L'Intrépide 1re série 1948-1949

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LABOR IMPROBUS
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L'Intrépide 1re série 1948-1949

Message par LABOR IMPROBUS » dim. 14 janv. 2018, 20:35

Bonsoir,

une étude un peu approfondie de l'Intrépide 1ere série.
Je n'ai pas le courage ce soir de scanner les images qui vont avec, mais vous pouvez sinon lire l'article avec les visuels scannés (en qualité plus poussée que sur notre bon et tant aimé Pimpf !) sur mon site à cette adresse :

https://labor-improbus.jimdo.com/les-jo ... 1948-1949/

Bonne lecture à tous.

F


L'intrépide du 08 décembre 1948 au 13 avril 1949, 47 numéros parus hebdomadairement. Publié par Cino Del Duca

Dès 1944, au sortir de la seconde guerre mondiale, Cino Del Duca en entrepreneur avisé cherche immédiatement à repositionner les Éditions Mondiales sur le marché juteux des hebdomadaires de bandes dessinées. L’entreprise ne sera pas aussi simple qu’il n’y parait et c’est seulement à partir de 1949 avec la seconde série de l’Intrépide qu’il parviendra enfin à trouver une formule stable qui va perdurer pendant plus d’une décennie.

Car même s’il avait relancé son activité d'éditeur dés la fin du mois d’août 1944, Del Duca devra patienter jusqu’en 1946 pour que son empire de presse recommence à retrouver sa prospérité d’avant-guerre, grâce à notamment deux journaux typés presse féminine : Nous Deux et Intimité. Dans leurs pages, dessins au lavis mous et tristes de Walter Molino ou de Guilio Bertoletti alternent avec des romans à l’eau de rose au mieux gnangnans, voire sinon absolument et totalement imbitables…

Heureusement donc pour nous autres, passionnés de l'âge d'or de la bande dessinée, que Del Duca n’ait pas uniquement souhaité se contenter d’un positionnement sur le marché de la presse féminine et du dessin au lavis !

Dès 1944, il tentait de relancer ses excellents journaux d’avant-guerre, l’Aventureux et Hurrah !, mais en essuyant un refus de la commission consultative chargée de la presse pour enfants qui estimait que puisque ces deux publications avaient continué de paraitre un temps pendant l’occupation, elles devaient bien avoir été coupables de quelque inavouable propagande masquée…

Ce refus est d’autant plus étonnant que Del Duca en homme d'affaire averti avait fait attention de confier à son ami Antoine Kapp, un résistant gaulliste plusieurs fois arrêté pendant le conflit, le soin de relancer les Éditions Mondiales sous son nom plutôt que sous celui de Del Duca, dont certains pensaient alors qu’il avait collaboré.

Ironie du sort, ce sera finalement entre Kapp et Del Duca, Del Duca qui parviendra à publier en premier l'hebdomadaire Tarzan dès le 19 septembre 1946, là où Kapp ne parviendra qu’après moult démarches à avoir le droit de publier l’Astucieux qu'à partir du 14 mai 1946 et encore sous la forme d’un journal de jeux !

Kapp devra encore attendre un an de plus, jusqu’au 14 mai 1947 pour que paraisse enfin l’Astucieux tel que nous le connaissons et le collectionnons aujourd’hui avec ses nombreuses bandes dessinées.

Mais l’Astucieux ne séduit pas un public aussi nombreux que Del Duca le souhaiterait. Le journal stagne autour de quarante mille exemplaires, alors que Tarzan tourne plutôt en 1947 autour de deux cent quatre vingt mille exemplaires par semaine.

Il faut dire aussi que Del Duca donne le bâton pour se faire battre, la politique éditoriale de l’Astucieux est désastreuse… Si elle est de qualité au niveau des bandes publiées, elle se fait au mépris total de son public, massacrant les séries, les déplaçant dans le journal, une fois sur une page puis sur une demi, une fois en couleur puis en noir et blanc, les faisant disparaitre parfois aussi sans aucune explication et ce avec le plus total mépris de l’émotion, de la frustration que cela pouvait engendrer auprès de ses lecteurs.

A croire que la bonne formule, le bon équilibre n'avait pas encore été trouvé...



Nous reviendrons sur l’Astucieux dont je possède une collection complète et ferait bientôt une étude, mais je dois avouer que malgré certaines qualités, aujourd’hui encore, ce journal est exaspérant à lire surtout si l’on s’accroche à une série qui sera mutilée voire supprimée. Heureusement reste le charme inégalable d’un vieux journal BD, son odeur, sa texture, ses couleurs, ses séries et son ambiance vintage =)

Heureusement aussi que l’Astucieux sera remplacé par l’Intrépide, publié à partir du 8 décembre 1948 et qui fera en quelque sorte la synthèse de Tarzan et de l’Astucieux en offrant un bien meilleur équilibre entre saveurs américaines et européennes, mais surtout en gardant une politique éditoriale plus cohérente et régulière.

