki-Gor: Jungle Lord

Le premier des quatre livres consacré à Ki-Gor est sorti le 21 novembre 2007 chez l’éditeur Wildcats et jusqu’à présent, il a échappé à mes recherches. J’ai pourtant fouillé chez les différents vendeurs américains en ligne mais il semble avoir été édité en peu d’exemplaires et il n’existe pas sous forme numérique contrairement aux trois suivants. Il est composé de quatre récits tous écrit par un auteur différent. Faute de pouvoir parler des récits, je vous ai mis quelques infos sur les auteurs quand j’ai trouvé quelque chose.

Voici son sommaire :

Armaana's Dark Mirror • short fiction by Peter Currane
The Lost Valley of Ja Far • short fiction by Tom Johnson
Curse of the White Witch • short fiction by Wayne Skiver
Moon of the Demon Men • short fiction by Duane Spurlock
Armaana's Dark Mirror • interior artwork by Ron Wilber

On ne connait pas grand-chose sur Peter Currane à part qu’il est un amateur de Ki-Gor. Il a créé une page consacré au personnage : petercurrane.wordpress.com qui m’a été très utile dans mes recherches des Jungle Stories. Il y a quelques petites approximations et coquilles mais il a le mérite d’exister. Il y a quelques liens qui renvoient sur des récits disponibles sur le net.

Sur Tom Johnson, j’ai trouvé ce petit article sur un site spécialisé pulps.

Tom était un des premiers fans de pulp après avoir découvert The Shadow et Doc Savage dans des réimpressions de poche dans les années 1960. Il ne fallut pas longtemps avant qu'il ne trouve le reste des héros de pulp. De retour d'une tournée au Vietnam, il rencontre un autre fan qui lui présente BRONZE SHADOWS de Fred Cook. Tom et sa femme, Ginger, ont été fascinés par le concept du fanzine de Fred et se sont abonnés à tous les fanzines pulp du marché jusqu'en 1982, date à laquelle ils ont publié leur propre magazine de fans de pulp, ECHOES, puis en 1995, ils ont lancé une série de magazines de fiction qui durerait pour une autre décennie. Au fil des ans, Tom a créé de nouveaux héros de pulp et écrit de nouvelles histoires mettant en vedette les personnages originaux.
Trois de ces nouveaux héros de pulp sont The Black Ghost, The Masked Avenger et The Mind Master
Maintenant à la retraite, Tom apprécie les nombreux nouveaux écrivains dans la nouvelle génération.


Sur Wayne Skiver, pas grand-chose à part une interview qui serait peut-être indigeste de mettre ici. C’est un auteur qui a créé le personnage de Professor Stone qui semble très inspiré de Doc Savage.

Pour Duane Spurlock, une bio tiré du net.
Duane Spurlock écrit des contes d'action axés sur l'aventure et la fantasy. Il a été identifié comme un écrivain du mouvement New Pulp, puisqu'il a écrit de nouvelles histoires mettant en scène des personnages de l'âge d'or de l'ère de la pulp fiction - les années 1930 et 1940 - mais Spurlock préfère se décrire comme un écrivain de genre : Il écrit des romans et des histoires sur de nouveaux personnages se déroulant à différentes époques, y compris le Far West, le présent et la décennie des années 1950 au cours de laquelle l'histoire a suivi un cours alternatif par rapport à celui que nous connaissons aujourd'hui.
Spurlock a publié des histoires à la fois dans des éditions imprimées et sous forme de livres électroniques.
Il a également travaillé comme illustrateur pour certains livres, notamment ceux écrits par Brian Showers. L'un d'eux, The Bleeding Horse and Other Ghost Stories, a remporté le prix Children of the Night de la Dracula Society.
Spurlock a beaucoup travaillé dans l'édition - en tant que journaliste, photographe et dessinateur éditorial pour des journaux ; rédacteur technique et éditeur de revues spécifiques aux logiciels du groupe Cobb ; et directeur du contenu pour l'éditeur Internet Emazing.com. Il travaille actuellement avec des cliniciens et des statisticiens axés sur l'amélioration de la qualité dans le domaine des soins de santé.
Il prétend aimer les écrits d'Elmore Leonard, Charles McCarry, Bill Brooks, Loren Estleman, Alan Furst, Daniel Woodrell, James Sallis, Donald Hamilton, Manly Wade Wellman, Lester Dent, H. Bedford-Jones, A. Conan Doyle, Marcel Allain et Pierre Souvestre, Maurice Leblanc, Jules Verne et Alexandre Dumas.


