Page 6 sur 6

Re: Tarzan et tarzanides dans les pulps

Posté : mar. 05 oct. 2021, 18:47
par jmrazer
arruziel a écrit : mar. 05 oct. 2021, 16:49
jmrazer a écrit : mar. 05 oct. 2021, 12:32 concernant Nick Cardy, on le trouve aussi chez Charlton comics
Etrange je trouve aucune trace de Nick Cardy chez Charlton dans la GCD (Grand Comics Database) a-t-il utilisait un pseudo ?
par contre il a travaillait pour Quality Comics en 1940-42
pour Ziff-Davis en 1951-52
et pour Pines en 1951-54
mais il a surtout travaillé pour DC comics durant les années 50,60 et 70
tu as raison, c'est une erreur, j'ai confondu avec nick cuti

Re: Tarzan et tarzanides dans les pulps

Posté : jeu. 07 oct. 2021, 09:13
par Gradatio
Ki-Gor Partie 14 : Récits 21 et 22 (Jungle Stories Vol.2 N° 9 et 10)

Les illustrations de ces deux récits ne sont pas signées. Le second reprend des illustrations déjà utilisées

21) Stalkers of the Dawn World (Hiver 1943-1944)
Prologue : Dans l’éminence rocheuse du Katanga surnommé par les indigènes la montagne de la mort éclate une tempête dans laquelle un avion se retrouve piégé. Malgré les tentatives du pilote, il finit par s’écraser.
Ki-gor enseigne à Hélène à tirer à l’arc mais ce n’est pas gagné tant elle est maladroite même si cette dernière se débrouille mieux dans la nature, Ki-Gor ne peut s’empêcher d’être inquiet. L’entrainement se poursuit sous forme de jeu à travers la jungle et le couple finit par découvrir le corps d’un jeune garçon blanc en vie mais rempli de fièvre. Ils le ramènent chez eux et le soigne à base de plantes. Quand il revient à lui et passé la première surprise, l’enfant leur dit tout. Il s’appelle Jimmy Ferris et avec sa mère et sa sœur partaient rejoindre son père major dans l’armée à bord d’un avion piloté par le lieutenant Ashworth qui a réussi à se crasher sans trop de dégâts en pleine montagne. Il leur demande de leur venir en aide car ils sont menacés en même temps par les hommes-singes et les lézards. Pas le temps de réfléchir aux étranges révélations qu’un Wasuli s’introduit chez eux et les menace d’une sarbacane. Il leur demande l’enfant. Vif comme l’éclair, Ki-Gor projette sa lance au travers du corps de son adversaire. Sur ces entrefaites arrivent George et N’Geeso. Mis au courant de la situation, la décision est prise de porter secours aux rescapés. N’Geeso, qui connait la région leur annonce qu’en effet, les habitants des montagnes ont une apparence très simiesque et que ces dernières années, ils sont sous le commandement d’un Wasuli nommé Grankando. Les rumeurs signalent que cette peuplade vénère Kando-Ngala le lézard du tonnerre. Sous les sarcasmes d’un George très sceptique sur les dire de son petit ami, le groupe qui a pris l’enfant avec lui arrive au pied des montagnes Là, pour y accéder, il faut traverser le village des hommes-singes (Jimmy a réussi en traversant de nuit). A cinq, cela va être compliqué. Ki-Gor a alors une idée : Passer au-dessus pour atteindre les premiers contreforts. Il neutralise un garde, transforme un arbre en catapulte et projette N’Geeso qui, une fois atterri se hisse au sommet et accroche la liane qu’il avait emporté et le reste du groupe peut le rejoindre (Ki-Gor portant l’enfant). De là où il se trouve, ils ont une vue d’ensemble de ce que contient la chaine montagneuse. Au centre, un gigantesque lac avec en son centre une île en forme de carapace de tortue et tout autour de l’étendue d’eau, une jungle luxuriante aux arbres géants d’où viennent des cris ne pouvant appartenir qu’à d’immenses créatures. Jimmy guide le groupe vers l’endroit où l’avion s’est écrasé. Il croise sur leur route une bête énorme qu’Hélène désigne sous le nom de Stégosaure. Arrivés près de l’épave, un coup de feu éclate et Ki-Gor dans un réflexe décoche une flèche qui blesse l’assaillant. Il s’agit du lieutenant qui a cru au retour des hommes-singes. Heureusement, la blessure est superficielle. L’avion n’étant plus en état de voler, il faut évacuer vite le secteur. Rien n’est facile car après être passé au large d’un furieux combat entre deux dinosaures, ils sont attaqués par les hommes-singes. Ils s’écroulent les uns après les autres sous les massues et seul George est encore debout au bout de quelques minutes. Il prend la fuite pour essayer de rester libre et aider ses amis par la suite. Par un large détour, il revient sur les lieux de l’attaque où la plupart des corps ont été emporté sauf Ki-Gor qui git inconscient. Deux hommes-singes reviennent alors le chercher et George se jette sur eux. Même le géant américain a du mal face à ces deux brutes mais Ki-Gor revient à lui et fait basculer la bataille. Il faut maintenant porter secours aux autres. Les traces les mènent près du lac géant. Il semblerait que les prisonniers soit sur l’île centrale mais impossible d’y aller à la nage, l’eau grouille de reptile marin (Mosasaure si j’en crois la description). Ki-Gor recycle son idée de catapulte mais cette fois-ci avec lui comme projectile. George le propulse mais c’est trop court et c’est à la nage que le seigneur de la jungle échappe aux prédateurs pour rejoindre l’île. Une fois sur place, il constate que George est aux prises avec un ptérodactyle. Les deux adversaires tombent à l’eau et impuissant pour sauver son ami, il jure au moins que les ravisseurs vont payer. Les tambours le guident vers le centre de l’île. Là, les hommes-singes sont réuni en compagnie de quelques Wasulis dont Grakando autour d’une fosse dans laquelle les prisonniers font face à un tyrannosaure. N’Geeso et le lieutenant se mettant devant pour protéger les femmes et l’enfant sont balayé d’un coup de tête. Hélène se met à courir pour attirer à vers elle le saurien. Ki-Gor du sommet d’un arbre se laisse tomber sur la tête de l’animal et plante sa lance dans sa tête. Le cuir trop épais ne fait pas grand-chose et c’est une espèce de rodéo qui s’ensuit dans lequel, le seigneur de la jungle tombe et se rattrape à une dent et finit dans la gueule de l’animal qu’il parvient dans un premier temps à l’empêcher de se fermer par la seule puissance de ses muscles. Au moment où il va céder, l’animal pousse un cri de douleur et Ki-Gor se propulse hors de la mâchoire. Hélène a bien appris les leçons de son mari et a réussi à planter une flèche dans chaque œil de la créature désormais aveugle. D’un bond, Ki-Gor se hisse hors de la fosse, s’empare de Grakando et le jette dans la gueule ouverte du T-Rex. Pendant que la panique s’empare des hommes-singes qui essaie d’échapper à la colère du dinosaure, dont le sang a attiré de nombreux ptérodactyles, George apparait et aide son ami à sortir tout le monde de la fosse, récupère un canot, rejoigne la berge et parviennent à traverser le village sans encombre pour fuir cette région de cauchemar.

Je ne suis pas très objectif pour parler de ce récit qui mêle mes deux thématiques favorites. Il est de ce fait l’un de mes préférés.
0001 - Copie.jpg
0005 - Copie.jpg
Je possède ce numéro sous forme numérique, voilà pourquoi les deux dessins ci dessous qui forme une double page sont séparés.
0006 - Copie.jpg
0007 - Copie.jpg