Valait mieux d’ailleurs que Del Duca ait opéré ce changement en arrêtant l'Astucieux pour le remplacer par l'Intrépide !

Les évènements tournent encore en défaveur des éditeurs de bandes dessinées en ces temps d’entente sacrée entre communistes et cléricaux qui dénoncent les bandes dessinées, surtout américaines, qui dévoieraient la jeunesse… Le débat est vif à l’Assemblée Nationale et les parents prennent de plus en plus le soin de regarder ce que lisent leurs enfants en se méfiant des petits Mickeys qui ne semblent pas si anodins que cela…. Le journal de Tarzan commence d’ailleurs à voir ses ventes décliner à partir de 1948 pour passer en 1949 sous la barre des deux cent mille exemplaires par semaine.

C’est dans ce contexte hostile qu’arrive l’Intrépide, proposant au passage un meilleur compromis que ses deux aînés, alternant de grandes et belles adaptations de films de cinéma populaires américains, spectaculairement adaptés par des dessinateurs français comme Raymond Poïvet ou les frères Groux, mais aussi des adaptations de productions cinématographiques hexagonales, ou de bandes à 100% originales, toujours dessinées par des artistes français, publiant au passage de purs chefs d’œuvres notamment sous la houlette de George Fronval (Frank Murray ou B. Leroy), Jean Pradeau (Prado), Raymond Cazanave, George Langlais (Gal) ou René Giffey !

L'intelligent et redoutable homme d'affaire qu'est Del Duca venait de frapper ! Il avait compris que s'il n'était plus trop possible pour des raisons politiques de publier directement des bandes US importées, il lui fallait contourner le système en proposant des adaptations de films américains réalisées par des dessinateurs nationaux. Simple, implacable, subtil et... presque efficace !

Car hélas, l’Intrépide malgré ses extraordinaires atouts ne trouvera pas plus son public et stagnera autour des soixante cinq mille exemplaires par semaine. Le journal sera arrêté à sa 47éme publication, soit moins d'un an après son lancement.

L’intrépide deuxième série prendra immédiatement la suite et sera finalement la bonne formule qui perdurera plus de dix ans en offrant d’excellentes bandes à ses lecteurs.


Bienvenue donc dans cette modeste étude de l’Intrépide première série de 1948-1949, pleine d’excellentes séries originales, aux belles couleurs et au grand format de 29 x 38cm, sous-estimé et difficile à compléter ! Je la dédie à H. Filippini.

Vous verrez, l’Intrépide est un journal, extrêmement cinématographique, et de qualité pour qui aime les dessinateurs français qui rivalisent sans complexe avec leurs confrères américains.
Rien d’ailleurs ne les oppose !
Ils font tous partie d’un même mouvement, celui d’une bande dessinée mondiale en pleine ébullition qui sans le savoir vivait alors son Golden Age =)


L’intrépide partie légale (étude de l’ours)

L’Intrépide a été publié entre le 8 décembre 1948 et le 26 octobre 1949.

47 numéros ont été publiés hebdomadairement tous les mercredis. Son prix restera invariablement à 15 francs tout au long de la publication.

Antoine Kapp, homme de confiance de Cino Del Duca en est le Directeur Général du début à la fin. Il faut attendre le numéro 34 du 27 juillet 1949 pour qu’apparaisse un début de liste étendue du comité de Direction : Com. Direct. Gér SARL : A. Kapp, CD : Hilaret, Cougé, puis au numéro 36 du 10 aout 1949 une seconde équipe : Com. Direct. : Gér. SARL : A. Kapp; C.D. : Hillairet : Couget, et enfin au numéro 43 du 28 septembre 1949 une troisième équipe : Comité de Direction : Gér Publ : M. Hillairet; Gér SARL : M. Di Blasi; Membre M. Couget.

Cette progression de l’équipe éditoriale a probablement été due au fait que les tirages étant en train de stagner et que déjà devait se poser la question de l’arrêt ou du renouvellement de l’hebdomadaire, Cino Del Duca a probablement voulu injecter du sang neuf pour permettre aux ventes de décoller.

L’arrêt au numéro 47 de l’Intrépide 1ere série pour la seconde série qui perdurera plus longtemps montre que ce choix d’équipe aura porté ses fruits tout du moins pour la seconde formule.

L’éditeur tel que nous le trouvons dans le journal est la Société Universelle d’Édition. C’est en soit intéressant de voir que l’empire Del Duca avance de manière masquée.

La Société Universelle d’Édition est une émanation de Nous Deux Éditions, qui est la maison mère de l’entreprise de Cino Del Duca et à qui appartiennent les SARL : Éditions Mondiales (Tarzan notamment), Miroir de la mode (orientée publications féminines), mais aussi les Éditions et des publications françaises (spécialisées aussi vers la presse féminine), les Éditions Gérance et d’exploitation de publications féminines et enfin Imprimerie publications périodiques Voltaire (qui imprime les livres de Del Duca). Pour finir, une agence de presse Mondial-Press complète cet empire.