Ki-gor01.jpg
La couverture est de Tom Floyd à qui l’on doit aussi celle-ci
tarzan_backcover.jpg
Les intérieurs que je n’ai pas vu sont signés Ron Wilber qui exerce ses talents à priori sur les personnages féminins.
Ron Wilber1.jpg
Ron Wilber2.jpg
A suivre avec cette fois-ci les histoires commentées...
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Doc Mars
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Re: Tarzan et tarzanides dans les pulps

Message par Doc Mars »

:pouce:
L'illustration 1 de Joan me rappelle Denis Sire, époque Métal Hurlant :wink:
* Je recherche: Antares n°111; Astrotomic n°38; French Bill n°21-22-23; Joé Texas n°18-35; Kali n°2; Lancelot n°94-100; Marco Polo album n°16; Princesse n° 23 -37-43-51 (mai 1966)-56; Sonic n°16-18; Sans Peur n°104 (03-04/1960 -SEG); Super Boy n°100-103; Super J n°29; Teddy (série 1) n° 3; Tenax n°1-3-10-11-14-20; Totem (série 2) n°3-4;

"Si on ne peut avoir la réalité, un rêve vaut tout autant." Ray Bradbury, Chroniques Martiennes
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Gradatio
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Re: Tarzan et tarzanides dans les pulps

Message par Gradatio »

Ki-Gor , les nouvelles aventures partie 2 : Savage Tales of Ki-Gor, Lord of the Jungle

Avant de commencer, je tenais tout d’abord à rectifier une bêtise écrite plus haut. Il ne s’agit pas de 13 nouveaux récits mais de 12. Dans mes comptes, j’ai pris une ligne qui n’était autre que la désignation d’une illustration. Ceci étant rectifié, on peut y aller.

Le deuxième livre sorti sur Ki-Gor est traitre car il existe une réédition sortie 7 ans après l’original sous le nom de « New Adventures of Ki-Gor ». La différence ? Ben, pas grand-chose à part une nouvelle couverture et l’absence des deux illustrations intérieures signées Ron Wilber.

L’original est sorti le 8 juin 2009. Si on le trouve encore facilement d’occasion sur les sites marchands, son prix flirte avec les 80 dollars (plus les frais de port et de douanes) pour un bouquin qui fait moins de 100 pages ! Autant dire que je me suis rabattu sur sa réédition sortie le 4 octobre 2016 et que l’on trouve en numérique pour la modique somme de 2 euros. Tant pis pour les illustrations.

Le livre est composé de deux nouvelles encadrées par une introduction non signée et une post face de l’auteur des deux récits : Barry Reese. Ce dernier est particulièrement connu par les amateurs de comics pour avoir participé à la collection The Official Handbook of the Marvel Universe. Depuis 2003, il écrit des textes inspirés par les pulps et a reçu de nombreux pris notamment pour ses séries Peregrine et Lazzarus Gray.
Qu’en ai-je pensé ? Un sentiment mi-figue mi-raisin car si l’enthousiasme de l’auteur pour le personnage transparait à travers ses écrits, j’ai eu plutôt l’impression de lire un comics sans image. Ce qui en soit n’est pas désagréable mais ça va très vite et on est frustré. Même les récits classiques étaient plus développés, un comble !

Le plus : Reese rend ses lettres de noblesse à notre ami George en lui rendant sa nature première, ça fait plaisir à la lecture.

Le moins : l’absence d’N’Geeso (seulement mentionné)

Je vais maintenant passer aux résumés des deux récits. Je vais innover en incluant quelques réflexions qui me sont venues au fur et à mesure de la lecture. Je les mettrai en italiques. Si vous voulez que je revienne par la suite à un résumé pur et quelques lignes en dessous, n’hésitez pas à me l’indiquer.