22) Cobra Queen of the Congo Légions (Printemps 1944)
Prologue : Dans une carrière de diamants où travaille des forçats, Madj B’u Kalim ancien esclavagiste arrêté par Ki-Gor ronge son frein. Il explique à son camarade de travaux, Barek qu’une évasion est proche. En effet, le camp ne tarde pas à être pris sous les coups de feu de guerriers obéissant à Sélina, une Egyptienne dernière descendante d’une dynastie qui régnait sur la région. L’évasion réussit et à la grande frayeur de Barek, le groupe prend la direction de la vallée des momies. Une seule pensée s’agite dans la tête de Kalim : Tuer Ki-Gor.
On retrouve ce dernier en compagnie de sa femme Hélène pour une séance de coupe de cheveux Lorsque le géant veut rendre la politesse à son épouse, celle-ci s’enfuie sans demander son reste. Commence alors un jeu entre les époux. Ki-Gor n’est pas très en forme. Il y a quelques semaines, il a été victime d’un choc à la tête dans un combat face à un buffle qui lui a ôté tous souvenirs pendant un laps de temps indéterminé. Lorsqu’il a retrouvé la mémoire, il est rentré chez lui mais il reste un peu confus. Il sort de sa torpeur lorsqu’Hélène lance un appel au secours. La surprise s’empare de notre héros quand il voit la nature du danger. Un guerrier Massaï de la tribu de George sous une peau de léopard. Il doit défendre sa vie et le guerrier finit par s’écrouler transpercé par sa propre lame. Avant de mourir, il indique à l’homme blanc la cause de l’attaque. Ki-Gor serait responsable de la mort de son frère. Incrédule, le couple rentre chez lui mais ils sont accueillis par quelques guerriers qui leur lancent un ultimatum. Traité de meurtrier de femmes et d’enfants. Ki-Gor, de par son passé, a quelques jours pour quitter la jungle avec sa femme sinon c’est la mort assuré. De plus en plus perplexe, Le seigneur blanc de la jungle décide de rendre visite à George pour plus d’explications. Il laisse Hélène au camp la considérant plus en sureté à cet endroit. Un comité d’accueil l’attend au camp Massaï. George empêche les guerriers d’attaquer mais confirme à son ami qu’il n’est plus le bienvenu. Il a massacré des membres de la tribu et aucun doute possible sur l’identité du meurtrier puisque des témoins l’ont aperçu. Dépité, Ki-Gor remarque que les agressions coïncident avec sa perte de mémoire. Serait-il devenu un assassin durant cette période ? Nouvel ultimatum de George envers celui qui fut son ami. Rebroussant chemin, Ki-gor décide d’aller chez les pygmées mais pendant que George essaie d’empêcher ses guerriers de faire justice tout de suite, des flèches s’abattent sur le camp faisant de nouvelles victimes et là, sur un arbre voisin, l’Américain aperçoit celui qu’il considère comme un frère décoché ses flèches avec un rire sadique. C’en est trop pour les guerriers qui se lancent immédiatement sur les traces de l’homme de la jungle. Ki-Gor se rend en courant vers le village de son ami N’Geeso. Il se rend compte qu’il a fait la route machinalement et qu’il manque des flèches dans son carquois. Il a dû les perdre sur la route pense t’il. L’accueil au village pygmée est identique à celui des Massaïs. Une nouvelle fois, on traite Ki-Gor d’assassin et la peine se lit sur le visage du vieux chef. Cette fois ci, aucune échappatoire, Hélène et lui doivent quitter la jungle s’ils veulent rester en vie. Hélène qui justement reçoit la visite d’un étrange arabe qui lui annonce que son ami est blessé et qu’elle doit le suivre immédiatement. Méfiante, la jeune femme s’exécute et suit le dénommé Radj tout en laissant derrière elle des indices sur son passage. Elle s’en félicite lorsqu’elle voit qu’ils prennent la direction de la vallée des momies, un endroit pas très recommandé mais il est trop tard, le piège se referme sur la jeune Américaine et Kalim s’empare d’elle. Radj, lui ne veut pas retourner dans la vallée et demande à Kalim de respecter sa parole de le laisser rentrer chez lui. La réponse est une flèche qui lui transperce les flancs. Il est laissé sur place agonisant. En rentrant chez lui, Ki-Gor est hagard, il n’a plus ni son arc ni son carquois mais il se reprend quand il ne trouve pas Hélène et se met à sa recherche en refaisant le plein d’armes. Très vite, grâce aux marques laissées par la jeune femme, il se lance sur la piste. Il finit par découvrir Hadj qui n’en a plus pour longtemps mais ce dernier a le temps de le prévenir de la menace et du piège qui l’attend. Stoïque et prêt à tout pour sa femme Ki-Gor entre dans vallée. Celle-ci se compose de quatre pyramides mais les traces semblent indiquer que c’est dans la première d’entre elle que l’attende ses ennemis. Il s’introduit donc dans l’entrée et au bout du tunnel apparait Hélène assise sur un siège. Distrait, il voit trop tard arriver sur lui un projectile qui le plonge dans l’inconscience. A son réveil, Kalim triomphant lui fait faire une excursion à l’intérieur de la pyramide passant par la chambre funéraire où un spectacle macabre les attend. Douze momies se tiennent à une table. Pas de quoi impressionner notre homme de la jungle qui ne pense qu’à sa femme. Le plus dur est à venir. Il est enchainé par les pieds dans une salle minuscule qui se remplit d’eau glacée. Le mécanisme de torture est simple. Lorsque l’eau atteint une certaine hauteur, elle s’arrête et un mécanisme de pompe permet au prisonnier de faire baisser le niveau qui remonte automatiquement à partir d’un certain seuil. Bref, une mort lente pour notre héros qui révulse même Sélina qui essaie d’intervenir en faveur du géant blond mais la haine de Kalim est trop forte et Ki-Gor est abandonné à son destin. Reprenant le contrôle de lui-même, il parvient à se débarrasser de ses chaines. Le reste n’est que broutille. Il élimine le garde laissé à l’entrée et se faufile dans la pyramide à la recherche d’Hélène. Cette dernière affronte courageusement le haineux arabe. Lorsqu’elle se croit seul, elle voit apparaitre devant lui son mari. Sa joie est de courte durée quand il se détourne d’elle à l’appel de Sélina et va enlacer l’égyptienne sous le rire dément de Kalim qui parachève sa victoire. La vengeance n’est pas terminée. Kalim met en place une joute ou le vainqueur sera la jeune femme. Dans les duels qui suivent auxquels participent son mari dans un état de sauvagerie inouïe, Hélène est horrifiée jusqu’à un moment ou la vérité s’impose à elle : Cet homme n’est pas Ki-Gor et à peine cette phrase prononcée, voici qu’apparait dans la pièce le véritable seigneur de la jungle. Un duel alors oppose le modèle et la copie : Un arabe du nom de mahmud. Le combat est rude car en plus de l’apparence physique, l’imposteur dispose d’une grande force. Seul la sauvagerie inné du à son enfance dans la jungle permet à Ki-Gor de renverser la vapeur. A peine la victoire à portée de main, voici qu’arrive dans le temple George et N’Geeso qui s’élance en faisant un carnage. Ki-Gor les rejoint et alors que Kalim voit sa vengeance lui échapper, il se précipite sur Hélène un couteau à la main mais un évènement inattendu stoppe l’arabe. Un coup de lance sur la tête du à Sélina qui a changé de camp. Seulement étourdi, le brigand se lance vers l’entrée du tunnel pour le fermer et ainsi emprisonner définitivement ses ennemis. Devinant ses intentions, Sélina prévient Ki-Gor et tout le monde court à la suite de Kalim. L’homme de la jungle est le premier à le rattraper et alors que le fourbe implore sa merci, le géant lui brise la nuque. Il est rejoint par sa femme et ses amis ainsi que Sélina et Mahmud blessé, mais en vie. A la sortie de la pyramide, les deux tribus sont réunis et découvre le pot aux roses. La vengeance de Kalim est allé jusqu’à envoyer un sosie pour discréditer Ki-Gor auprès de ses amis. Malgré ses supplications, l’imposteur n’échappera pas à la vengeance des Massaïs et des Pygmées. Ki-Gor intervient pour épargner la vie de Sélina et tout le monde reprend le chemin de la jungle.

Un récit au suspense bien entretenu qui souffre tout de même de quelques longueurs. Un titre une nouvelle fois à côté de la plaque.
IMG_20211004_104349.jpg
IMG_20211004_104441.jpg
Reprise de l'illustration d'Al Savitt du récit 15 (partie 10)
IMG_20211004_104607.jpg
IMG_20211004_104710.jpg
Reprise en partie de l'illustration du récit 5 (partie 5). Celle-ci se trouve au milieu du récit

A suivre...

Re: Tarzan et tarzanides dans les pulps

Posté : dim. 10 oct. 2021, 18:58
par Gradatio
Ki-Gor Partie 15 : Récits 23 et 24 (Jungle Stories Vol.2 N° 11 et 12)

Je ne possède pas les illustrations de ces deux récits pour le moment. Le premier fut téléchargé sur Radio Archives et le second est celui pour lequel j’ai galéré pour trouver ne serait-ce que le texte.