A une époque où les choses se font et se défont en fonction des dénonciations (Del Duca et son confrère Paul Wrinkler seront tous deux accusés de collaboration alors qu'ils auront plutôt franchement aidés réseaux, résistants et alliés lors du conflit), où remous politiques anti bande dessinée orchestrés par les communistes ou les conservateurs catholiques se font et se défont comme une mer déchainée, il est compréhensible que la stratégie de Del Duca passe par un cloisonnement des publications qui à l’instar d’un navire compartimente ses sections afin de ne pas sombrer en cas d’avarie !

La seule chose qui soit étonnante en fait pour l’Intrépide est l’imprimeur qui fabrique les journaux. En effet, les célèbres imprimeries George Lang (11 rue Curial, Paris) qui façonnent les numéros de l'Intrépide et que l'on retrouve massivement sur les journaux ou récits complets de l’âge d’or ne sont pas à l’instar de celles de Crété un partenaire financier de Cino Del Duca.

Crété est en effet actionnaire de l’empire Del Duca, alors qu’à ma connaissance Lang non. Peut-être les presses de Crété étaient-elles en surcharge de travail ? Ou alors Del Duca aura-t-il cherché à ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier et aura-t-il cloisonné une fois de plus ?

Pour les locaux utilisés par la rédaction, ils seront du début à la fin situés au 3 rue Taitbout, Paris 9ème.

L’impression est de grande qualité, les couleurs et encrages superbes. De plus, le journal a un grand format qui en rend la lecture aérée et très agréable =)

L’Intrépide compte 8 pages dont la moitié en couleurs et l’autre en noir et blanc. Toutes deux aux impressions impeccables.

Seul bémol peut être, le changement de la couleur vers le noir et blanc sur certaines séries (ou vice versa), le changement du nombre de pages (1/2 planche, puis une puis deux, puis trois par exemple pour le Petit Shérif), de pagination (publié en page 4, puis 4 et 5, puis 8, puis 5, puis 8 pour l’Aigle des mers de Prado et Bourlès par exemple). Mais bon, pour qui a eu entre les mains au préalable l’Astucieux, ces changements au moins ne sont pas trop violents et les séries ne sont pas abandonnées en plein milieu ! Même si parfois elles peuvent sauter un numéro =) Retard dans l'exécution de la planche, dans sa livraison ? On ne sait pas trop en fait comment travaillaient réellement les dessinateurs : avec quelques semaines d'avance ? En flux tendu ? Difficile à dire.


Les bandes dessinées publiées dans l’Intrépide

L’Intrépide a publié 15 bandes dessinées au total. Il n’y a franchement rien à jeter au niveau qualitatif, même si en fonction des goûts et des couleurs, certaines bandes plairont plus que d’autres. Toutes les pages sont dédiées à la bande dessinée à l’exception d’une unique demi page pour les concours.

Les bandes étrangères

sur 15 bandes dessinées publiées tout au long de la vie de l'Intrépide, 03 de ces bandes sont des publications étrangères, 01 italienne et 02 américaines.

Toutes les trois sont de qualité :

Tarzan de Burne Hogarth apparaitra brièvement entre les numéros 1 à 4, mais c'est en fait la fin d’une histoire débutée dans l’Astucieux qui venait de cesser sa parution.

Il est toujours aussi fascinant de lire sur du papier vintage aux superbes couleurs et encrage bien appliqué une histoire dessinée par le Maître Burne Hogarth !

Les Pionniers, de Samuel Willinsky au scénario et Rudolph Palais au dessin est une très bonne histoire sur les pionniers du Far West initialement éditée aux USA par Gilberton en mai 1947, « The Pioneers », dans la série Classics Illustrated, n°37. Ce sera là d'ailleurs la première collaboration de Palais chez Gilberton, éditeur auprès duquel il va rester près de sept ans.

Rudolph Palais arrivera sur le tard à la bande dessinée, convaincu par son frère Walter que cela pourrait être un intéressant complément de salaire à celui des affiches de cinémas que Rudolph dessinait alors pour la Warner Bros ou la Columbia.

Rudolph Palais est aujourd'hui assez injustement oublié même chez les américains.

Les pionniers seront publiés entre les n°1 et 11 de l’Intrépide.

Chose amusante, dans le flyer de l'Intrépide, les pionniers sont présentés comme étant une aventure se déroulant en Australie ! Del Duca et Kapp avaient ils eu peur de s'attirer trop rapidement l’œil des censeurs ? Quoiqu'il en soit, ce sera rectifié dans le journal en remettant bien l'histoire dans son contexte américain.

Comme on peut le constater sur les ces deux planches US et française, la version française est sérieusement remaniée pour correspondre au format journal plus étendu que celui d'un comics. Certaines planches ou cases ont aussi tout bonnement et simplement été supprimées.