The Ivory Goddess :
Un safari déambule dans la jungle mené par le guide Henri Lucas. Il est composé du zoologiste Samuel Evans et de sa fille Melody à laquelle le broussard n’est pas insensible. Une attaque survient et malgré une belle résistance au cours de laquelle le professeur trouve la mort, Lucas apprend avant de sombrer dans l’inconscience qu’il vient d’être capturé par les serviteurs de la déesse d’ivoire.
Ki-Gor, Hélène et George enquêtent sur la disparition soudaine des habitants d’un des villages des Wunguba pourtant redoutés dans la région (pour rappel, ils sont les responsables de la mort du père de Ki-Gor. Ils sont présents dans le premier récit de 1939). Au cours de leurs recherches, ils découvrent un blanc hagard totalement choqué qui erre sans but. Ils sont obligés de le maitriser pour le ramener à leur camp où Hélène le soigne grâce à des plantes. Il finit par reprendre ses esprits et explique qu’il s’appelle Lucas (on avait deviné) et qu’il s’est enfui d’un camp de cannibales dirigés par la déesse d’ivoire, une femme banche d’une exceptionnelle beauté qui l’a « marqué ». Melody est, elle, condamnée à être au menu de la fameuse déesse. Ki-Gor parvient à convaincre Lucas, plutôt réticent de le conduire au camp des cannibales qui est situé à l’intérieur de grottes. Le quatuor, accompagné de Marmo prend la route. Aux abords des cavernes, une attaque survient et submergé par le nombre et neutralisé par des dards empoisonnés, ils sont capturés. Ki-Gor ayant le temps de renvoyer Marmo dans la jungle avant qu’il ne succombe à son tour.

A ce stade, nous sommes à la moitié du récit. Il faut dire que Reese reprend les éléments de la série classique pour nous expliquer qui sont les personnages principaux. Pas essentiel pour quelqu’un comme moi mais assez compréhensible.

Ki-Gor se réveille enchaîné dans une caverne séparé de ses proches. Il ne tarde pas à faire la connaissance de la déesse d’ivoire qui vient lui rendre visite. Elle est sublime et parle parfaitement anglais semblant connaitre tout de ses prisonniers. A l’évocation de son propre père, Ki-Gor ne peut s’empêcher de poser la question. Comment a-t-elle pu le connaitre puisqu’elle semble si jeune. Elle explique alors qu’elle est arrivée dans la jungle 30 ans plus tôt en compagnie de son mari Léonard, un scientifique dont les travaux portaient sur l’allongement de la vie. Ses résultats furent au-delà de ce qu’il espérait en découvrant des plantes très rares dans la région. Le revers de la médaille est qu’il faut les consommer avec du cerveau humain. Le scientifique, effrayé de sa découverte pensait rentrer aux Etats-Unis mais sa jeune femme décida de l’éliminer et s’allia avec les cannibales qui vivaient dans la région. Depuis, des razzias sont régulièrement opérées dans les villages pour faire le plein de chair humaine pour la tribu et de cerveau frais pour celle qu’il considère comme une déesse. Hélène se réveille dans une autre partie des cavernes. Elle est enfermée dans une cage. Une autre se trouve à côté d’elle avec à l’intérieur une jeune femme blanche. La jolie rousse comprend tout de suite qu’il s’agit de Melody. Elles ont juste de le temps de lier connaissance que surgit un groupe d’indigènes mené par la déesse et son bras droit, un certain Carou. Melody est trainée de force jusqu’à un autel où elle doit être sacrifiée afin de nourrir la tribu et redonner une nouvelle jeunesse à la déesse. Hélène désespérée se met à hurler à pleins poumons alors que Carou essaie de la faire taire en la battant. Ses cris parviennent jusqu’à la geôle de son mari qui le rendent fou de rage. Son côté sauvage reprend le dessus et les chaînes ne tardent pas à être rompues. Alors qu’il essaie de se diriger dans le dédale de cavernes, se guidant aux cris de sa femme ; il retrouve Georges et Lucas enchaînés qu’il ne tarde pas à délivrer. Les trois hommes reprennent la recherche en récupérant au passage leurs armes. Ils parviennent enfin à trouver la bonne caverne. Tout va très vite. La déesse a levé son couteau sacrificiel au-dessus de Melody mais George, armé de son colt fait feu et la touche au bras. Ki-Gor se précipite sur Carou qui passe de vie à trépas dans les bras du puissant blond. La déesse a néanmoins eu le temps de s’éclipser en emmenant Melody. Ki-Gor confie Hélène à George en lui recommandant de sortir de là et de trouver Marmo. Ki-gor poursuit son adversaire en mettant en pièce les nombreux cannibales qui s’interposent. La déesse est, elle, parvenue à sortir des cavernes avec sa proie. Le temps presse, elle est blessée et doit absolument consommer le cerveau de Melody avec la décoction d’herbes pour prolonger sa jeunesse et guérir sa plaie. Lorsque Ki-Gor parvient enfin à la rejoindre, l’opération a déjà commencé et le crane de Melody est incisé. L’homme de la jungle essaie de parlementer avec la démente qui en retour lui propose de régner avec elle sur la jungle éternellement. La discussion s’éternise jusqu’au moment où surgit Marmo. La déesse, terrifiée recule et chute lourdement du haut du promontoire où elle se trouvait. Avant de rendre son dernier soupir, Ki-Gor apprend d’elle qu’elle s’appelait Susan. Melody est évacuée jusqu’au camp où elle finit par reprendre des forces. Lucas, quand à lui a récupéré les herbes de la déesse en cachette mais le prix à payer étant trop élevé, il décide de s’en débarrasser sous l’œil de Ki-Gor qui voulait jauger la nature de cet homme.