23) The Monkey Men of Loba-Gola(1) (été 1944)
Ki-Gor et Hélène en balade sont attaqués par un homme-léopard. Maitrisé, ce dernier lui annonce que le roi léopard a décrété leur mort. Hélène fait remarquer à son mari que l’agresseur semble appartenir à la tribu des N’Gori qu’ils connaissent bien. Ils décident de s’y rendre avec leur prisonnier. Sur le chemin, une nouvelle attaque est jugulée. A leur arrivée, ils observent de loin car le village semble en effervescence. Tsembala, le chef est en compagnie d’un homme-léopard qui exhorte les guerriers à la révolte pour chasser les hommes blancs d’Afrique. Ki-Gor débarque, humilie le personnage qui repart dans la jungle. Tsumbala félicite son ami qui a apporté la réponse de son village. Il avoue néanmoins que beaucoup de jeunes guerriers sont partis convaincus par les discours de propagandes. D’après les témoins, les guerriers serait partis en direction de la montagne de feu : Un lieu désertique et tabou. Dans la nuit qui suit, l’oreille aiguisée de notre héros permet de repérer un homme-léopard s’introduisant dans le village pour ouvrir les portes. Il le neutralise, réveille les guerriers et ouvre lui-même la porte prenant par surprise les assaillants qui subissent une dure défaite. Le lendemain, Ki-Gor prend la décision de se rendre à la montagne de feu pour mener une enquête. Pour une fois, il obtient d’Hélène qu’elle reste en sécurité au village en lui promettant de ne faire qu’une reconnaissance. De plus, il sait que son ami George est dans la région en cas de besoin. L’enquête dans la dite montagne ne donne rien dans un premier temps, elle semble désertique. Ki-Gor s’apprête à rentrer quand il aperçoit un groupe d’hommes-léopards qui semblent sortir de nulle part. Il se cache et attend que les hommes soient hors de vue pour aller voir. Il trouve une cavité caché par des plantes. Il s’y engage et se trouve dans un tunnel éclairé régulièrement par des torches. Au bout de celui-ci, une vallée cachée à tous les regards. Il décide alors de rebrousser chemin afin d’aller chercher du renfort quand il tombe sur une patrouille qui revient dans le tunnel. Il finit par succomber sous le nombre et est fait prisonnier. Pendant ce temps, Hélène qui s’inquiète de l’absence de son mari et sachant ne pas pouvoir compter sur les N’Gori part rejoindre l’endroit où est censé se trouver George. Le chemin est mouvementé car alors qu’elle veut échapper à des phacochères, elle tombe sur une patrouille d’hommes-léopards qui la capture. Pas longtemps, car George et ses guerriers qui n’étaient pas loin neutralisent le groupe et font un prisonnier. Hélène explique à son ami la situation et ce dernier analyse que le captif ne semble pas dans son état normal. Il trouve sur lui une tablette. Il s’agit d’une drogue puissante qui une fois avalée fait croire à l’invincibilité. Le groupe passe par le village N’Gori qu’il trouve détruit. Beaucoup de morts et les survivants ont à première vu été capturés. George propose à son prisonnier de le conduire au roi des léopards et en échange, il lui rend sa tablette. Ki-Gor reprend conscience dans un bâtiment de béton. A ses côté, un jeune guerrier du nom de Kluonni , l’un des premier attaquants qui ayant échoué est condamné à mourir. Au bout de trois jours, Ki-Gor est enfin mis en présence du fameux roi-léopard. Il s’agit d’un japonais qui a comme garde du corps deux de ses compatriotes tout en muscles. Il avoue à l’homme de la jungle être dans cette région pour chasser les européens et augmenter l’empire nippon. Les jeunes des tribus recrutés sont dépendants d’une drogue qui leur fournit et de nombreuses femmes ont aussi été kidnappées pour servir d’esclaves. Il se propose de le recruter dans son armée. Devant le refus, il annonce que qu’il sera mis à mort le lendemain pour distraire les guerriers et faire un exemple. Pour enfoncer le clou, il parle du village détruit des N’Gori et fait paraitre Hélène devant un Ki-Gor ébahie. Elle a le temps de raconter à son mari que l’homme-léopard capturé et devant servir de guide l’a kidnappé la nuit faussant compagnie aux Massaïs. Le lendemain, devant l’ensemble des guerriers réunis et devant les yeux de sa femme, Ki-Gor est conduit en compagnie de Kluonni dans une arène. On leur donne à chacun un couteau et deux léopards noirs sont lâchés sur eux. Le jeune guerrier panique mais Ki-Gor lui prodigue les conseils nécessaires et les cadavres des deux félins gisent sur le sol. Furieux, le nippon propose alors que Ki-Goor affronte l’un de ses hommes en combat singulier. Hashimoto est un maitre en arts martiaux. Un joli combat s’ensuit mais malgré les difficultés, Ki-Gor triomphe devant les cris d’allégresse des guerriers. Le Japonais n’a d’autres choix que de proposer que la joute continue le lendemain. Alors qu’ils vont être reconduits en cellule, Ki-Gor s’empare d’une lance, s’en sert comme d’une perche et se retrouve devant le roi surpris. Il s’empare d’Hélène et essaie de s’enfuir. Ils s’enferment dans un bâtiment qui contient les plaquettes de drogue. Ki-Gor veut y mettre le feu mais la porte est défoncée et les époux maitrisés. Cette fois-ci, plus question de rigoler. Hélène sera livrée aux guerriers pour leur plaisir mais avant verra son mari mourir lentement. A l’écart du village, Ki-Gor est ligoté et le corps enduits de miel. Il se doute de ce qui l’attend car une colonie de fourmis se dirige vers lui. Laissé à la garde du second lieutenant japonais et quelques guerriers, le géant blond voit arriver les insectes qui commencent à grimper sur lui. Des flèches sifflent et les guerriers s’effondrent. Le japonais est empalé par une lance et Ki-Gor voit Georges et ses Massaïs arrivès une fois de plus à temps. Ce dernier lui explique avoir trouvé l’entrée du défilé grâce à Kluonni qui a profité de la tentative d’évasion pour s’échapper. Ils s’introduisent dans le hangar des armes à feu, s’équipent et lancent l’attaque surprise. La secte se réfugie dans un bâtiment et Ki-Gor leur lance un ultimatum. Où les guerriers livre le japonais et ils ne seront pas inquiétés, ou il met le feu au local. La réponse ne se fait pas attendre et les hommes sortent avec le roi pieds et poings liés. Il ne reste plus qu’à le livrer aux autorités anglaises.

Un récit très sympa à lire. Le titre qui n’a une fois de plus rien à voir. Les hommes-singes de Loba-Gola était certainement plus porteur que les hommes-léopards de la montagne de feu.
Jungle Stories _23 Summer 1944.png
Jungle-Stories-Summer-1944-600x860.jpg
Couverture originale