Pour autant, la version française malgré ses manques reste hautement agréable à lire =) Il semblerait néanmoins que l'histoire n'ait pas trop plu à l'époque, car la bande sera publiée que sur une demi page couleur (excepté le premier numéro sur une pleine page) avant de finir pour les trois dernières publications à une demi page en noir et blanc.

Le Petit Shérif connut pour sa part un grand destin, puisque c'est la seule série que l’on trouve du numéro 1 au dernier numéro de l'Intrépide première série et qui continuera ses inlassables efforts pour que la justice règne jusque dans la deuxième série de l'Intrépide !

« Il Piccolo Sceriffo » est une bande italienne qui vient juste de démarrer au mois de juin 1948 en Italie.

Elle a été créée par Tristano Torelli et dessinée par Camillo Zuffi. Tout comme pour The Pioneers de Willinsky et Palais, on ne peut que respecter la volonté d'Antoine Kapp de publier des histoires récentes qui ne peuvent que séduire le lectorat moderne de l'après-guerre qui n’a plus du tout les mêmes sensibilités que celui d’avant-guerre.

Ce sera la perte d'autres excellents éditeurs comme Ed Drin, voire même de Marcel Daubin tant à l’époque leurs publications, leurs goûts ne sont plus aussi proches de leur lectorat qu’il le faudrait. Le Petit Shérif va d’ailleurs avoir une longévité assez exceptionnelle puisque ses aventures seront publiées en Italie jusqu’en 1965 ! Pour les fans de Miki le Ranger, de Blek, le Petit Shérif offre la même qualité avec de belles ambiances bien supportées en couleur ou en noir et blanc.

Les bandes françaises

12 bandes sont des publications originales françaises et aucune n’est un reprint ! Bel effort qui peut être aussi compris par les remous que créent alors communistes et conservateurs catholiques qui tirent à boulet rouge sur la bande dessinée en général et les bandes américaines en particulier… Mieux valait donc être prudent dans ses choix éditoriaux et mettre plutôt en avant une production hexagonale !

Néanmoins sur 12 bandes françaises, seules 04 sont des histoires 100% originales, les 08 autres sont des adaptations de films qui ont fait des cartons dans les salles de cinéma.
Commençons par les adaptations de films de cinéma. Sur ces 08 films, 06 sont américains et 02 seulement viennent de productions françaises.
Toutes sont d’une extrême qualité, allant du film de pirate (Capitaine Blood, l’Aigle des mers), à celui d’aventures préhistoriques (Tumak), au western (Zorro), ou aventures aériennes et exotiques (Tempête sur le Bengale). Seule la science-fiction et le policier pur jus sont les grands absents des principaux thèmes de films de genre.

A tout seigneur tout honneur puisqu’on le retrouve en première page de l’Intrépide n°1 du 08 décembre 1948 !

C’est Tumak, un autre fils des âges farouches surgi d'une adaptation du grandiose film d’Hal Roach « One Million B.C. ».
Je dis bien grandiose car les effets spéciaux utilisés pour cette super production de 1940 serviront de référence pour des générations de réalisateurs !
Le film est sorti en octobre 1948 en France (seulement 02 mois avant la sortie du premier numéro de l’Intrépide) et aura été immédiatement un immense succès dans les salles obscures.

C'est George Fronval sous le pseudonyme de Bernard Leroy, qui adapte le scénario pour la BD. Il est appuyé par l’immense Raymond Poïvet qui n’a cessé de monter en puissance depuis son Christophe Colomb publié dans l’Aventureux en 1941 (et déjà aux Éditions Mondiales de Cino Del Duca) et qui est devenu depuis un Maître grâce aux Pionniers de l’Espérance, bande créée en 1945 avec Roger Lécureux dans les pages de Vaillant. Dire que l’on aime la bande dessinée sans connaitre Poïvet est aussi absurde que de croire que Tumak n'a pas réellement rencontré de dinosaures =)

Tumak est un souffle épique venu d’un passé lointain délirant mais tellement humain et dans lequel à l’instar d’un Rahan les hommes préhistoriques côtoient les dinosaures. A noter, il n'y a aucun dialogue de toute la BD, tout est fait en voix off !

Tumak occupera la une de l'hebdomadaire du numéro 1 du 08 décembre 1948 au numéro 19 du 13 avril 1949, soit tout au long des 19 numéros de sa publication !

Si vous souhaitez découvrir une autre histoire avec des hommes combattants des dinosaures, il y a l’excellente bande de l’immense Marijac « Le secret des monts Satanas » beaucoup plus belle d’ailleurs dans sa version originale publiée dans Pierrot que dans la réédition d'après-guerre en fascicules !