Ah ! Déjà fini ? J’ai mis plus de temps à écrire le résumé qu’à lire l’histoire. Comme dit plus haut, c’est sympa mais ça manque franchement de développements.

Devil’s Domain
John Kellis est un aventurier anglais à la tête d’un réseau de trafic d’esclaves. Il a malgré tout une épine dans le pied et elle s’appelle Ki-Gor. Les affaires dans ce coin de la jungle ne fonctionnent pas bien et il décide de se débarrasser de ce sauvage. Il expose à son bras droit Hussam le plan qu’il a imaginé. Capturer La femme de son adversaire pour l’attirer chez lui dans la plantation où des mercenaires s’occuperont de lui. Quant à la rousse. Soit une rançon sera demandée au père de celle-ci, soit elle finira comme esclave dans un harem. Hussam, lui aimerait bien la garder pour lui.

Le couple qui ne se doute de rien déambule dans la jungle. Ils sont attaqués sans raison par un lion qui a une attitude plus agressive qu’il le devrait. Le corps à corps entre le lord de la jungle et l’animal semble être sur le point de basculer en faveur du félin quand il est touché par un objet qui permet à Ki-gor d’avoir une ouverture et d’en finir. Son sauveur n’est autre que son ami Tembu George qui a utilisé un boomerang dont il lui montre le fonctionnement.

Bon, là, j’ai tiqué. Ki-Gor a découvert le boomerang en affrontant un adversaire cul-de-jatte dans la série classique. Autre point un peu lourd. Je ne sais pas si à l’origine les deux récits ont été écrits pour être publiés ensemble mais Reese nous ressort les origines des trois personnages. Dans un livre avec aussi peu de pages, j’ai trouvé que c’était redondant et inutile.