24) Bride of the Serpent God (Automne 1944)
Le couple de la jungle est au bord de la rivière pour attendre George avec qui il a rendez-vous. C’est une autre pirogue à la proue à tête de serpent remplis de guerriers inconnus qui l’aborde. Le chef s’appelle Basru et pose diverses questions jusqu’au moment où sur un geste de sa part, les guerriers se jettent sur eux. Ki-Gor se défend comme un fauve mais reçoit une pierre sur la tête qui le met out. A son réveil, il est seul et bien amoché. Il parvient à échapper aux charognards en se réfugiant dans un arbre et commence à errer dans la jungle. Quelques jours plus tard, il revient près du point de la rivière où trois guerriers l’accueillent chaleureusement. Celui qui semble le chef lui demande où est Hélène. Mais qui est Hélène ? Et ce grand guerrier, qui est-il ? Et moi, qui suis-je ? On aura compris que le coup pris sur la tête l’a rendu amnésique. George (tout le monde l’aura deviné) et ses guerriers, s’apercevant en arrivant qu’il y avait eu bataille, ont écumé la jungle et les bords de la rivière à leur recherche. Le chef Massaï propose qu’une fois les guerriers regroupés, ils descendent la rivière en pirogue. Une fois devant l’une d’entre elle à la proue en forme de panthère, Ki-Gor a un flash : Il revoit celle en forme de serpent. Un indice pour George qui s’arrête à chaque village rencontré le long de la berge pour se renseigner. Le long de la route, un incident vient troubler la recherche. L’un des Guerriers tombe dans l’eau et il faut les réflexes de Ki-Gor pour le sortir des griffes d’un crocodile. Il est blessé, il n’y a pas le choix, il faut s’arrêter au prochain village. Ils y sont accueillis chaleureusement et le guerrier peut être pris en charge. L’ambiance est plutôt bon enfant jusqu’à ce qu’une flèche à empennage noir vient se fixer sur un tronc déclenchant l’angoisse des habitants. Flashback : Hélène est aux mains des mystérieux guerriers qui l’ont kidnappée. Après un interminable voyage sur la rivière, la pirogue emprunte un bras camouflé par le feuillage et quelques temps plus tard arrive sur une île au bord de laquelle se dresse un village. Elle est ensuite emmenée à l’intérieur et conduite dans une ancienne cité qui semble abandonnée. Les apparences sont trompeuses puisqu’une fois dans un des édifices, elle est prise en mains par des femmes qui se présentent comme les servantes vierges de la prêtresse Zaa. Elle est choyée pendant quelques jours et finalement conduite dans le temple. Hélène remarque que tous les habitants de la cité sont blancs. Elle est mise en présence de Dian, grande prêtresse du dieu serpent Zaa. Hélène est ainsi condamnée à être sacrifiée en l’honneur de leur dieu à la fin des festivités qui vont avoir lieu. Retour au village où Ki-Gor et George apprennent la signification de la flèche noire. Le village doit offrir deux guerriers au dieu serpent. Tous les villages des environs doivent faire la même chose sous peine de représailles. Ki-Gor est peut être amnésique mais il a encore de la cervelle. Il va dans la forêt récupérer des baies dont il en fait un mélange pour s’enduire le corps et ainsi ressembler à un guerrier de la tribu. Le plan est simple. George et lui prendront la place des guerriers. Le chef leur indique par où partir et rapidement, ils sont pris en charge par un groupe qui les conduit sur l’île. D’autres pirogues les rejoignent et rapidement, ils sont une douzaine de guerriers conduits dans une prison de la cité. Une bagarre éclate entre Ki-Gor et une brute nommé Bogar qui s’arroge le droit de prendre la nourriture des autres. Le seigneur de la jungle le terrasse mais s’est fait un ennemi. Les douze sont finalement conduits sur la grand place. Ki-Gor remarque que ce sont les blancs qui dirigent, ce qui l’étonne car ils sont en petit nombre. Dian annonce l’ouverture des festivités du dieu serpent Zaa. Cinq épreuves vont avoir lieu et seuls les deux premiers seront autorisés à se battre ensuite en duel dans le temple. Les autres seront sacrifiés au dieu. Le départ va être donné. Une course semée de cinq obstacles avec un seul chemin entouré par les flammes. A savoir, des lames qui sortent de terre, des tertres à sauter hérissés de lances, dix léopards enchaînés sur la piste, une fosse remplie de serpents et un mur de flamme. Au bout d’une course palpitante où quelques-uns y ont laissé leur vie, Ki-Gor franchit le premier la ligne d’arrivée et est tout de suite évacué dans une pièce du temple. Il ne sait donc pas qui a fini deuxième. Il remarque que le bout de ses doigts est redevenu blanc. La chaleur a failli avoir raison de son déguisement. On finit par venir le chercher pour le conduire au centre du temple. Au centre, un petit espace rond relié au reste par une seule passerelle. Entre les deux, un cours d’eau qui semble traverser tout l’édifice. Il voit les quelques rescapés de la course parmi lesquels George à son grand soulagement et Bogar. Dian invoque Zaa et Basru confie un couteau à Ki-Gor et à…Bogar qui a fini deuxième. Le vainqueur de ce combat à mort sera engagé dans la garde. Dian explique à Hélène qu’elle mourra après le duel. Cette dernière n’a pas reconnu son mari ne prêtant pas une grande attention à ce qui se passe pas plus que Ki-Gor qui ne se souvient plus d’elle. Le duel s’engage entre un Bogar méfiant et tricheur contre un Ki-Gor un peu affaibli. Un formidable coup de poing de la brute dans le visage de son adversaire réenclenche la mémoire du seigneur de la jungle qui parvient à poignarder son adversaire qui ne s’avoue pas vaincu et l’entraine avec lui dans la fosse. Les deux hommes tombent à l’eau et il s’avère qu’ils ne sont pas seuls dans la fosse. Un immense serpent se meut dans l’eau. Bogar, blessé, ne peut pas faire grand-chose et finit dans les anneaux du reptile. Ki-Gor lui se laisse porter par le courant qui l’amène à l’entrée du temple près d’une pièce où se trouve une vieille femme. Quand il sort de l’eau, perdant complétement son déguisement, la vieille le prend pour le dieu serpent revenu sous forme humaine comme leur annonce la légende. Cela donne une idée à Ki-Gor, il s’empare d’une cape et arrive au cœur du temple au moment où vont avoir lieu les sacrifices. Il annonce être Zaa réincarné et indique en avoir assez des sacrifices en son nom. Si Basru et Dian ne sont pas dupes, il n’en faut pas plus pour que la centaine d’indigènes (enrôlés de force principalement) entament une révolte contre les prêtres blancs. Ki-Gor profite de la bataille pour Récupérer Hélène, George et les survivants de l’épreuve. Basru paiera de sa vie le fait de se mette en travers de la route du géant blond. Le petit groupe quitte l’île dans lequel règne le plus grand chaos.

Je ne suis pas trop fan de classements car généralement, ça peut fluctuer avec le temps mais à coup sur cette histoire fait partie de mon top 5. Je vous ai passé la série d’épreuves pour ne pas être encore plus long mais à la lecture, c’est vraiment un régal.

Ce fut l'un des numéros le plus compliqué à trouver. Il vient juste de sortir sous forme numérique chez Radio Archives. Il va remplacer mon fichier world composé du texte que j’avais extrait phrase par phrase sur le net. J’espère le trouver en fac similé ou original pour avoir les illustrations.
24.jpg
24.1.jpg
Couverture originale.

A suivre...

Re: Tarzan et tarzanides dans les pulps

Posté : jeu. 14 oct. 2021, 13:28
par Gradatio
Ki-Gor Partie 16 : Récits 25 et 26 (Jungle Stories Vol.3 N° 1 et 2)

Si les illustrations de ces deux récits ne sont pas signées, je soupçonne fortement qu’elles sont l’œuvre de Joseph « Joe » Doolin. L’acquisition récente de l’historique de Fiction House m’a permis de découvrir que ce dernier signe les illustrations au moins des deux suivantes même si elles non plus ne sont pas signées. La biographie de cet incontournable illustrateur de l’éditeur vous sera proposée la prochaine fois.
Il y a de temps en temps des illustrations à l’intérieur des histoires mais sur le récit 26, il y en a un joli nombre (10 en l’occurrence). Ce sera un cas unique dans la série. J’en ai déjà proposé deux lors de la présentation de George et d’N’Geeso.

25) Land of the Lost safari : (Hiver 1944-1945)
Ki-Gor et Hélène sont en chemin afin de rencontrer Richard Blakely, le commissaire de district du secteur, un vieil ami du lord de la jungle, qui les a fait mander. Ils subissent une embuscade qu’ils déjouent mais une question se pose. Les assaillants semblent être de la tribu des Bantus plutôt pacifique. Blakely les accueille chaleureusement et s’étonne lorsque le couple lui parle de l’attaque puisque le nouveau chef des Bantus a été mis en place par les britanniques. Ce dernier a d’ailleurs fait des études en Angleterre. Le commissaire a fait appel à son ami pour l’aider à résoudre la disparition de plusieurs safaris qui n’ont laissés aucune trace. Il lui conseille de commencer son enquête justement chez les Bantus faisant d’une pierre deux coups. En cours de route, ils font la rencontre d’un pygmée nommé N’Kumi de la tribu des Bakwa que Ki-Gor prend d’abord pour un ennemi. Le quiproquo dissipé, le petit homme leur avoue venir exprès chasser sur les terres des Bantus par provocation, les deux tribus se détestant. Comme il connait parfaitement la région, il peut servir de guide au couple. Il leur permet d’éviter une zone où sévit la redoutable mouche Tsé-Tsé, plus loin, il est étonné de trouver une rivière là où il n’y en avait pas il y a quelques temps. Impression confirmée quand Ki-Gor remarque que les plantes au fond de l’eau sont à la base terrestre. Un grondement mystérieux se fait entendre : Le dieu du tonnerre pour le pygmée. Survient alors la rencontre avec un groupe de guerriers Bantus pas très amical malgré la tentative de Ki-Gor de nouer le dialogue. La bataille qui s’ensuit et dans laquelle N’Kumi fait des ravages permet de mettre l’ennemi en fuite mais Hélène a disparu (oui, je sais encore une fois !). La poursuite s’engage mais très vite, le duo se rend compte qu’un éléphant, à première vue un grand solitaire, se dirige aussi vers les Bantus. Ils entendent le barrissement et la panique dans les rangs adverses. Ki-Gor sort sa femme des griffes de ses ravisseurs pendant qu’N’Kumi rêve de s’offrir l’éléphant et le bombarde de flèches. Ki-Gor vient au secours de son nouvel ami et parviennent enfin à terrasser le pachyderme. Cette fois ci, plus rien ne les empêche d’arriver au village Bantu où les accueillent à bras ouverts le roi Zandula dont la maison est construite à l’européenne. Il entre dans une forte colère lorsqu’il apprend que ses guerriers les ont attaqués et mènera son enquête pour châtier les responsables. Il propose aussi son aide pour retrouver les safaris même s’il n’est pas très chaud pour aller traverser la zone du sommeil de la mort. Au moment du réveil, le lendemain, Hélène ne semble pas aller très bien. Zandula annonce qu’elle a été piquée par une mouche Tsé-Tsé et qu’il n’y pas un instant à perdre. Il envoie un messager prévenir Blakely afin qu’il ramène de quoi la soigner. Ki-Gor, inquiet reporte les recherches pour rester au chevet de sa femme. N’Kumi prend congé de son nouvel ami ne se sentant pas à l’aise chez ses ennemis de toujours. La deuxième nuit qui suit ces évènements, Ki-Gor sent un mouvement suspect dans le village mais il n’a pas le temps de réagir qu’il prend un coup sur la tête. Hélène a disparu à son réveil et Blakely est arrivé dans le village. Les traces trouvées ne laissent aucun doute sur l’identité des ravisseurs : Des pygmées. Fou de rage, Ki-Gor se fait indiquer le village et fonce pour régler ses comptes. N’Kumi est tout heureux de le voir arriver mais déchante vite au regard de l’homme de la jungle. Ce dernier se jette sur le petit homme mais une forme s’interpose. C’est Hélène en pleine forme qui lui explique que les pygmées lui ont sauvés la vie. N’Kumi ajoute qu’il a vu Zandula verser du poison dans la nourriture. Celui-ci produit les mêmes symptômes que la piqure du sommeil mais par contre, les médicaments de Blakely ne lui aurait rien fait d’où le sauvetage en urgence pour éviter une confrontation sanglante. N’Kumi n’a pas chômé pendant ces derniers jours. L’un des seins pistant un Bantu a découvert où étaient les safaris perdus et pas qu’eux. Beaucoup d’hommes d’autres tribus maintenus en esclavage afin de vider l’eau d’un lac et de détourner le lit des cours d’eau. Les bruits de tonnerre venant des digues qui s’écroulent. L’absence de mouches Tsé-Tsé qu’a remarquée le petit homme lui avait mis la puce à l’oreille. Convaincu, Ki-Gor prévient alors que lors de son départ, les Bantus avaient parlé d’une expédition punitive contre eux. Ill n’en faut pas plus aux pygmées qui n’attendaient qu’une occasion. Conduit par Ki-Gor, ils organisent une embuscade et commence une longue bataille incertaine. Zandula utilisant des stratégies apprises pendant ses études. Blakely finit par débarquer avec ses hommes mais s’étonne de voir Ki-Gor avec les pygmées. L’explication est finalement donnée et grâce à l’arrivée des anglais, la balance commence à pencher. Ki-Gor affronte Zandula en duel et finit par le maitriser le remettant entre les mains de son ami anglais afin qu’il soit emprisonné.