Tout de même ! Les lecteurs du premier numéro de l'Intrépide ont du se régaler quand en deuxième page après ce magnifique Tumak, ils ont découvert l'hallucinant Rocambole de Cazanave !
Faisant partie de l'élite des dessinateurs de bandes dessinées, ce Maitre du noir et blanc avait avec les 29x38cm du journal un espace extraordinaire dans lequel s'exprimer. Et à vrai dire c'est du grand art qu'il va livrer avec cette histoire adaptée d'un film de Jacques de Baroncelli de 1948 basée sur un roman de Ponson du Terrail.

L'histoire de Rocambole est assez glauque avec son lot de voyous titis parisiens, de bas fonds sordides et de beau linge dont les parfums ruineux ne cachent pas la puanteur de leurs âmes...

Lorsque le comte de Chamery meurt empoisonné, il laisse derrière lui une fortune considérable qu'il lègue à son fils pourtant disparu depuis longtemps.

Sir William, le meurtrier du comte a bien une idée pour récupérer cette fortune : il fera appel à un jeune margoulin du nom de Rocambole, pour se faire passer pour le fils du défunt. Bientôt les deux escrocs se font remettre la fortune du comte, mais Baccarat une intrigante avisée a su tout voir et comprendre et elle est bien décidé à ne pas laisser les meurtriers profiter de leur crime...

A la lecture de ces deux premières histoires, toutes adaptations cinématographiques qu'elles soient, on peut quand même se dire que la qualité est là, le soin du choix de deux excellents dessinateurs avec d'excellents scénarios, fait qu'immédiatement l'Intrépide première série se positionne parmi les grands journaux de l'après guerre.

La troisième histoire adaptée d'un film est due à l'équipe George Fronval au scénario et Bob Dan (Robert Dansler) au dessin. Tirée d'un film (Zorro's Black Whip, de 1944), de Spencer Gordon Bennet le spécialiste des serials pour les grands studios d'Hollywood. Cette histoire de Zorro, le vengeur masqué a tout pour satisfaire les fans du genre et a très certainement séduit plus d'un lecteur tant Zorro a cartonné dans de nombreuses publications dans les années 1940 à 60.

Personnellement je ne suis vraiment pas fan de Zorro, ça tourne en rond, dans un univers trop balisé, trop policé et sans réelle créativité ou innovation.

La bonne nouvelle pour les deux histoires de Zorro qui seront publiées dans l'Intrépide est l'équipe française qui les réalisa.
Fronval au scénario propose une solide adaptation, bien ficelée et rythmée.
Pour Bob Dan, pseudonyme de Robert Dansler et bien c'est du Dansler qui hélas à l'instar d'un Gaston Niezab a un dessin parfaitement reconnaissable... et identique au fil des ans.

Mais même si c'est bien fait, on s'ennuie quand même pas mal à cause du personnage...

Bon à vrai dire, il faudra attendre Sergio Leone ou Sam Peckinpah pour qu'au cinéma les western deviennent autre chose que des clichés de bagarres dans les saloons, avec des poursuites à cheval interminables et bandits stéréotypés. Tout comme d'ailleurs dans la bande dessinée, il faudra attendre Blueberry de Charlier et Giraud pour qu'enfin le wild west ne soit plus simplement un décor d'opérette =)

Cette histoire va durer du numéro 1 au numéro 38 du 24 août 1949, pour être immédiatement suivie d'une autre histoire de Zorro, Son of Zorro toujours tirée d'un film de Gordon Bennet de 1947. L'équipe française qui l'adapte est la même, Fronval au scénario et Bob Dan au dessin.

On repart donc à l'identique : cheval, fouet et lasso qui a défaut d'attraper les bandits n'attrape toujours pas trop l'attention. Cette seconde histoire, le protégé de Zorro, est inachevée dans l'Intrépide première série et se terminera dans la seconde série.

Le 12 janvier 1949, histoire de bien débuter l'année, arrive au numéro 6 de l'Intrépide l'Aigle des mers de Jean Pradeau (Prado) et Rémy Bourlès. On quitte enfin les déserts arides pour les embruns et les vaisseaux de corsaires !

L'Aigle des mers est l'adaptation d'un film de Michael Curtiz avec Errol Flynn, depuis considéré comme un chef d’œuvre.

Bourlès que l'on voit finalement pas si fréquemment que cela colorisé va proposer de magnifiques planches, avec hélas d'autres de réellement moins bonne qualité. Travaillait il alors sur plusieurs projets à la fois et le manque de temps lui aura-t-il fait négliger la qualité pour la quantité ? Pas impossible du tout.

A vrai dire, pour les collectionneurs de comics américain, cette donne est normale et une équipe dessinateur / encreur peut alterner aisément du bon et du moins bon d'un numéro à un autre. Pour un dessinateur français, nous sommes moins habitués à le comprendre, l'analyser. Surtout depuis que la BD est passée de publications majoritairement en revues vers les albums où souvent pas moins d'une année sert à les réaliser. Ici on parle d'une planche semaine, depuis sa préparation, son dessin, encrage et colorisation.