En examinant le lion, les deux amis découvrent l’origine de la folie du lion. Un scarabée très rare qui infecte ses victimes en les rendant folles de rage avant que celle-ci ne meurent dans d’atroces souffrances. Ce qui est étonnant est que cette espèce vit isolée dans une vallée surnommée le domaine du diable entourée de grandes falaises qu’il lui est logiquement impossible de franchir. Ki-Gor et George décide d’aller voir sur place pendant qu’Hélène prévient les tribus alentour de la menace en étant accompagné par Marmo. Sur le chemin, les hommes dirigés par Hussam leur tombe dessus. L’éléphant fonce dans le tas mais tout était prévu et le pachyderme s’écroule les pattes prisonnières de cordes. Hélène résiste dans un premier temps mais finit par être capturée. George et Ki-Gor avance vers la vallée dont l’entrée est une cascade. Plus ils s’en approchent et plus les scarabées sont présents. Ils en découvrent la cause en arrivant. Un homme juché sur l’un des pans rocheux libère par poignées les insectes. Ils passent la cascade et établissent le contact avec un peu de mal. L’indigène pratiquant une langue peu courante mais que Ki-Gor connait. Il s’appelle La-Vel et à l’interrogation de l’homme de la jungle sur les scarabées, il leur dit que ce sont les enfants de Dieu. On apprend alors qu’à l’origine, le peuple de La-Vel sont arrivées il y a des siècles dans cette vallée perdue et qu’ils vénèrent les scarabées au point de servir de réceptacle à leurs œufs. Une troupe d’esclavagistes est apparu récemment en s’emparant de l’ensemble des habitants. La-vel, le seul qui a échappé à la rafle a décidé de libérer les scarabées dans jungle afin que ceux-ci continuent à prospérer. Ki-gor et George proposent un deal. Ils vont délivrer la tribu et en échange, le vieil homme arrête de libérer les insectes. De retour dans la jungle, les deux amis retrouvent Marmo en fâcheuse posture. Ils devinent vite ce qui s’est passé et George a de fort soupçon sur l’identité du kidnappeur d’Hélène. Un certain Kellis, surnommé le dragon, qui a une plantation pas très loin et s’est accoquiné avec Hussam connu pour être un esclavagiste. Ki-Gor sent le piège et décide de ne pas agir précipitamment. Hélène de son côté est bien prisonnière dans la plantation. Elle établit le contact avec une jeune esclave nommée Si-Mol qui vient d’une vallée perdue (on le sentait venir aussi). Kellis arrive dans ces entrefaites et le ton monte entre le geôlier et sa prisonnière qui trouve une alliée en la personne de la jeune esclave qui paie cher sa rébellion en étant massacrée sous les yeux horrifiée d’Hélène.

Une scène sadique que j’ai trouvé totalement inutile. Si il s’agissait d’un effet pour prouver que le méchant est vraiment une ordure, il n’y a avait vraiment pas besoin de ça.

L’attaque du camp des deux amis se fait avec une incroyable facilité. Petit à petit, les mercenaires sont éliminés et les esclaves libérés. Les deux hommes se séparent et Pendant que George et son boomerang affrontent Hussam (devenu bizarrement Hasum à ce niveau de l’histoire) , Ki-Gor se retrouve face à Kellis qui se rend compte que toute sa science des différents style de combat ne fait pas le poids contre l’homme de la jungle. Si Hussam trouve la mort dans son duel avec George, Ki-Gor épargne la vie de kellis. Il l’emmène dans la vallée perdue où sont rentrée l’ensemble des membres de la tribu et laisse le brigand devant l’arbre aux scarabées en lui expliquant ce qui l’attend à savoir que ceux-ci vont s’introduire en lui pour pondre leurs œufs au niveau de la moelle épinière et que les larves se nourriront de lui le faisant mourir lentement dans d’atroces souffrances. Nos trois héros quittent alors la vallée alors que les cris de kellis déchirent l’atmosphère.

Bon, je pense qu’il est inutile d’en rajouter. Sympa à lire mais tout de même un peu déconnecté de l’atmosphère de la série classique. Lorsque j’ai rédigé le prologue, je venais de finir ces deux récits. La suite malheureusement va confirmer, voir accentuer la tendance mais nous verront cela en son temps.
Ki-gor02.jpg
La couverture originale signée Manuel Morgado. Je ne sais pas si c'est le même mais la seule chose que j'ai trouvé avec ce nom est un illustrateur travaillant pour Dargaud entre autres.
Ki-Gor03.jpg
Couverture de la réédition par Mike Fyles dont voici une bio express tirée du net


Mike Fyles est né dans le sud du Pays de Galles, a fait ses études dans l'Oxfordshire, puis dans le Kent, et a obtenu son diplôme dans le nord de l'Angleterre. Il a vécu dans un certain nombre de villes anglaises et réside actuellement à Newcastle sous Lyme, Staffordshire. Mike a gagné sa vie principalement en tant qu'enseignant. Au cours de la dernière décennie, cependant, il a pu produire plus de travail en tant qu'illustrateur, en particulier pour les éditeurs de New Pulp en Amérique du Nord. La réputation de son travail sur The Green Lama et avec la série Pulp Obscura chez les éditeurs Pro Se lui a également donné l'opportunité de produire des pochettes pour Marvel Comics. Mike privilégie, pour l'influence, l'illustration commerciale du milieu du XXe siècle qui a été produite pour promouvoir la narration d'histoires dans des livres (qui comprenaient des annuaires pour enfants et des pulps), des magazines et des bandes dessinées.