Un récit mi-figue mi-raisin qui se focalise sur la bataille finale qui tient sur une dizaine de pages. Dommage, car le reste est un peu trop vite expédié. Il y a aussi la question pour l’amateur de chronologie. Comment Ki-Gor a-t-il pu connaitre Blakely cinq ans auparavant alors qu’Hélène ne le connaissait pas (elle lui est présentée au début) ?
Jungle-Stories-1944-Winter-600x856.jpg
IMG_20211014_092421.jpg
L'illustration qui a servie pour mon avatar.
IMG_20211014_092543.jpg
Petite image dans l'histoire.
IMG_20211014_092114.jpg
High Adventure N°97 (novembre 2007) dans lequel sont réédités les deux récits

La suite juste après...

Re: Tarzan et tarzanides dans les pulps

Posté : jeu. 14 oct. 2021, 13:52
par Gradatio
Suite...

26) The Silver Witch(1) : (Printemps 1945)
Un village dans la jungle. Le chef P’Aanda est soucieux. Une cinquantaine d’habitants ont été emmenés par les fantômes de la sorcière d’argent. Il est prêt à en découdre avec ceux-ci contre l’avis du sorcier Rakolta. Cinq formes humaines qui brillent d’un éclat d’argent arrivent à ce moment-là pour demander d’autres personnes. Lorsqu’un ancien peste contre le fait qu’on va lui prendre son dernier enfant et se fait tuer par l’une des créatures, P’Aanda décoche à son tour une flèche qui abat l’un des visiteurs mettant les autres en fuite. Le vieux chef exulte en prouvant qu’il ne s’agit pas de créatures surnaturelle mais le sorcier qui a regardé le corps lui demande à son tour de jeter un œil. Il s’agit de son propre fils qui a été emmené du village il y a quelques mois. Ce n’est pas tout, le corps se dissout rapidement ne laissant qu’une flaque d’argent. C’est est trop pour P’Aanda qui déclare vouloir tuer la sorcière. Il n’ira pas bien loin puisqu’il reçoit une flèche venue de la jungle. Avant de mourir, il ordonne d’aller chercher Ki-Gor seul à même à le venger. Le messager trouve le couple et ses deux amis, George et N’Geeso et à le temps de délivrer son message avant de se faire abattre par un homme d’argent que George tue à son tour. Ce dernier se dissout devant le regard médusé du quatuor. N’Geeso a une explication : La sorcière d’argent est une légende pour les pygmées mais bien réelle. Elle vit dans les marais du brouillard éternel d’où nul ne revient entourée de serviteurs qui brillent de cette couleur et se nourrissent d’âmes. Pour se rendre au village, le groupe passe à proximité de fameux marais dont les cadavres qui s’agglutinent aux abords ne sont pas là pour rassurer. Au village, c’est Rakolka qui a pris le pouvoir contre l’avis des guerriers qui ont veulent venger leur chef. Le sorcier est obligé de constituer un petit groupe de reconnaissance aux abord du marais auquel se joint Ki-Gor et George laissant au village N’Geeso et Hélène. Pendant la patrouille, ils sont rejoints par un guerrier resté au village du nom de Umboto. Il annonce que des hommes d’argent ont surgi après leur départ et ont tué quelques personnes et capturé d’autres dont les deux amis resté sur place. Le guerrier qui a été laissé pour mort a pu voir quelle direction prenait les ravisseurs. Les recherches commencent et sans grande surprise, c’est au cœur des marais que la piste s’enfonce. Rakolta refuse d’aller plus loin de même que les autres guerriers terrorisés. C’est donc avec Umboto que Ki-Gor et George continuent leur route dans cet endroit fétide recouvert d’une brume éternelle. Ils finissent par suivre une étrange lueur dont l’origine les laisse pantois. Une très ancienne cité se dresse au cœur du marais. Elle irradie d’une lumière d’argent extrêmement brillante. Impossible d’approcher sans être vu mais de toute façon, ils sont déjà repéré et un groupe d’homme d’argent leur tombe dessus et finit par les neutraliser. George parvient tout de même à s’éclipser. De sa prison, Ki-Gor contemple cet étrange endroit qui baigne d’une lumière surnaturelle. Il finit tout de même par connaitre l’explication du phénomène lorsqu’il est mis en présence de la fameuse sorcière d’argent qui brille autant que les hommes. Narini de son nom raconte l’histoire de la cité qui se dressait il y a des centaines d’année à cet endroit qui était à l’origine un lac. L’environnement a ensuite changé. Le lac s’est asséché et un étrange liquide lumineux monta du sol contaminant tous les habitants qui ne vieillir plus, ne plus être malade mais qui en contrepartie ne pouvaient plus sortir trop longtemps de la zone contaminée sans mourir. Pendant des siècles, Narini et les siens ont cherché un antidote à cet état creusant pour extraire des minéraux et végétaux pour cela mais comme ils n’étaient pas assez nombreux, ils ont commencé à organiser des razzias dans les villages voisins pour obtenir de la main d’œuvre. Le problème est que les nouveaux venus étaient rapidement contaminés et mourrait en quelques mois, d’où le besoin toujours plus important de trouver des bras. La réussite n’est pas loin car elle a réussi à créer un premier échantillon d’antidote. Elle demande à Ki-Gor de lui ramener une centaine d’homme. Il n’a pas le temps de refuser qu’un invité inattendu se montre. Rakolta, qui tient Hélène et N’Geeso, prévient que s’il ne s’exécute pas, sa femme et son ami seront mis au travail et surement contaminés rapidement. Ki-Gor est alors escorté hors de la cité par une entrée secrète et dirigé vers la sortie des marais. Sur la route, George se jette sur les hommes d’argent, Ki-Gor lui prête main-forte et il ne reste très vite plus qu’un garde survivant qui prend la tangente. Surtout ne pas le tuer, il va permettre au duo de retrouver plus facilement le chemin de la cité ainsi que l’entrée secrète. Une fois le garde entré, Ils se précipitent sur l’ouverture avant qu’elle ne se referme, neutralisent les gardes et fouillent la cité. Ils retrouvent Umboto mais ce dernier est totalement hagard. C’est ensuite Hélène et N’Geeso qu’ils dénichent mais au moment de s’enfuir, Narini débarque avec ses gardes et fait constater à Ki-Gor que sa femme est déjà contaminée, il doit se rendre si il veut l’antidote. Nous allons alors suivre trois directions. Ki-Gor est amenée dans les appartements de Narini qui essaie de le séduire, Hélène dans ceux de Rakolta qui tente la même chose, George et N’Geeso, eux, sont remis en cellule. Ces deux derniers n’y restent pas longtemps et parviennent à s’échapper en récupérant en même temps Umboto toujours sans réaction. Ki-Kor qui résiste aux avances de Narini finit dans une fosse à la lumière aveuglante et doit essayer d’échapper à un boa en aveugle. Il finira par trouver une trappe lui permettant de déboucher sur les appartements de Rakolta où entre temps, le sorcier a expliqué à Hélène qu’il est là juste pour récupérer des joyaux, essaie d’abuser de la jolie rousse que seul sauve dans un premier temps l’intervention de Narini qu’il assomme en représailles. Ki-Gor maitrise le sorcier mais Hélène brille de plus en plus. Narini revenu à elle appelle les gardes et en même temps précipite Rakolta dans la fosse au serpent. Umboto surgit et donne sa vie pour le couple. Au moment où Ki-Gor va vendre chèrement sa peau apparait alors ses deux amis accompagnés de tous les esclaves libres. Ils ont en main l’élixir qu’ils ont trouvé dans le laboratoire de Narini. Cette dernière est obligée de capituler. Ki-Gor fait boire la substance à sa femme ainsi qu’aux prisonniers contaminés. Narini se précipite sur ce qui reste et la boit à son tour mais elle se met à vieillir à vitesse accélérée et ne tarde pas à tomber en poussière. La vérité éclate au survivants de la cité, ils y a trop longtemps qu’ils ont été contaminés. Ils n'ont plus qu’à choisir entre rester en vie éternellement dans le marais ou mourir en sortant. Un guerrier guide les anciens esclaves et nos amis jusqu’à la sortie des marais.