Jean Pradeau qui signe l'adaptation du scénario a du se régaler ! Après tout, cette histoire est savoureuse, pleine de sentiments qui résonnent fort au lendemain de la guerre, car quand bien même en 1949 les gens regardent désormais devant eux, en souhaitant oublier le conflit, nul n'a oublié que l'on ne lutte pas seul : c'est ensemble que l'on a les moyens de se battre contre une armée équipée et nombreuse.

Nous sommes en 1588 et l'Invincible Armada espagnole tente alors d'envahir l'Angleterre, heureusement pour le royaume, un jeune corsaire du nom de Goeffrey Thorpe va s'interposer et faire échouer cette tentative ! L'histoire est rythmée, pleine de mille rebondissements et passions amoureuses.

Dés le numéro suivant, au numéro 07 du 19 janvier 1949 et jusqu'au numéro 24 du 18 mai 1949, un autre grand dessinateur de l'âge d'or prend les commandes d'une autre excellente adaptation : il s'agit de Jacques Souriau épaulé au scénario par un certain Frank Murray, pseudonyme à l'américaine de George Fronval =)

Le réalisateur US Sidney Salkow signe là l'un de ses premiers films d'après un scénario de Garrett Fort. Et même si cette fois ci encore le film date déjà un peu (1938), l'action rapide et le contexte exotique le rendent toujours attachant.

Tempête sur le Bengale est une bande d'aventure où deux frères aiment la même femme et se jalousent pour elle.

Allison, un officier anglais fiancé à la jolie Joan, découvre les plans indépendantistes de Rahman Khan qui souhaite repousser les britanniques hors du pays. Poursuivi puis capturé par Rahman Khan, Allison réussit néanmoins à transmettre un message à son frère Neil pour qu'il avertisse l'armée de sa Majesté qu'elle fonce tout droit dans une embuscade.

Mais Allison et Neil viennent justement de violemment se disputer au sujet de Joan et Allison a rejeté son frère comme un malpropre : le déshonneur de sa famille !

Neil est torturé par le doute, il tient là le moyen de se débarrasser de son frère et de réconforter sa fiancée dont il est terriblement amoureux... Mais trahir son frère serait trahir son pays et son honneur est déjà suffisamment bafoué ! Décidé à se racheter, Neil parvient à faire décoller un avion pour rejoindre l'armée en marche, mais ne sachant pas piloter il se tue à l’atterrissage. Heureusement les soldats découvrent le message et prévenus in extremis combattent bravement l'armée de Rahman Khan.

Alors que la bataille fait rage, Allison qui s'est évadé fait sauter le dépôt des munitions de Rahman Khan. Bientôt son armée à court de balles connaît la débâcle et la paix est restaurée dans la région.

Ayant pardonné son frère grâce à son courageux sacrifice, Allison et Joan décident de se marier alors que la paix et un bel avenir prospère sous contrôle colonial continue de tendre ses bras au peuple conquis...



Pourtant très vite ce type de discours très années 40 va disparaître, les indépendances dans les pays colonisés grondent déjà et d'ici quelques décennies les grands empires auront disparus au profit d'un nouvel ordre mondial.

A l'aune de notre regard moderne Rhaman Khan serait-il toujours le "méchant" de l'histoire ? Pas si certain...

Le secret de Monte Cristo présente l'adaptation d'un film français plus récent de 1948. Porté sur grand écran par Albert Valentin sur un scénario de Denis Marion et Léon Treich avec le grand Pierre Brasseur dans le rôle d'Alexandre Dumas.

Une petite bizarrerie ici le film est crédité dans la BD comme étant de Claude Dolbert, alors qu'il en était le producteur. Dans le monde du cinéma, Dolbert fut un personnage atypique, radin et vulgaire selon ses confrères.

Pas étonnant du coup qu'il ait dégagé le nom de son réalisateur lorsqu'il a revendu les droits pour la BD et qu'il ait mis le sien à la place !

Raymond Cazanave signe la bande dessinée avec l'aide de George Fronval au texte et dialogues. Une fois de plus, Cazanave est au top au niveau dessin, avec un encrage finement appuyé et de superbes cadrages !

Dés le début cette bande dessinée accroche avec son esprit assez proche d'un film de la Hammer. Alexandre Dumas en protagoniste de l'histoire cherche a acquérir un hôtel particulier dans lequel s'installer. Est il attiré par les lieux ou plutôt par l'horrible tragédie qui s'y est déroulée et qui lui inspirera "le diamant de la vengeance" ?

Je n'en révèle pas plus, mais c'est du grand art =)
Tant pour le scénario... Que pour le dessin de Cazanave ! Quel grand dessinateur qui a une place d'exception au firmament du 9ème art !