Rendez-vous dans quelques semaines pour la suite.

A suivre...
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Gradatio
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Re: Tarzan et tarzanides dans les pulps

Message par Gradatio »

Ki-Gor , les nouvelles aventures partie 3 : Jungle Tales N° 1 (présentation)

Au vu d’un emploi du temps plutôt serré et pour ne pas laisser le topic à l’abandon trop longtemps, j’ai décidé de changer ma façon de procéder. Je vais morceler les deux revues qui me restent à disséquer sur Ki-Gor en plusieurs parties. La première pour un aperçu général de la revue puis une partie pour chaque résumé d’histoire, ce qui me permettra de fournir le sujet au fil de l’eau.

Le 23 juillet 2012 sortait le premier numéro d’une nouvelle revue baptisée d’un nom plutôt courant, Jungle Tales. L’initiative est d’un certain Ron Fortier qui explique dans la postface de ce livre de 160 pages que c’est son amour du personnage de Ki-Gor qui l’a amené à créer cette revue mais voulant y introduire d’autre récits de jungle, il a opté pour un nom rappelant en cela la revue mère du héros : Jungle Stories.
Voici une petite bio de l’auteur en question traduite du Wikipédia américain.

Ron Fortier (né le 5 novembre 1946) a grandi dans le New Hampshire et réside maintenant dans le Colorado . Il est diplômé du St. Thomas Aquinas High School , à Douvres . Il a servi dans l'armée américaine entre 1965 et 1968 et est un vétéran du Vietnam. À sa sortie, il a fréquenté la Southern New Hampshire University où il a obtenu un BS en administration des affaires. Au cours de sa carrière dans la bande dessinée, il a écrit de nombreuses séries pour Now Comics , dont la série à succès Green Hornet réalisée avec l'artiste Jeff Butler et Terminator Burning Earth, avec Alex Ross. Il a ensuite adapté un Gene Roddenberry's Lost Universe pour Tekno Comix , et a écrit un Incredible Hulk Annual.
Après son travail sur les bandes dessinées, il est revenu à la fiction plus longue avec une série de romans de pulp fiction, de nouvelles et une pièce de théâtre de 2001. En 2006, avec l'artiste Rob Davis, il a lancé Airship 27 Productions, une société de production consacrée à la publication de nouvelles aventures de héros classiques de pulps. La société a d'abord travaillé avec Wild Cat Books, mais en 2007, elle s'est associée à Cornerstone Book Publishers de la Nouvelle-Orléans. Toujours en 2007, Fortier a créé le personnage de renaissance de la pulpe SF "Mars McCoy". En 2011, Fortier et Airship 27 ont mis fin à leur partenariat avec Cornerstone et ont commencé à publier leurs livres sous leur propre marque Airship 27 Productions. Fortier écrit de nouveaux romans de Captain Hazzard basés sur un magazine unique classique de 1938 et a créé le nouveau personnage pulp, Brother Bones; le Vengeur des morts-vivants.
En même temps, ils ont lancé Redbud Studio pour publier leurs propres bandes dessinées via la société d'impression à la demande, KaBlam. Redbud Studios publie la série de super-héros humoristiques de Fortier, Mr. Jigsaw Man of a Thousand Parts illustrée par Gary Kato et éditée par Rob Davis.
En 2011, Twilight Star Studio et Redbud Studio Comics ont commencé à publier Ron Fortier's Tales of the Macabre , une série de nouvelles d'horreur écrites par Fortier et illustrées par des artistes émergents de l'industrie de la bande dessinée. Il y a eu six volumes à ce jour, dont une édition complète.
En 2017, Fortier a reçu le premier prix Pulp Grand Master Award de pulps.
Fortier a également coécrit trois romans avec le regretté auteur de science-fiction Ardath Mayhar . Il enseigne actuellement un cours sur la façon d'écrire des bandes dessinées et des romans graphiques au Front Range Community College de Fort Collins, CO.