Fantastique et horreur rythment cette longue aventure. Ce sera le seul récit où les deux thèmes sont ainsi employés. Un bon moment de lecture.
Jungle-Stories-Spring-1945-600x848.jpg
IMG_20211014_092712.jpg
IMG_20211014_092805.jpg
IMG_20211014_092912.jpg
IMG_20211014_093017.jpg
IMG_20211014_093151.jpg
IMG_20211014_093242.jpg
IMG_20211014_093355.jpg
IMG_20211014_093459.jpg
IMG_20211014_093550.jpg
A suivre...

Re: Tarzan et tarzanides dans les pulps

Posté : dim. 17 oct. 2021, 13:32
par Gradatio
Ki-Gor, les illustrateurs partie 7 : Joseph Doolin

Le hasard faisant souvent bien les choses, l’acquisition récente de l’historique de Fiction House m’a permis de découvrir que les illustrations des deux récits suivants sont de la main de Joe Doolin qui a surement réalisé les précédents, voir même les 29 et 30 (du moins, j’ai de forts soupçons). Voici donc la biographie toujours signé David Saunders en 2009.
Doolin-Photo1.jpg
Joseph Patrick Doolin est né le 22 mars 1896 à Pontiac dans l'Illinois. Son père James Doolin, est né en 1849 dans l'Ohio de parents immigrés irlandais. Sa mère, Mary Anna Doolin, est née en 1860 dans l'Illinois de parents d'ascendance allemande. Ses parents se sont mariés en 1888. Ils ont donné naissance à un total de six enfants, mais seulement deux ont survécu à la petite enfance. Sa sœur cadette Helen Mary Doolin est née en octobre 1899. Ils habitaient une maison louée au 793, rue Hazel à Pontiac. La ville est à environ cent milles au sud-ouest de Chicago.

Son père était journalier dans une fabrique de tuiles. En 1910, la famille avait déménagé au 908, rue Livingston Est à Pontiac.

En 1914, à l'âge de dix-huit ans, il rejoint l'infanterie de l'armée américaine, où il reçoit une formation de base et sert comme soldat pendant une courte période jusqu'à ce qu'il tombe malade. Il a reçu une décharge d'invalidité et s'est ensuite complètement rétabli.

En 1916, il s'inscrit à un cours de dessin en tant qu'étudiant en art à l'Académie des beaux-arts de Chicago au 81 East Monroe Street, où il se rend de chez lui en train. L'école a été fondée par l'artiste Carl Werntz. Walt Disney était un autre jeune étudiant en art talentueux qui suivait des cours de dessin à l'école à cette époque.

Le 5 juin 1917, à l'âge de 21 ans, il se présente pour s'inscrire au service militaire pendant la Grande Guerre. Il a été enregistré comme étant de taille moyenne, solidement bâti, avec des yeux gris et des cheveux brun foncé. Il a énuméré son service militaire précédent et la réception d'une "libération d'invalidité", mais il n'a spécifié aucun défaut physique permanent. Il n'a pas été sélectionné pour le service militaire.

Le 16 novembre 1918, sa mère décède à l'âge de cinquante-huit ans.

En 1920, il vivait encore à la maison avec sa sœur et leur père veuf âgé de soixante et onze ans, sans emploi et dépendant de ses deux enfants pour subvenir à leurs besoins. Joe Doolin a trouvé du travail comme dessinateur dans un journal local, tandis que sa sœur travaillait comme sténographe à la compagnie de téléphone.

Le 7 janvier 1923, son père décède à l'hôpital du comté de Cook à l'âge de 74 ans.

En 1925, Joseph Doolin a commencé à vendre des illustrations indépendantes à un éditeur basé à Chicago, JC Henneberger, qui a produit le macabre magazine de pulp Weird Tales .

Bien que Weird Tales ait été produit par Rural Publications à Chicago, le magazine était distribué dans tout le pays. Ce fait a encouragé Doolin à chercher du travail auprès d'autres éditeurs de pulp magazine à New York.

En 1927, lui et sa sœur s'installèrent à New York pour chercher fortune. Ils vivaient dans un immeuble au 323 East Houston Street dans le Lower East Side. Leur loyer mensuel était de 18 $.

Il a rapidement trouvé une multitude d'opportunités d'emploi en dessinant des illustrations d'histoires intérieures pour de nombreux magazines de pulp. Son travail est apparu dans Clues, Danger Trail, Underworld Detective, Rapid-Fire Detective, Under Fire Magazine , Black Book Detective, Detective Novels, G-Men Detective, Exciting Detective, Phantom Detective, Popular Detective, Thrilling Detective, Ten Detective Aces, Thrilling Mysteries, Thrilling Western, Strange Stories, Love Romances, Oriental Stories, Magic Carpet, Jungle Stories, Texas Rangers, Thrilling Adventures, Air Adventures, Air War, and Planet Stories.

Le 11 juillet 1931, il a fait un voyage au Royaume-Uni pour rendre visite à des parents en Irlande. Il a navigué sur le SS Leviathan et est retourné à New York le 17 août 1931.

Le 23 juin 1935, sa sœur épouse Howard Greene. Le couple marié a déménagé dans une petite maison en briques de deux étages au 5009 Sixty-first Street à Woodside, Queens, NY.

Trois ans plus tard, en 1938, il emménagea dans l'appartement vacant du premier étage de la maison de sa sœur à Woodside, dans le Queens. Il y vécut toute sa vie. Il ne s'est jamais marié.

En 1940, l'industrie de l'édition de New York a été secouée par la croissance explosive du marché de la bande dessinée. Au cours de cette période d'expansion phénoménale, de nombreux artistes talentueux à la plume et à l'encre qui avaient travaillé pour des magazines pulp ont soudainement été sollicités pour devenir des artistes de bandes dessinées. Joe Doolin a créé de nombreuses couvertures et a dessiné de nombreuses pages de bandes dessinées publiées par Fiction House. Certains des titres de bandes dessinées sur lesquels il a travaillé étaient Crash Parker, Auro, Captain Terry Thunder, Mysta of the Moon, Rangers of Freedom, Suicide Smith et Simba.

Le 26 avril 1942, il s'est présenté pour être enregistré pendant la Seconde Guerre mondiale. À l'âge de quarante-six ans, il n'a pas été sélectionné pour le service militaire. Il a inscrit son employeur sous le nom de Fiction House, Inc., 461 Eighth Avenue, NYC. Le fait qu'un artiste indépendant liste Fiction House comme son « employeur » indique une relation commerciale importante avec cet éditeur. Joe Doolin est devenu l'un des principaux artistes de la couverture de la bande dessinée Fiction House pendant le reste de cette décennie. Son travail est apparu dans Planet Comics, Jungle Comics, Fight Comics, Rangers Comics, Jungle Comics, Kaänga, Jumbo Comics, Wings Comics et Sheena Queen of the Jungle.

L'éditeur de Fiction House, Thurman T. Scott, était connu parmi les artistes pulp pour avoir demandé à plusieurs reprises des révisions supplémentaires avant d'accorder l'approbation finale de sa couverture. La plupart des éditeurs de pulp comprenaient que de bonnes couvertures entraînaient de bonnes ventes, mais Thurman T. Scott était obsédé par la mise au point d'une formule imbattable pour des ventes maximales. L'élément le plus évident de sa formule était une pin-up sexy. Cette même manie se reflète dans la réapparition bizarre des couvertures en pulps de Fiction House sur les bandes dessinées de Fiction House. Selon une interview de l'historien de la bande dessinée Hames Ware avec l'artiste Rafael Astarita, « Joe Doolin était toujours bien habillé. Il n'était pas grand. Il mesurait peut-être un mètre soixante-douze. Il était un haltérophile et était extrêmement fort. J'avais aussi soulevé des poids, mais je n'étais pas de taille pour Joe Doolin. Il avait un cou de taureau et le genre d'épaules que les lutteurs ont. Il était extrêmement développé. Même quand il portait une veste, quand il pliait les bras pour faire les coups sur la couverture, je pouvais voir ses biceps gonfler, même à l'intérieur du manteau."