Ce qu'il y a de bien avec l'Intrépide, c'est que la qualité continue page après page. Sans doute pour se sortir des frimas de l'hiver et de l'angoissante et délicieuse bande de Cazanave, arrive au numéro 21 du 27 avril 1949 une trépidante histoire pleine de rebondissements et de peps emmenée par le duo Prado (Jean Pradeau) et Rémy Bourlés !

La poursuite éperdue mérite bien son nom, véritable course à travers le monde menée sur les chapeaux de roues. Intelligente et structurée comme un film d'action, Pradeau se montre digne des grands scénaristes du cinéma au travers de cette quête d'un père pour retrouver sa fille kidnappée.

Histoire 100% originale, mais très cinématographique !

Le milliardaire Bruce Martin vit plus que confortablement dans un univers d'aisance et de luxe. Veuf, il voit sa vie rythmée comme du papier à musique enfermé dans sa tour d'ivoire dont finalement le seul rayon de soleil est sa jolie fille Jane.

Mais alors qu'elle sort se promener un jour, celle-ci ne rentre pas, victime d'un kidnapping...

Le monde de Bruce s'effondre brutalement comme le château de carte artificiel dans lequel il s'était enfermé. Dés lors, pris d'une rage obsessionnelle, Bruce n'a plus qu'une idée en tête, retrouver sa fille Jane et la libérer !

S'en suit une poursuite éperdue à travers le monde qui réveillera l'homme assoupi qu'il était devenu...

Habillement dessinée par Bourlès qui sait dynamiser ses plans pour en faire une histoire encore plus trépidante, cette poursuite éperdue est une étoile de plus à l'actif de l'Intrépide !

Ce qui fait d'ailleurs la grandeur de ce journal est l'extrême qualité narrative, car sans rien vous révéler de la chute de l'histoire, le moins que l'on puisse dire c'est qu'elle sort des clichés et poncifs de l'époque...

Le 18 mai 1949 au numéro 24 de l'Intrépide débute l'incroyable histoire de Pierre Savorgan de Brazza, figure iconoclaste et historique qui donnera son nom à Brazzaville, la Capitale de l'actuel Congo !

Pour narrer les périlleuses aventures de celui que l'on nomme alors le conquérant pacifique, arrive dans le journal un autre dessinateur extraordinaire : George Langlais dit Gal.

Au scénario Jean Clodion sur lequel je n'ai trouvé aucune information.

Brazza le conquérant est alors l'un des piliers de l'imaginaire français sur la conquête de l'Afrique. Pour se dédouaner en se donnant sans doute une meilleure conscience de cette main mise d'une grande partie du continent africain, l'imagerie que l'on donne du colonialisme s'est radicalement transformée en 1949 !

Il n'y a plus comme c'était encore le cas avant guerre, du mythe du "bon blanc", colon apportant le progrès et la civilisation à des "peuples nègre" vivants comme "des sauvages".

Au travers de Brazza c'est une autre colonisation que l'on essai de mettre en avant, c'est celle de l'aventure d'un homme bon, passionné de découvertes, humaniste (en oubliant quand même un peu vite qu'il était du bon côté du fusil...) et qui lutta contre Stanley, aventurier sans scrupule, brutal et... américain travaillant alors pour le Roi des Belges Léopold II !

George Langlais, qui signe Gal n'est pas à confondre avec le génialissime Jean Claude Gal, dessinateur moderne des armées du conquérant ou du cycle de Arn et hélas disparu trop tôt ! George Langlais en débutant cette histoire de Brazza a déjà pas mal d'histoires à son compteur. Son style photographique correspond parfaitement à l'esprit cinématographique de l'Intrépide.

Son encrage finement ciselé comme une gravure fait de Gal un redoutable dessinateur tenant parfaitement sa place face aux planches noir et blanc du Secret de Monte Cristo par Cazanave !

Cette excellent histoire sera publiée jusqu'au 21 septembre 1949, numéro 42 de l'Intrépide.

On sent bien quand même avec l'Intrépide le positionnement vers les adolescents au travers d'histoires extrêmement bien choisies, matures dans le ton ou la qualité, n'utilisant ni raccourcis ou ellipses puériles.
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Re: L'Intrépide 1re série 1948-1949

Message par PIFcollector » dim. 14 janv. 2018, 20:39

LABOR IMPROBUS a écrit :Bonsoir,

une étude un peu approfondie de l'Intrépide 1ere série.
Je n'ai pas le courage ce soir de scanner les images qui vont avec, mais vous pouvez sinon lire l'article avec les visuels scannés (en qualité plus poussée que sur notre bon et tant aimé Pimpf !) sur mon site à cette adresse :

https://labor-improbus.jimdo.com/les-jo ... 1948-1949/
Merci pour cet article très intéressant. Beau travail et lien sympa. :pouce:
Attention !! Les photos que je poste ne sont pas systématiquement les miennes. Elles ont pu être glanées sur internet (google, ebay, forums). Aucune ne faisait mention de propriété intellectuelle, de droit à l'image ou d'interdiction de diffusion. J'en remercie les Créateurs qui ont, bien entendu, la possibilité d'en réclamer la paternité ou d'en demander le retrait.