Le succès ne dut pas être au rendez-vous car il faudra attendre deux ans pour le second numéro qui sera aussi le dernier à ce jour.
La revue est composée de trois nouvelles (deux courtes qui en entourent une plus longue) écrit par trois auteurs différents.

Elle possède en outre des illustrations signées Kelly Everaert sur lequel je n’ai trouvé qu’une interview en anglais ici : https://www.comicmix.com/2010/10/10/pul ... -everaert/

Quelques illustrations de l'artiste
DF-MusicOfMurder03.jpg
LornaJungleGirl1.jpg
BBetty4.jpg
La couverture est, elle, signée Bryan Fowler. Il est assez incroyable de constater que les infos sur ce genre d’artistes sont plutôt compliquées à trouver.
Ki-gor04.jpg
La couverture est consacrée au troisième récit.

Rendez-vous pour le résumé de la première histoire bientôt.
A suivre...
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Re: Tarzan et tarzanides dans les pulps

Message par Gradatio »

Ki-Gor , les nouvelles aventures partie 4 : Jungle Tales N° 1 (premier récit)

The Path of Life and Death

Le premier récit de ce premier numéro de Jungle Tales est aussi le plus court. Il est écrit par Aaron Smith, alors au début de sa carrière d’auteur puisqu’à l’époque, il continuait à travailler pour une chaîne de supermarchés. Il avait une trentaine d’années et vivait à Ringwood, dans le New Jersey. Il est assez étonnant que les rares informations que j’ai glanées sur le net datent toutes de cette époque. Il a travaillé sur des histoires de Sherlock Holmes et de Man Bat.

Le village des Jorowan est dirigée par une superbe prêtresse nommé A’Laka. Cette dernière appelle auprès d’elle Luther, son homme de confiance pour lui annoncer son départ. Le lien qu’elle partage avec sa sœur jumelle, prêtresse elle d’un autre village appelé Tapara, lui fait sentir qu’elle court un grave danger. Luther la supplie de trouver une autre solution et demander de l’aide car le village a besoin d’elle et de ses talents de magicienne. Il envoie un message à travers la jungle via les tams-tams faisant appel à Ki-Gor. N’Geeso finit par recevoir l’appel et va prévenir son ami qui se trouve à proximité du village dans son campement secondaire. Mis au courant, Ki-Gor demande à N’Geeso de raccompagner Hélène à la plantation et lui se dirige vers le village.

Un petit aparté pour évoquer ce début d’histoire dans lequel j’ai eu un mal fou à entrer. Dans la scène d’ouverture, Ki-Gor observe le combat d’un phacochère et d’un lion. Scène totalement inutile mais que dire de la suite ? J’ai l’impression que cet auteur confond Ki-Gor et Tarzan. Le couple possède une plantation et une résidence secondaire près du village pygmée. N’Geeso disparait du récit aussi vite qu’il est apparu mais le pompon est tout de même qu’Hélène accepte docilement de rentrer à la maison et disparait elle aussi. Une aventure de Ki-Gor sans sa femme. Du jamais vu et surtout, c’est un de ses détails qui font que l’on n’a pas affaire à un Tarzanide quelconque. Du n’importe quoi, ce n’est pas avec ce genre d’intro que j’allais sauter au plafond pour la suite.