Au cours des années 1950, l'industrie de la bande dessinée a été dévastée par la censure auto-imposée du Comics Code, qui résultait d'une enquête scandaleuse du Sénat en 1953 sur le lien entre la délinquance juvénile et les bandes dessinées.

Au sommet de leurs compétences, des centaines d'artistes au chômage comme Joe Doolin ont été soudainement réduits à des emplois mal payés dans des agences d'art, effectuant des travaux anonymes de lettrage, de mise en page et de collage.

En 1961, à l'âge de soixante-cinq ans, Joe Doolin se retire de sa longue et impressionnante carrière d'artiste commercial.

Joseph Patrick Doolin est décédé à Flushing, Queens, NY, à l'âge de soixante et onze ans en août 1967.
25-12,WeirdTales.jpg
Weird Tales, décembre 1925
26-12,WeirdTales.jpg
Weird Tales, Décembre 1926
27-10,DangerTrail.jpg
Danger Trail, octobre 1927
28-06-n2,Clues.jpg
Clues, juin 1928
28-12,UnderFire.jpg
Under Fire, décembre 1928

La suite juste après...

Re: Tarzan et tarzanides dans les pulps

Posté : dim. 17 oct. 2021, 13:40
par Gradatio
Joe Doolin, suite...
31-01n2,Clues2.jpg
Clues, janvier 1931
31-01n2,Clues5.jpg
Clues, janvier 1931
32-10,RapidFrD.jpg
Rapid Fire, octobre 1932
43-01,PlanetCms.jpg
Planet Comics, janvier 1943
46-11,PlanetCmcs.jpg
Planet Comics, novembre 1946
48-01,PlanetCms.jpg
Planet Comics, janvier 1948
WeirdTales.jpg
Revue et date inconnues

Un bonus juste après...

Re: Tarzan et tarzanides dans les pulps

Posté : dim. 17 oct. 2021, 13:55
par Gradatio
Joe Doolin suite et fin.

Je vous propose maintenant quelques couvertures et leurs esquisses que l'on trouvent dans le livre sur l'historique de Fiction House.
IMG_20211016_105916.jpg
IMG_20211016_110043.jpg
IMG_20211016_110118.jpg
IMG_20211016_110201.jpg
IMG_20211016_110322.jpg
IMG_20211016_110412.jpg
IMG_20211016_110613.jpg
IMG_20211016_110649.jpg
Les deux couvertures finales des dessins ci-dessous ne sont pas dans le livre
IMG_20211016_110803.jpg
IMG_20211016_111104.jpg
A suivre...

Re: Tarzan et tarzanides dans les pulps

Posté : mer. 20 oct. 2021, 10:18
par Gradatio
Ki-Gor Partie 16 : Récits 27 et 28 (Jungle Stories Vol.3 N° 3 et 4)

Les illustrations de ces deux récits sont donc de Joe Doolin même si une signature (les initiales HL) apparait sur l’un des petits dessins à l’intérieur de l’histoire. Il y avait peut-être deux illustrateurs à l’œuvre.

27) Huntress of the Hell Pack (été 1945)
Sur le chemin pour rendre visite à George, nos époux tombent sur un groupe de Wasulis qui leur demande de déguerpir. L’endroit est maintenant la propriété de la reine de feu. Après avoir écarté les belliqueux indigènes, la route se poursuit mais ils découvrent le cadavre d’un Massaï visiblement victime de lions. Ce que Ki-Gor trouve étrange, c’est que les traces prouvent qu’une femme accompagnait les félins. Leur arrivée au village les remplit d’étonnement : Celui-ci est désormais fortifié. George leur avoue que depuis quelques mois et l’arrivée dans la région de la reine de feu et ses lions considérés par les guerriers comme démoniaques a quelque peu sapé le moral de la tribu. Ki-Gor décide d’aller à la chasse car les réserves du village commencent à s’épuiser, Plus personne ne se risquant dans la savane. Il se débarrasse auparavant du sorcier Nyag plutôt véhément. Alors qu’il vient d’abattre deux antilopes, un appel au secours lui parvient et trouve une jeune femme séduisante qui semble percer d’une flèche. Elle lui demande de l’eau. Il pose proies et arc et se rapproche de la rivière quand il entend des rugissements. Il se maudit de sa bêtise car cinq lions lui arrivent dessus commandés par la « blessée ». Par un mouvement tournant, le seigneur de la jungle parvient à éviter la première charge, passe derrière l’ennemi, récupère son arc, se réfugie dans un arbre et de là fait un carton. Quatre cadavres gisent bientôt et le cinquième blessé rebrousse chemin avec sa maîtresse. Il revient au village en brandissant les quatre queues prouvant que cette histoire de démon n’est que du bidon au grand dam du sorcier. Le soir autour du feu, Ki-Gor leur narre son aventure quand soudain deux lions font irruption au milieu de village. Avec la porte fermée et la sentinelle qui n’a rien attendu, ce sont surement des démons. Ki-Gor leur prouve le contraire en dominant les deux fauves, ce qui a pour effet de galvaniser enfin les guerriers. George a une illumination et se rend dans la case du sorcier introuvable et dans laquelle on découvre une issue donnant sur l’extérieur. Les Massaïs veulent des représailles dès le jour levé mais Ki-Gor leur demande un peu de patience. Il aimerait bien rencontrer cette fameuse reine qui semble se trouver dans l’antre des Wasulis qui vivent dans des cavernes à flanc de montagne. Il part au petit matin et c’est sans difficulté qu’il arrive sur place où on l’introduit auprès de la reine. Dans les cavités, les wasulis mais aussi quelques femmes et leurs lions qui somnolent un peu partout. La reine a le sien à ses pieds. Quand il est devant elle, Il va droit au but : Ou elle quitte la région, ou les Massaïs qui ont éventé la supercherie attaquent. La reine dévoile son passé. Elle vient d’un village esclave égyptien qu' un chef de tribu amoureux a voulu racheter contre une mine de diamants. La mine découverte, le chef fut tué par les esclavagistes qui eurent à leur tour une triste fin des mains des villageois révoltés et avides des richesses. Seules sept jeunes filles survécurent à cette révolte. Désormais riche, elles pouvaient se payer ce qu’elles voulaient. La reine recruta un ancien dresseur de cirque turc, Nydar, qui lui permet de dresser les lions et veut désormais être maitresse de la région. Elle essaie de convaincre Ki-Gor de rejoindre sa cause. Argent, séduction, rien ne marche. Elle abat alors sa dernière carte : Hélène qui a commis l’imprudence de suivre son mari. La reine propose à Ki-Gor de partir pour empêcher l’attaque. Celui-ci fait mine d'obéir mais revient vite discrètement sur ses pas pour surveiller l’ensemble de l’activité. Hélène est conduite à la mine d’extraction des diamants pour y travailler. Ki-Gor s’introduit discrètement et prend place au milieu des pauvres esclaves qui travaillent. Un coup de fouet de trop à Hélène lui fait perdre son sang-froid et il neutralise les gardes, libère les esclaves et tente une sortie. Les Wasulis, supérieur en nombre se heurtent tout de même à une belle résistance et la bataille finit pas se déplacer dans le temple dominé par la statue de leur dieu. Ki-Gor se hisse entre cette dernière et le mur et de toute sa force fait tomber l’énorme masse sur ses fidèles dont une grande partie n’en réchappe pas. A la sortie les attend la reine, Nydar, Nyag le sorcier et les filles aux lions. Nyag est le premier à perdre la vie quand le lâche Nydar se sert de lui comme bouclier pour éviter la lance de Ki-Gor. Ce n’est que partie remise puisque c’est sous les mains du géant blond qu’il trépasse. Les filles attaquent avec leurs lions lorsqu’enfin les Massaïs débarquent et éliminent femmes et fauves. Les Wasulis se rendent. Tout rentre dans l’ordre.

Certainement l’un (si ce n’est le) plus faible des récits. Je suis plutôt d’un naturel bon lecteur mais là, aucun suspense. C’est bein beau d’avoir des jolies méchantes mais il faut encore qu’elles soient charismatiques. En aucun moment de l’aventure, Ki-Gor ne fut mis en difficultés, sans parler de George qui commence lentement sa mutation de faire valoir. Heureusement qu’il y en très peu comme celui-là.
IMG_20211016_112702.jpg
La couverture rappelant étrangement celle du récit 10 légèrement modifiée (voir partie 7)
IMG_20211016_112818.jpg
puis, quelques illustrations dans l'histoire
IMG_20211016_112925.jpg
IMG_20211016_112959.jpg
IMG_20211016_113052.jpg
celle avec les mystérieuses initiales
IMG_20211016_113156.jpg
La suite juste après...