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Re: L'Intrépide 1re série 1948-1949

Message par CRISWEL » dim. 14 janv. 2018, 21:06

Excellent travail de recherche. Précisions et rigueur sont au rendez-vous... Des faits établis et vérifiables. Beaucoup ici trouveront leur bonheur même s'ils doivent le lire plusieurs fois.... C'est du solide. Merci encore.
- Tu me conduiras à l’église tout à l’heure, Il faut que je prie pour que le Père Franck Junior me téléphone.
- T’as qu’à lui l'appeler directement…
- C’est lui qui doit me téléphoner. C’est au fils d’appeler sa mère.
- Si je comprends bien : Tu vas à l’église pour que Dieu oblige Franck à te téléphoner ?
- Voilà, c’est ça…
- C’est pas vrai ! J’y crois pas ! Tu prends Dieu pour un employé de téléphone ?

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Re: L'Intrépide 1re série 1948-1949

Message par arsen33 » dim. 14 janv. 2018, 21:32

Merci pour la description de ce journal.
Je me trompe où certaines séries se sont poursuivies dans la Collection Hurrah sous forme de récits complets. Je pense aux séries d'après les films comme Monte Cristo...

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Re: L'Intrépide 1re série 1948-1949

Message par poopie » dim. 14 janv. 2018, 22:02

Merci.
Georges poo-poopie-doo © napo
Qu'il me pardonne ou non d'ailleurs, je m'en fous j'ai déjà mon âme en peine je suis un voyou.

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Re: L'Intrépide 1re série 1948-1949

Message par LABOR IMPROBUS » lun. 15 janv. 2018, 02:59

Bonsoir,

il reste encore Marco Gars du voyage (Giffey) et le messager de la reine par Cazanave que je dois encore ajouter. Ces deux séries ne sont pas finies dans l'Intrépide première série et continuent dans la seconde. Je les ai finalisées mais je veux encore vérifier un truc ou deux avant des les publier =)
Content que vous aimiez =) Il y a vraiment de belles choses trop négligées à redécouvrir lors de cette période !
Bien à vous,

F
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Re: L'Intrépide 1re série 1948-1949

Message par Jean-Louis » lun. 15 janv. 2018, 11:57

Merci pour cette passionnante présentation. :jap:

Ah, si on pouvait facilement lire ces histoires dans des rééditions correctes, il y a là des pépites... :chapeau:

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Re: L'Intrépide 1re série 1948-1949

Message par drou » lun. 15 janv. 2018, 12:22

superbe cette présentation L'intrépide 1ere série :jap:
un beau sujet sur cette revue dont on attend la suite
il y a toujour un PF qui vous manque
pour retrouver la petition sur swing c'est ici
viewtopic.php?t=6129

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Re: L'Intrépide 1re série 1948-1949

Message par mario » lun. 15 janv. 2018, 20:50

Je me joins au concert de louanges à propos de ce remarquable travail d’étude sur une époque très mal connue de l’histoire de la BD.

Très mal connue par moi en tout cas.

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Re: L'Intrépide 1re série 1948-1949

Message par jmrazer » mar. 16 janv. 2018, 01:06

:plus1:
Terminé Comics Pocket Arédit / Artima sur 1284 (hors rebrochage)
Terminé Coll. Cosmos/FlashPF sur 403 (hors rebrochage)

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Re: L'Intrépide 1re série 1948-1949

Message par Doc Mars » sam. 10 mars 2018, 12:26

Excellent, brillant, que dis-je intrépide exposé que tu nous as présenté ici :pouce:
Merci beaucoup :wink:

Il faut que je ressorte mes quelques exemplaires pour les relire Labor-ieusement :D
* Je recherche: AVENTURES DE DEMAIN Album n°3 - n°5; Fantastik (série 2) 8; Furioso 4 - 6; Janus Stark n°119; Karaté 1; Lancelot n°94,95,98,100; Marco Polo album n°16; Nevada 299-300; Nick Jolly n°10-11; O.Kay n°21; La Flibuste 8; Princesse n° 21 (mars 1965)- 23 -37-43-51 (mai 1966)-56; Rocambole n°16; Rocambole et Rouletabille n°31-32; Rintintin et Rusty n°39 (Vedettes TV-SAGE-1963); Sans Peur n°102-104 (03-04/1960 -SEG); Super Boy (série 1) 3-7-9-10-24; Teddy (série 1) 3-6-8; Tipi 41 ou albums n°14; Vick 1-4 ; Youk 4,5; Zoom 10-16

"Si on ne peut avoir la réalité, un rêve vaut tout autant." Ray Bradbury, Chroniques Martiennes
Mars et la Science-Fiction http://www.sfmars.com

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