Ki-Gor se rend donc au village où l’on apprend qu’ A’Kala fut sa compagne un temps avant qu’il ne rencontre Hélène (après tout, pourquoi pas). La situation exposée, le géant blond accepte d’aider son ancienne maitresse. La sœur jumelle de cette dernière se trouve dans la forêt du crépuscule. Luther donne à Ki-Gor un plan pour s’y rendre. Si le voyage jusqu’à la dite forêt se passe sans encombre, Le lord de la jungle est accueilli par un trio de cannibales dont il finit par se débarrasser. Des renforts ne tardent pas à arriver et il s’écroule sous le nombre. A son réveil, il découvre qu’il est suspendu au-dessus d’un feu prêt à être cuit puis consommé par l’ensemble du village rassemblé autour. Le dialecte de la tribu ne lui est pas inconnu et il établit le contact en utilisant le bluff. Il ne peut pas à lui tout seul nourrir toute la tribu. Il convainc le chef qu’il n’est qu’un éclaireur d’un safari et lui propose contre la vie sauve de conduire ce dernier au village. Le chef accepte mais nomme quatre guerriers pour accompagner le prisonnier et le tuer en cas de mensonge. Dès que le groupe est assez loin du village et malgré ses poignets entravés, Ki-Gor passe à l’action et neutralise ses gardes du corps l’un après l’autre. Le dernier d’entre eux finissant entre les mâchoires d’un crocodile. Cela étant fait, Ki-Gor reprend le chemin du village des cannibales afin de récupérer son couteau et sa ceinture qui contenait une poudre que lui a confiée A’Kala. La récupération se fait de nuit et se passe sans problème. Ki-Gor continue ainsi sa route vers sa destination. A l’approche du village, il est surpris d’apercevoir sur la branche d’un arbre la forme spectrale d’A’Kala. Le fantôme établit le contact. Il s’agit de N’Dala, la jumelle de la prêtresse qu’il connait bien. Cette dernière, au courant de sa venue, le prévient que le temps est compté avant qu’elle ne meure. Elle est la victime d’un sorcier qui a décidé de l’éliminer pour prendre le contrôle de la tribu. Ki-Gor se rend au village et découvre la hutte dans laquelle le félon pratique ses incantations. Il interrompt le rituel et décide d’en finir vite mais il a sous-estimé son adversaire qui réagit promptement et le met hors de combat en lui assénant un coup sur le crâne avec son sceptre. Au réveil, l’homme de la jungle est totalement paralysé si ce n’est les yeux qu’il peut bouger. Le sorcier lui explique qu’une mixture d’herbes préparée par ses soins le maintien dans cet état. Furieux que le rituel ait été interrompu, il doit attendre la nuit suivante pour recommencer. Au cours de la journée, Ki-Gor commence à sentir les effets de la potion se dissiper. Le sorcier a manifestement, à son tour, sous-estimé la résistance de son adversaire. Lorsqu’il retrouve l’usage de son corps, Ki-Gor récupère discrètement son couteau et de reprendre sa position initiale afin d’agir au moment voulu. La nuit suivante, le sorcier revient et reprend ses incantations. Au moment où il est en pleine transe, Ki-Gor bondit mais ce n’est pas si facile que cela car malgré la surprise, il est encore affaibli et le sorcier est coriace. C’est finalement un bon coup de boule qui va permettre à notre héros de reprendre l’avantage. Avec la mâchoire défoncée, plus question de sortilèges et le combat se termine avec la mort du traitre. Ki-Gor se précipite ensuite au chevet de N’Dala. La poudre que lui a remis N’Kala va permettre à la jeune femme de sortir de sa léthargie magique dans laquelle l’avait plongée le sorcier. Il refuse poliment la reconnaissance de la prêtresse en devenant son amant et reprend le chemin de chez lui. N’Kala, de par le lien qu’elle a avec sa sœur, apprend l’heureux dénouement de cette aventure.

Soyons honnête ! Nous avons ici un bon récit de jungle mais en aucun cas une bonne histoire de Ki-Gor. L’esprit en est trop éloigné. On sent bien que l’auteur, à l’inverse de Barry Reese dans les récits ci-dessus n’est pas trop familier du personnage. De plus et il faut se faire une raison, le mode d’écriture ne ressemble plus en rien à celui des années 40 et 50. La nouvelle génération, nourrie aux comics, fait transparaître cette influence à travers ses récits. Je subodore en outre que ce dernier est plus un travail de commande demandé par Fortier qu’une réelle ambition à rendre hommage au personnage.

Les illustrations de l'histoire
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Le deuxième récit à venir est à ce niveau bien meilleur. Je vous en parle la prochaine fois.
A suivre…
Le sage est celui qui connait ses limites. :jap:
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