Re: Tarzan et tarzanides dans les pulps

Posté : mer. 20 oct. 2021, 10:20
par PifouPocheAddict
Tu fais un sacré boulot Gradatio ! :clap: :pouce:

Re: Tarzan et tarzanides dans les pulps

Posté : mer. 20 oct. 2021, 10:51
par Gradatio
Merci PPA :jap:

Suite..

28) The Golden Beasts of Zuli’Maen (automne 1945)
Ki-Gor, George et N’geeso prennent du bon temps pendant qu’Hélène prépare le repas. La vue d’un guerrier étrangement habillé le long de la berge intrigue Ki-Gor qui se décide de le questionner. Celui-ci n’est pas très coopératif et attaque mais s’écroule victime d’un couteau lancé depuis le bord de l’eau par un homme mal en point. D’après ses vêtements, Hélène conclue qu’il est Egyptien. Lorsqu’il est un peu remis de ses blessures, le blessé raconte son histoire. Il se nomme Vandur. Il y a des siècles, son peuple est venu d’Egypte pour y construire une cité dans la montagne dirigé par le roi Suli’Maen qui a donné son nom à la communauté. Les trésors accumulés sont entassés dans une pyramide dont il est le gardien de la clef. Récemment, un blanc nommé Stevenn Gurtman a découvert la cité et la présence des richesses. Il est parvenu à convaincre Zuleena, la propre sœur de Vandur de l’aider. Elle l’a fait alors torturer pour qu’il donne le secret de l’ouverture du coffre et la clef. Des soldats restés fidèles ont aidé le pauvre homme à s’évader mais la reine lui a envoyé l’un de ses tueurs. C’est celui-là qu’il a tué avec son couteau. Vandur est trop encore trop faible pour repartir mais il demande de l’aide à Ki-Gor à qui il confie la clef pour la confier à un capitaine des gardes dont il est sûr : Néotus. Le blessé est laissé aux soins de George, les trois autres prennent le chemin de la cité. Grâce aux indications de Vandur, ils découvrent rapidement le passage secret qui doit les conduire sur place. La cité dominée par une gigantesque pyramide se dresse devant eux. Les deux gardes en faction ne sont pas décidés à les laisser passer. Ki-Gor en neutralise un mais le second prend la fuite et malgré la poursuite qui s’engage parvient à prévenir la garde qui tombe sur le trio. La chance est qu’ils ont affaire à Néotus à qui Ki-Gor expose toute l’histoire. L’Egyptien a du mal à la croire mais l’arrivée de Zuleena à la tête de ses propres gardes et qui veut éliminer rapidement les étrangers met le doute dans la tête du capitaine qui décide d’envoyer quelques gardes vérifier les dires de Ki-Gor. En attendant, les « invités » sont enfermés dans une pièce close dans la pyramide. Alors qu’ils rongent leurs freins, un passage secret s’entrouvre livrant passage à une vieille femme, Gralar qui leur demande de la suivre car les gardes de Zuleena sont en route pour les tuer. Commence alors un voyage au cœur de la pyramide. D’immenses statues aux lances d’or encerclent la salle des sacrifices. L’autel étant dominé par un Sphinx qui a sous lui des épieux. Quand le mécanisme est enclenché, le shinx se referme sur la victime et l’empale. Néotus et ses gardes surgissent dans la salle en même temps que Zuleena et les siens. Le temps de la diplomatie est finie et les deux factions en viennent aux mains. Gralar ouvre un nouveau passage secret mais la confusion est telle et le passage plongé dans le noir que Ki-Gor se retrouve vite isolé des autres et sent le sol se dérober sous lui. Au bout d’une incroyable glissade, il reprend connaissance entouré d’un groupe de personnes. Le leader s’appelle Ladsus et les autres sont les membres du conseil piégés par la vieille Galar, l’ancienne nourrisse de ses enfants. Ki-Gor comprend qu’il a affaire au père de Vandur et de Zuleena. Il se rend compte aussi que la clef qui lui a été confiée n’est plus sur lui. Il faut absolument trouver un passage dans ce dédale où ils sont piégés. S’équipant d’une torche, il part en reconnaissance à travers les boyaux et finit par tomber sur une rivière souterraine. Il essaie de passer par-dessus mais loupe son coup et plonge dans les eaux tumultueuses et glacées. Pendant ce temps, la bataille a cessé dans le temple gagnée par les gardes de Zuleena supérieur en nombre, Néotus est fait prisonnier et torturé car elle pense qu’il possède la clef. Survient Steve Gurtman qui a capturé de son côté les fuyards. Zuleena interroge tout le monde pour savoir où est la clef et à bout de patience demande à ce qu’Hélène soit sacrifiée sur l’autel. Gurtman se rend compte alors que la situation est en train de lui échapper et que son alliée est à moitié folle. Il s’interpose pour la raisonner mais finit une lame à travers la gorge. Gralar à son tour intervient en avouant avoir la clef. Cela ne calme pas Zuleena pour autant et Hélène voit le sphinx se refermer lentement sur elle. On revient sur Ki-Gor qui parvient à rester à la surface du flot qui l’entraine, doit en découdre avec un animal qui tient du croisement du serpent et du lézard pour finalement aboutir à la salle du trésor. Il parvient à une nouvelle salle où se tient un banquet funeste. Les convives sont toutes des momies. De cette salle enfin, il découvre le mécanisme qui l’amène cette fois-ci au cœur du temple où il prend la mesure de la situation, renverse les gardes sur son passage et se retrouve sur l’autel pour empêcher la fermeture du mécanisme. Dans la confusion, N’Geeso la rejoint pour l’aider mais c’est peine perdue. C’est à ce moment critique que surgit George et les Massaïs d’un côté et Vandur et les membres du conseil libérés de l’autre. Le géant américain parvient à projeter sa lance sur le mécanisme le bloquant assez longtemps pour que Ki-Gor libère sa femme. Zuleena se précipite, poignarde Néotus qui était sur son chemin et se rue poignard à la main sur Hélène. Gralar se jette sur la furie et la déséquilibre. Elle tombe sur l’autel au moment où la lance de George lâche et c’est la fin. Sans chef, les gardes se rendent. On apprend alors que Gralar était la mère de Zuleena. La nourrice avait intervertie les enfants lorsque la vraie sœur de Vandur était morte bébé d’une maladie pour permettre à sa fille d’avoir la chance d’un grand destin.

Retour du récit trépidant agréable à lire. Une question qui me taraude pourtant. Mais que vient faire le blanc dans cette histoire ?
IMG_20211016_113257.jpg
un pulp original où l'on peut constater les ravages du temps (sous blister, c'est souvent difficile à déceler)
IMG_20211016_113407.jpg
Encore quelques illustrations à l'intérieur de l'histoire
IMG_20211016_113511.jpg
IMG_20211016_113614.jpg
IMG_20211020_090550.jpg
IMG_20211016_113733.jpg
IMG_20211016_113921.jpg
en bonus, les illustrations venant du livre sur l'historique (la seconde est particulièrement belle)
IMG_20211020_084849.jpg
IMG_20211020_084949.jpg
A suivre...

Re: Tarzan et tarzanides dans les pulps

Posté : mer. 20 oct. 2021, 10:58
par reedff
J'apprends beaucoup de choses grâce à toi. Je ne connaissais rien sur les pulps.

Re: Tarzan et tarzanides dans les pulps

Posté : mer. 20 oct. 2021, 12:04
par Gradatio
Merci beaucoup :jap:

Je suis content d'apporter ma modeste contribution à ce forum. :wink:

Re: Tarzan et tarzanides dans les pulps

Posté : mer. 20 oct. 2021, 22:28
par PIFcollector
Impressionnant travail. Merci ++

Re: Tarzan et tarzanides dans les pulps

Posté : jeu. 21 oct. 2021, 07:26
par Gradatio
Un grand merci :jap:

Re: Tarzan et tarzanides dans les pulps

Posté : ven. 22 oct. 2021, 08:24
par drou
Gradatio a écrit : mer. 20 oct. 2021, 12:04 Merci beaucoup :jap:

Je suis content d'apporter ma modeste contribution à ce forum. :wink:
C'est un véritable feuilleton a suivre avec tout ces résumer.
Superbe de découvrir tout cela. :jap:

Re: Tarzan et tarzanides dans les pulps

Posté : ven. 22 oct. 2021, 08:37
par Gradatio
drou a écrit : ven. 22 oct. 2021, 08:24
C'est un véritable feuilleton a suivre avec tout ces résumer.
Superbe de découvrir tout cela. :jap:
Merci beaucoup :jap:

Deux résumés durant le week-end à venir logiquement :wink: